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Aéroport Notre-Dame-Des-Landes bientôt en Bretagne ?

27 Février 2009 , Rédigé par Isabelle LOIRAT Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

Si le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne se faisait, l’aéroport Notre-Dame-Des-Landes (NDDL) serait en Bretagne !

 

La Bretagne devrait-elle alors participer au financement de NDDL ?

La Bretagne devrait-elle assumer une dette contractée par les collectivités territoriales de la Région 303 (Pays de La Loire) dont le Conseil Général 44 et Nantes Métropole ?

La Bretagne a fait le choix – plus pertinent pour le XXI ème siècle – de la LGV qui va placer Rennes à 1 h 27 de Paris et elle a décidé de conserver l’aéroport de Rennes Saint-Jacques et même d’y investir, cf. délibération du Conseil Régional Bretagne en décembre 2008. Comment la Bretagne pourrait elle payer les deux ?

 

La "dot" apportée par la Loire-Atlantique serait de 3 aéroports (NDDL, Nantes Atlantique et Saint-Nazaire), 5 plateformes au total avec les deux aérodromes d’Ancenis et La Baule, soit 6 pistes pour un département et une population de 1,234 M d’habitants !

Avons-nous, que nous soyions ligériens ou bretons, les moyens aujourd'hui d’un tel suréquipement ?

Les Bretons risquent de trouver que la « mariée » est belle mais va coûter bien cher.

Patrick Mareschal, président du CG 44 qui défend avec ardeur le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne a-t-il jamais pensé à cela ?

 

NDDL me fait de plus en plus penser à un futur Mistigri que bientôt plus personne ne voudra avoir dans son jeu politique.

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Corinne Lepage: Remettre l'éthique au centre de la politique

25 Février 2009 Publié dans #Politique


La crise guadeloupéenne illustre une fois encore à quelles impasses et quels dangers l’injustice et l’immoralité peuvent conduire. Comment contester le bien-fondé des revendications des ultra marins confrontés à des prix supérieurs de 30 à 40 % de ceux de la métropole avec des revenus très largement inférieurs ? Comment contester la légitimité de leurs demandes de voir appliquer la loi républicaine en outre-mer, à commencer par le droit de la concurrence où une entreprise est manifestement en abus de position dominante sans que cela ne paraisse émouvoir personne et contrôle par exemple 43% des surfaces de vente en Martinique alors que la limite maximale est de 25% ? De même que la SOLA, filiale de Total a le monopole de la fourniture d’essence avec les prix que l’on connait ? Comment ne pas partager leur exaspération de ne pas voir appliquer les mêmes normes sanitaires qu’en métropole s’agissant de pollution ou de produits toxiques comme le paraquat , maintenu en Martinique jusqu’à ce que la cour de justice des communautés européennes finisse par l’interdire ?  Comment ne pas comprendre le sentiment de mépris dont l’immense majorité de la population se sent l’objet quand lignes de partage sociales rejoignent les lignes de partage raciales et tout le pouvoir appartient aux mêmes ? Comment ne pas entendre la demande de République portée par l’immense majorité des ultra marins qui se considèrent comme oubliés par elle –et le long silence du Président a conforté ce sentiment- au sens où un traitement dans la dignité et l’égalité républicaine ne lui est pas accordé.

En réalité, la crise impose de revenir aux fondamentaux sans lesquels il ne peut y avoir que révolte et tensions sociales et politiques de plus  en plus graves. Quels sont ces fondamentaux ?

Assurer à chacun de quoi vivre décemment, faire respecter une loi égale pour tous en recherchant une amélioration constante de la justice, préparer l’avenir. Assurer de quoi vivre décemment, signifie obligatoirement dans le contexte actuel, en outre-mer comme ailleurs, mettre sur la table la question de la répartition des revenus et cesser le déséquilibre insupportable et dangereux en faveur des revenus du capital. A-t-on mesuré ce tête-à-queue historique que représente la situation des titulaires américains de fonds de pension ? Après avoir durant des années imposé des taux de rendement délirants qui ont conduit des millions de personnes au chômage, ces personnes se retrouvent pour beaucoup, en ayant tout perdu , sans retraite et sans couverture sociale, à l’instar de cet homme de 90 ans , contraint de distribuer des tracts publicitaires pour gagner de quoi se nourrir, après avoir perdu plusieurs centaines de milliers de dollars ? N’y a – t’il pas là une leçon à tirer sur le fait que l’égoïsme et le court-termisme peuvent se  retourner contre soi même et qu’une conduite éthique peut, en dehors de son aspect moral , être beaucoup plus intelligente . Si les titulaires de fonds de pension avaient pris en compte les conséquences des choix qui étaient faits en leur nom, ils n’auraient pas exigé des rendements aussi élevés, les acrobaties financières n’auraient pas vu le jour ou en tous cas, à moindre échelle et le retournement de tendance n’aurait pas été aussi violent.

Faire respecter une loi égale pour tous en recherchant constamment la justice tourne le dos à ce qui a été fait et l’est encore. Le refus d’assurer un minimum de solidarité en supprimant le bouclier fiscal, en plafonnant les rémunérations des établissements aidés à commencer par les banques comme l’ont fait les Etats-Unis et la Grande Bretagne, ou  la violence de la réaction de Madame Parisot rappelant qu’elle était là pour défendre la propriété privée, celle des actionnaires en l’espèce, participent d’une même philosophie très risquée car inadaptée au tsunami actuel. Il ne s’agit évidemment pas de supprimer la propriété privée, mais de débattre des droits respectifs des uns et des autres dans une communauté confrontée à des menaces économiques et écologiques sans précédent en particulier du fait de leur cumul. Le fait de s’arc bouter sur des attitudes obsolètes est un véritable péril alors que nous devons trouver de nouvelles modalités de coopération entre nous.

Enfin, préparer l’avenir ; Il n’y a de sortie de crise que dans la préparation de l’avenir. De nombreux jeunes n’ont pas peur de l’avenir ; ils ont peur de ne pas en avoir, ce qui est bien différent.

Ces trois principes pourraient aisément être appliqués à l’outre –mer. Tout d’abord en modifiant les propositions d’allégement fiscal pour qu’elles ne favorisent pas les entreprises déjà hyper privilégiées, mais qu’elles aillent vers les allégements de charge pour augmenter le pouvoir d’achat ou baisser les prix et vers des entreprises assurant la production des biens et services  en substitution aux importations, ou bien  la réduction de la dépendance énergétique (transports, production énergie renouvelable, maîtrise de la demande en électricité).Un véritable plan de développement durable pour l’outre mer devrait être lancé dans lequel certaines mesures annoncées comme  le maintien  des mesures de défiscalisation pour les investissements productifs  ou la défiscalisation du logement social  auront toute leur place. Devraient s’y ajouter des mesures plus structurantes comme le développement  des transports en commun ou l’instauration d’une prime de proximité pour tous ceux qui  travaillent à moins de 10 kms de son domicile. Enfin et surtout, nous devrions tous comprendre la richesse patrimoniale et humaine que représente l’outre-mer et en tirer toutes les conséquences. Nous pouvons et devons le faire


Tribune Corinne Lepage sur France-Culture du lundi 23 février

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Déchets en fin de vie

24 Février 2009 , Rédigé par Isabelle LOIRAT Publié dans #Déchets


Corinne Lepage s'exprime sur la responsabilité élargie du producteur 

Interview par Gilles Vilain, directeur de l'agence Belvédère Presse.



Une nouvelle philosophie européenne de traitement des déchets se généralise et comme le souligne Corinne Lepage, "c'est le sens de l'histoire" : 
- réduire massivement la production de nos déchets
- prise de conscience que les déchets peuvent devenir des matières premières secondaires. L'idée fondamentale : les déchets des uns sont une richesse pour d'autres.On peut donner une seconde vie à nos déchets en les REUTILISANT plutôt que des les brûler ou les enfouir.
- les déchets doivent être LE PLUS RECYCLABLE POSSIBLE, c'est-à dire que leurs composants ou sous-produits doivent être le plus recylables possibles.

Et c'est dans le "process" de fabrication en amont que le rôle joué par le fabricant est important, d'où l'idée de responsabilité élargie du producteur. En effet, seul le producteur intervient sur la fabrication donc sur le choix des matériaux/composants donc sur la fin de vie de son produit.

Et le consommateur ?
Il paie maintenant la "participation Taxe éco-systèmes" ou écotaxe mais ne peut agir sur la fabrication du produit qu'il achète.

En revanche le consommateur doit être responsabilisé dans ses achats. (avant d'acheter, toujours regarder d'où vient le produit et la composition du produit. IL)

Nous allons vers une ECONOMIE CIRCULAIRE, au lieu d'une économie linéaire actuellement), c'est-à-dire vers une économie où la plus grande partie des sous-produits doivent être remis dans le circuit.

__________________

Il existe à Nantes Saint-Herblain une association EcoRev qui travaille sur cette Deuxième vie des déchets, en particulier les meubles. Nous avons suivi leur travail avec grand intérêt. 

Tous nos encouragements à l'équipe d'EcoRev !

Voir 
EcoRev ou le Recyclerie Ressourcerie urbaine de Nantes

http://www.recycleries-ressourceries.org/IMG/pdf/ecorev.pdf

http://www.nantescreation.fr/spip.php?article182

PS : j'adore le meuble derrière Corinne Lepage...


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Le patron de TOTAL distingué et récompensé par C Lagarde

17 Février 2009 , Rédigé par Isabelle LOIRAT Publié dans #Energies


A propos de TOTAL , voici une info dont les médias n'ont pas parlé.

Juste avant que TOTAL ne révèle ses 14 milliards de bénéfices pour 2008, Christophe de Margerie, le patron du groupe pétrolier TOTAL s'est fait remettre, lors d'une réception dans son appartement de l'ouest parisien, par Christine Lagarde, une décoration :  Grand Croix d'Officier de l'Ordre national du Mérite, (en présence de NKM...)

Le tout en catimini, car effectivement cela aurait fait trop "tache" de distinguer publiquement et à grands renforts d'articles dans la presse le patron de TOTAL juste avant que les citoyens n'apprennnent les juteux bénéfices du groupe cette année avec un baril qui a atteint 147 dollars en 2008 et rappelons le tout de même TOTAL a encore pollué la Loire deux fois en 2008.

Source : Le Point février 2009 au détour d'un article sur AREVA
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Corinne Lepage: Profits records de Total et crise (France Culture)

17 Février 2009 Publié dans #Energies


Le super bénéfice de Total est le plus important  jamais réalisé par une entreprise française avec près de 14 milliards d'euros, en hausse de 14 % par rapport à 2007, pour un chiffre d'affaires de 179,98 milliards d'euros. Cela pourrait être une excellente  nouvelle si l’origine de ce profit et son utilisation s’inscrivaient dans un développement durable. La question de sa taxation éventuelle ne se poserait alors pas.

Certes, de nombreux parlementaires UMP se sont immédiatement opposés à une telle initiative  en raison de l’importance de l’impôt acquitté en France par Total. Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP a affirmé : «  13 milliards de bénéfices, ça veut dire environ 13 milliards d'impôts sur les sociétés pour l'État. » .

Malheureusement, c’est faux. Le chiffre de 14,1mds d’impôts que le groupe s’attend à payer en 2009 concerne le monde et pas seulement la France.  Certes, l’impôt payé par Total en France est secret. Mais, une société paye ses impôts dans les pays où les filiales réalisent les bénéfices. Or  les "impôts du résultat opérationnel net" sont de 14,5 milliards d'euros pour l'amont, (localisé hors de France) et de 143 millions pour l'aval.

UFC que choisir évalue à 5% les profits de Total réalisés en France et en 2007 et certains évaluent à 500 millions d’euros l’impôt sur les sociétés payé par Total.  Quoiqu’il en soit, même avec les 140 millions de prime à la cuve, tant que l’opacité régnera sur la réalité de la contribution de Total au budget, ce type d’argumentaire n’est pas sérieux et la question de la contribution de Total à l’effort collectif est évidemment posée, mais dans des termes différents.

 La situation florissante de Total n’est pas unique puisque, son grand rival américain, Exxon Mobil a annoncé 45 milliards de dollars de profits qui ont été  aussi accueillis par une avalanche de critiques outre-Atlantique et pour les mêmes raisons.

"Total ne tire pas les fruits de son innovation, mais d'un simple effet de rente. Ce sont la hausse du prix du baril et les marges de raffinage qui ont permis ces superprofits alors que les consommateurs ont payé en 2008 des prix historiquement hauts", explique François Carlier, directeur adjoint des études à UFC-Que choisir.

Autrement dit, ces superprofits ont été directement ponctionnés, et sans aucune justification économique dans les poches des contribuables-usagers .Un exemple particulièrement choquant est celui de la Guadeloupe où la filiale de Total, SARA est un des accusés majeurs dans la critique de la vie chère en raison de son monopole de fait.  On peut ajouter à l’effet de la rente, les économies réalisées sur la sécurité qui sont apparues dans l’affaire de l’Erika et sans doute d’AZF ou encore le comportement social de Total en Birmanie par exemple. Or  Total a reversé 4,9 milliards de dividendes à ses actionnaires en 2008 (4,5 milliards avaient été reversés en 2007) soit une  hausse de 10 % sur un an.

Ces dividendes correspondent à un taux de distribution de son bénéfice net de 37 %.C’est donc une illustration du maintien d’un système qui nous conduit à la faillite, en affaiblissant constamment la part des revenus salariaux par rapport à celle des actionnaires. C’est de la redistribution à l’envers !

Mais il y a plus. Les engagements d’investissements ne sont pas acceptables. Tout d’abord, l’investissement dans les capacités de raffinage est maintenu à un niveau très insuffisant dans le but de permettre  une marge de raffinage très élevée. Ensuite, Total refuse d’investir massivement dans les énergies renouvelables alors que son produit, dont nous sommes dépendants conduit le monde à sa perte. Bien au contraire, la politique des pétroliers a été de nier le changement climatique et pour certains, dont EXXON de financer de fausses controverses scientifiques pour transformer en hypothèse ce qui est malheureusement une réalité.

Cette même politique a conduit à encourager l’industrie automobile à maintenir le moteur à explosion et à faire du lobbying pour éviter toute réglementation sérieuse. L’industrie pétrolière porte une large part de responsabilité dans le naufrage actuel de l’industrie automobile.

Dès lors, le seul comportement  civique et soutenable de Total serait de nous aider à sortir de l’économie carbonée dans laquelle il nous a enfermés, en faisant  des profits immenses. Cela ne signifie ni racheter ses propres actions comme il l’a fait des années durant, ni distribuer des dividendes sur des profits en définitive injustifiés. Au 1er janvier 2007, ils avaient 2,5 milliards de cash, au 1er janvier 2008,  7 milliards. Et, au 1er janvier 2009,  12,3.

De quoi investir massivement dans la recherche développement pour les énergies renouvelables, aider par des pépinières, de jeunes entreprises de ce secteur à se développer, investir dans une nouvelle industrie automobile décarbonée, investir dans la sécurité et le raffinage des installations existantes. Et accepter de réduire les profits en faisant exactement coïncider la baisse du prix à la pompe avec la baisse du prix du baril , mesure qui aurait bien davantage aider les familles que la seule prime à la cuve.

Malheureusement, tout ceci parait bien utopique.

Entre le nucléaire qui parait plus prometteur en terme de profits que le renouvelable et la bataille pour garder une cassette d’autant plus indécente que les revenus des entreprises et des ménages baisse, il semble que la messe ne soit à nouveau dite, ne laissant plus que le choix que d’un impôt sur le super bénéfices pour alimenter la décarbonisation de l’économie.


Corinne Lepage

Tribune France Culture du lundi 16 février 2009

 

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"Atomic Anne" atomisée par un "mail fatal" !

16 Février 2009 , Rédigé par Isabelle LOIRAT Publié dans #Energies

 

Mais où est donc passée celle que tous les médias encensaient encore hier comme "la femme la plus influente du monde", celle que le JDD, Journal Du Dimanche, qualifait encore il y a peu de "princesse de atomes"  ?
Quand on ne lui servait pas carrément la soupe à l'occasion de la sortie de son dernier bouquin sur les plateaux TV "mais alors si je comprends bien, vous êtes plus écologiste que les écologistes !", lui dit le journaliste complaisant, le tout sans aucun contradicteur bien sûr.


Pourtant hier rien dans le JDD, pas un mot sur les déboires d'Anne Lauvergeon, puisque c'est bien d'elle qu'il s'agit, pas plus que sur ceux de son "bébé" AREVA soi-disant  "champion du monde du nucléaire".

Aujourd'hui, ce qu'on peut lire en ce qui concerne la princesse déchue, c'est qu'elle "se trouve dans la pire des situations", "chemin de croix", "période périlleuse", Anne Lauvergeon manque de crédit", "Anne Lauvergeon n'a pas vu le coup venir", Anne Lauvergeon est sous surveillance rapprochée", Anne Lauvergeon n'est plus fiable", "peut-on encore sauver le soldat Lauvergeon ?" "Sa méthode et son style ne font plus l'unanimité", Areva à court d'argent etc... (sources Le Point 1899 du 5 fév 2009 et Marianne du 14 février 2009)

Mais que s'est il passé ?

Anne Lauvergeon a reçu le 21 janvier 2009 un "mail fatal" de Peter Löscher, le patron de SIEMENS, lui annonçant le retrait de SIEMENS d'AREVA . Siemens possède 35 % de AREVA NP (la partie qui construit les centrales nucléaires) que AREVA doit donc racheter. Coût estimé 2 milliards.

Donc la question c'est par qui remplacer SIEMENS ?
 Et c'est là que cela se corse.

ALSTOM par exemple ?  

Ceci serait perçu comme un véritable "cadeau à l'ami BOUYGUES" lequel possède 30% d'ALSTOM. A l'ami parce que tout le monde sait que Martin BOUYGUES est un ami proche du président de la République. Mais ce dernier est aussi devenu très copain avec le patron d'ALSTOM, Patrick KRON. Cela fait un moment que ALSTOM et BOUYGUES lorgnent du côté d'AREVA et du nucléaire et envisageaient même de créer un "groupe global" autour du génie civil avec Bouygues, du nucléaire avec AREVA et des turbines avec ALSTOM. Voilà qui ressemble fort à un autre arrangement entre amis et surtout à une privatisation d'AREVA donc du nucléaire !
Mais cette hypothèse ne convient pas à Anne Lauvergeon. Elle aurait préféré...
TOTAL ! le "pollueur sponsor" !


AREVA  a donc besoin "d'argent frais" et sa présidente est aux abois. Récapitulons :

Il lui faut 2,7 milliards d'Euros pour ses investissements 2009.

Il lui faut 2 ou 3 autres milliards pour reprendre les 35 % de SIEMENS

 A cela il faut bien sûr rajouter le coût des 38 mois de retard du chantier de l'EPR finlandais (toujours en construction) qui s'élève à 2,4 milliards d'Euros. Ce qui porte tout de même le coût total de l' EPR à 5,5 milliards (contrat initial était évalué à 3 Milliards) pour un nouveau "joujou nucléaire" qui ne marche toujours pas.

Comme dit un fonctionnaire de Bercy, "on va perdre notre culotte en Finlande".

La dette d'AREVA vient même d'être "dégradée" (par agences de notation).

Enfin AREVA  a d'autres problèmes. En 2008 AREVA n'a placé aucun réacteur dans le monde, et on apprend finalement que les commandes de centrales ne sont bien souvent que des "lettres d'intention" ex: Inde.

Reste à voir quelle solution sera adoptée. En tous cas j'espère que ce ne sera pas celle du renflouement d'AREVA par les contribuables citoyens à qui on ne demande jamais leur avis dès lors qu'il s'agit du nucléaire.

Le nucléaire est un cul-de-sac parce que basé sur une ressource fossile et non infinie, l'uranium au même titre que le charbon et le pétrole.
Le nucléaire n'est pas la 3è révolution énergétique tant vantée par "Atomic Anne", il empêche et retarde même cette révolution énergétique qui nous permettrait de passer aux énergies renouvelables.

Il ne fallait pas qu'AREVA mette tous ses oeufs dans le même panier (percé).






 

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Futur aéroport : petits arrangements entre amis

14 Février 2009 , Rédigé par Isabelle LOIRAT Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes


Il y a des jours où il vaudrait mieux ne pas se lever, ne pas ouvrir le journal.

Pays de la Loire

samedi 14 février 2009

Futur aéroport : Fillon veut accélérer

Premier ministre et collectivités sont d'accord pour vite lancer la réalisation de l'aéroport du Grand Ouest.

L'État et les collectivités locales veulent aller plus vite dans le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, au nord de Nantes. C'est ce qui ressort de la réunion de mercredi, à Matignon. Le Premier ministre y a reçu Patrick Mareschal (président du conseil général de Loire-Atlantique), Jean-Marc Ayrault (Nantes métropole) et Joël Batteux (Région).

« Tout le monde est d'accord pour accélérer. Le cahier des charges est presque prêt. Le top départ devrait être donné rapidement. Là-dessus, il n'y a aucune hésitation, note Patrick Mareschal. François Fillon a redit tout l'intérêt qu'il porte au projet, pour lui d'une importance équivalente à la ligne grande vitesse vers Rennes ».

Récemment, le ministère des Finances cherchait à savoir combien les collectivités seraient prêtes à mettre sur la table. Ce qu'elles se refusent à dire, même si elles se sont engagées à donner un coup de pouce financier. Elles rappellent qu'il s'agit d'un projet porté par l'État, avec un financement assuré pour l'essentiel par le futur réalisateur-concessionnaire de l'aéroport.

Nouveau : Matignon et les collectivités se sont mis d'accord pour déclarer infructueux l'appel d'offres si la facture restant à leur charge s'avérait trop importante. C'est un message lancé aux groupes intéressés par le chantier. Ils ne devront pas jouer petit bras. « Il y a accord entre l'État et les collectivités pour dépenser le moins d'argent possible. » Le calendrier prévoit le choix du concessionnaire en 2009, le début des travaux en 2012, pour une ouverture en 2015.



Marc LE DUC. Pour lire l'article sur ouest-france.fr  
Paru dans les pages
Pays de la Loire samedi 14 février 2009


Il ressort de tout cela une impression de précipitation, voire d'affolement (cf. "vite lancer", "accélérer", "aller plus vite" "rapidement" ) qui rappelle singulièrement la démarche des mêmes porteurs du projet qui tentèrent déjà de le faire passer en forces vite fait bien fait avant que le Grenelle de l'Environnement ne renvoie le projet Notre-Dame-Des-Landes aux oubliettes.

On observe aussi que les principaux acteurs de ce coup pendable sont toujours les mêmes.

F Fillon, c'est le 1er ministre qui :
- inaugure le TGV Est par un gros mensonge, un gros retard et en avion SVP !
- celui qui signe la DUP Déclaration d'Utilité Publique pour l'aéroport Notre-Dame-Des-Landes un dimanche de février 2008 (tiens, il y a juste un an)
- qui reconnaît que la crise que nous traversons est la plus grave depuis longtemps, que les caisses de l'Etat sont vides,
- qui appartient à un gouvernement qui fait le Grenelle mais qui le poignarde dans le dos avec NDDL dans sa propre région d'origine,
- qui n'a pas d'argent pour l'école, la santé, le logement mais qui en a pour un aéroport-tout- automobile !

Jean-Marc Ayrault et Patrick Mareschal : pas de changement non plus, toujours les mêmes porteurs qui se doutent bien au fond d'eux mêmes qu'ils font une gigantesque c.....ie mais qui ne savent plus comment reconnaître qu'ils se sont trompés et qu'ils ont menti (sur la saturation de Nantes Atlantique, sur les alternatives, sur leurs vraies motivations etc...). Je n'aimerais pas être leur
Gimminy Cricket...


Un "coup de pouce financier" ?
Alors que le Conseil Général s'apprête à fournir plus de 800 hectares de terrains pour construire cet aéroport, c'est-à-dire à livrer en pâture des terres agricoles aux bétonneurs, des terres dont nous avons grand besoin aujourd'hui. Cela n'empêchera pas ce même conseil général de faire sa pub sur "il faut protéger les terres agricoles"

Ils appellent cela "un coup de pouce financier" alors que les collectivités (Nantes, Conseil Général et Région) se sont toutes prononcées pour une participation financière mais sans dire combien exactement. Parce que personne n'en sait rien, parce que leur estimation financière n'a jamais été réévaluée. Tout le monde a signé un gros chèque en blanc, avec l'argent des contribuables bien sûr.

Ah il est beau le plan de relance : des milliards pour les banques, les voitures, un gros aéroport inutile et tout-automobile, des barreaux routiers, etc...Du court terme tout cela et complètement dépassé !

Alors que la rénovation énergétique des batiments crée 15 fois plus d'emplois que la construction.

Ont-ils pensé, ne serait-ce qu'une seule seconde, au jour de l'inauguration de l'aéroport en 2015 au décalage, au côté DESESPEREMENT RINGARD qu'il y aurait à inaugurer un aéroport à Nantes ? A quoi pourrait-il bien servir ?

Pour vous donner une idée allez voir ceci sur Google Maps







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Maïs OGM : petits arrangements entre amis

12 Février 2009 , Rédigé par Isabelle LOIRAT Publié dans #Agriculture - OGM

Communiqué de presse

 

Maïs OGM : petits arrangements entre amis

 

Les soi-disants rapports de l'AFSSA et de l'EFSA pour valider le maïs MON 810 apparaîtront dans l'histoire comme les rapports des années Tchernobyl niant une contamination de la France: des autojustifications destinées à réitérer des avis précédents pour éviter toute mise en cause ultérieure de la responsabilité de ceux qui les ont donnés.

 

Quand on sait qu'aucune étude publique n'a été menée directement pour étudier le comportement de rats ayant consommé des OGM et que les seules études disponibles sont celles des producteurs de maïs, quand on sait que ces études sont secrètes et que Michel Barnier, malgré la prétendue loi sur la transparence votée par le Parlement sur les OGM, refuse de communiquer les études précisément sur le MON 810, quand on sait que la composition de l'EFSA et son mode de fonctionnement sont si critiquables que l'Union a enfin décidé de les changer (cf rapport sur la gouvernance écologique remis à Jean-Louis Borloo), quand on sait comment le sénateur Legrand a été conspué et sali par les parlementaires amis des OGM  pour avoir simplement émis des doutes, quand on sait que ces mêmes parlementaires ont rejeté la candidature d'un Président du haut Comité des biotechnologies parce qu'il souhaitait prendre en considération l'avis du collège de la société civile et ne pas se  limiter à celui des experts noyautés par les défenseurs de Monsanto, on comprend l'opération de manipulation en cours. 

 

Il faut rappeler que les assurances refusent de couvrir les risques liés à la dissémination d'OGM et à leur impact potentiel sur la santé, que les producteurs d'OGM et leurs amis qui cherchent aujourd'hui à couvrir leur responsabilité future se cachent derrière le risque inhérent au développement des nouvelles technologies  qui exclut toute responsabilité lorsque l'état des connaissances ne permet pas de connaître précisément les risques. Niant les risques qui pourtant sont fondés sur des éléments d’étude disponibles sur des rats (exemple du MON 863),  les "experts" cherchent à établir que les connaissances d'aujourd'hui ne permettent pas des connaître ces risques et qu'ainsi ni eux ni Monsanto ne seront dans l'avenir responsables de rien.

 

Il est impératif que des études indépendantes financées par l’Etat soient réalisées et portées à la connaissance du public avant que ne soit affirmé que le maïs MON 810 est sans danger pour la santé. 


Corinne Lepage

Présidente du CRII-GEN

Ancien Ministre de l’Environnement (1995-1997)
Rapport sur la gouvernance écologique à télécharger sur :
ftp://ftp2.cap21.net/capw/second_rapport.pdf


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Maïs OGM : Corinne Lepage dénonce un scandale

Guillaume Georges | 12.02.2009, 11h00 | Mise à jour : 11h09

Même secret, le rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) fait des remous. Selon l'édition de jeudi du Figaro, l'Afssa conclut à l'innocuité pour la santé du maïs OGM, dont la culture est interdite en France. Une affirmation inédite puisque les études antérieures aboutissaient à une conclusion contraire.

La révélation des conclusions de ce rapport a provoqué la colère des anti-OGM, et notamment de Corinne Lepage. Interrogée par leparisien.fr, la vice-présidente du MoDem et ex-ministre de l'Environnement du gouvernement Juppé réagit très vivement.

 

« C'est un rapport absolument scandaleux, nous déclare Corinne Lepage. Ce rapport de l'Afssa est secret et a été lui même rendu sur une étude secrète. En tant que présidente du CRIGEN (ndlr: le Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique, créée par Corinne Lepage), j'ai demandé cette étude à M. Barnier, (ndlr: ministre de l'agriculture), qui a refusé de la communiquer. Je voudrais savoir de qui on se moque ».

«Un très mauvais coup porté à l'Europe »

Corinne Lepage n'est pas seulement révoltée par la forme de cette décision, mais aussi par le fond. « Je ne connais pas l'étude sur le MON 810 puiqu'elle est secrète. En revanche, je connais parfaitement celle du MON 863, faite par Monsanto, sur l'impact sanitaire des OGM. Cette étude montre qu'il y a des effets importants, statistiquement significatifs dit Monsanto lui-même, sur les rats qui ont consommé cet OGM », explique-t-elle.

Début 2008, le gouvernement français s'était appuyé sur un autre rapport évoquant des risques sanitaires pour faire jouer sa clause de sauvegarde, qui permet à un État membre d'interdire sur son territoire la culture d'une plante transgénique autorisée en Europe. Le rapport de l'Afssa pourrait, à terme, remettre en cause cette clause. «Tout est fait pour que la France arrête de bloquer (ndlr: la culture des OGM). C'est un très mauvais coup porté à l'Europe des citoyens juste avant la consultation des élections européennes. Car l'immense majorité des européens ne veut pas des OGM », conclut Corinne Lepage. 
Le Parisien.fr 


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COMMUNIQUE DE PRESSE  Paris, le 12 février 2009

Cultures de maïs OGM : CAP21 demande une position ferme de la France sur la clause de sauvegarde
 
Alors que le Comité permanent de la chaîne alimentaire doit se prononcer lundi prochain sur la demande de levée des clauses de sauvegarde grecque et française sur le maïs Mon 810, la publication des conclusions de l’AFSSA ne saurait être pure coïncidence. 
 
Cette parution dans la presse des conclusions est scandaleuse dans la mesure où le rapport est tenu secret par l’autorité tout comme les études sur lesquelles il se repose au mépris d’ailleurs du droit d’information du citoyen. 
 
Face à l’offensive de la Commission Européenne, des lobbies agro-semenciers et des agences sanitaires, CAP21, parti fondateur du Mouvement Démocrate présidé par Corinne LEPAGE, demande au Ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo de défendre avec fermeté au Conseil de l’Europe le maintien de la clause de sauvegarde pour la culture de maïs génétiquement modifié et de rejeter l’autorisation de nouvelles variétés de maïs génétiquement modifié. 
 
CAP21 demande par ailleurs la publication sans délai de l’avis de l’AFSSA et le lancement d’une réelle évaluation publique sur les effets à long terme des OGM sur l’environnement, les organismes vivants et la santé conformément à la position commune des ministres européens de l’environnement et aux recommandations émises dans le rapport sur la gouvernance écologique remis par Corinne Lepage à Jean-Louis Borloo.
 
 
Eric DELHAYE                                                       
Président délégué de Cap21       
Membre du bureau exécutif du Mouvement Démocrate                                   

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Rue 89 On s'arrange avec le maïs OGM comme avec Tchernobyl
Rue 89

Par Corinne Lepage | Présidente de Cap21 | 12/02/2009 

  • Les soi-disants rapports de l'Afssa et de l'Efsa pour valider le maïs MON810 apparaîtront dans l'histoire comme les rapports des années Tchernobyl niant une contamination de la France: des autojustifications destinées à réitérer des avis précédents pour éviter toute mise en cause ultérieure de la responsabilité de ceux qui les ont donnés.

On comprend l'opération de manipulation en cours:

  • Quand on sait qu'aucune étude publique n'a été menée directement pour étudier le comportement de rats ayant consommé des OGM et que les seules études disponibles sont celles des producteurs de maïs.
  • Quand on sait que ces études sont secrètes et que Michel Barnier, malgré la prétendue loi sur la transparence votée par le Parlement sur les OGM, refuse de communiquer les études précisément sur le MON810.
  • Quand on sait que la composition de l'Efsa et son mode de fonctionnement sont si critiquables que l'Union a enfin décidé de les changer (cf. le rapport sur la gouvernance écologique remis à Jean-Louis Borloo).
  • Quand on sait comment le sénateur Legrand a été conspué et sali par les parlementaires amis des OGM pour avoir simplement émis des doutes.
  • Quand on sait que ces mêmes parlementaires ont rejeté la candidature d'un président du Haut comité des biotechnologies parce qu'il souhaitait prendre en considération l'avis du collège de la société civile et ne pas se limiter à celui des experts noyautés par les défenseurs de Monsanto.

Il faut rappeler que les assurances refusent de couvrir les risques liés à la dissémination d'OGM et à leur impact potentiel sur la santé, que les producteurs d'OGM et leurs amis qui cherchent aujourd'hui à couvrir leur responsabilité future se cachent derrière le risque inhérent au développement des nouvelles technologies qui exclut toute responsabilité lorsque l'état des connaissances ne permet pas de connaître précisément les risques.

Niant les risques qui, pourtant, sont fondés sur des éléments d’étude disponibles sur des rats (exemple du MON863), les "experts" cherchent à établir que les connaissances d'aujourd'hui ne permettent pas des connaître ces risques, et qu'ainsi ni eux ni Monsanto ne seront dans l'avenir responsables de rien.

Il est impératif que des études indépendantes financées par l’Etat soient réalisées et portées à la connaissance du public avant que ne soit affirmé que le maïs MON 810 est sans danger pour la santé.

A lire aussi sur Rue 89 et sur Eco89
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OGM: quand Monsanto sème la terreur

Ailleurs sur le Web
Le maïs OGM est danger pour l'homme, selon l'Afssa, sur Le Figaro.fr
José Bové réclame une expertise indépendante, sur Le Parisien.fr

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Les Jeunes MoDem 44 soutiennent la mobilisation des enseignants chercheurs

9 Février 2009 Publié dans #Education

La position des Jeunes Démocrates 44 face aux revendications du monde universitaire. Extrait.

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Concernant la réforme des enseignants-chercheurs nous partageons les craintes des universitaires. Si l’évaluation est souhaitable, elle doit être opérée selon certaines conditions :

 


  • L'évaluation, faîte par les pairs, ne doit pas pouvoir être remise en question par le président d'université.

  • L'enseignement ne doit pas être une punition donnée aux « mauvais chercheurs ». Les étudiants méritent le meilleur enseignement de la part des meilleurs professeurs ; c'est ainsi que nous améliorerons le niveau de notre enseignement supérieur.

  • Elle ne doit pas être prétexte à diminuer les heures d'enseignement des bons chercheurs qui ont tant à transmettre.

  • L'indépendance des universitaires doit être préservée, sur des sujets non rentables immédiatement mais indispensables à la formation des citoyens et à l’épanouissement de la société (sciences humaines et sociales, science pure).

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Pour lire l'intégralité du communiqué sur le blog de Cyril Begue 

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Deuxième EPR : une erreur historique pour l'économie !

9 Février 2009 Publié dans #Energies


Chronique par Corinne Lepage. Publié dans Actu Environnement Février 2009 
 

La décision de construire un deuxième réacteur nucléaire de type EPR puis sans doute un troisième est lourde de conséquences pour l'économie française : un choix économique catastrophique !

En premier lieu il est illusoire de penser que la politique pro-nucléaire engagée depuis 1974 ait permis une plus grande efficacité énergétique de notre économie. Au contraire une étude réalisée par Yves Lenoir et Jean-Pierre Orfeuil publiée dans Science et Vie en 1988 montrait que le programme électro-nucléaire avait été avant tout un formidable accélérateur de la consommation énergétique et électrique de la France.

Ainsi en un peu plus de trente ans la consommation d'électricité finale a été multipliée par trois !
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Pour lire la suite de la chronique sur actu-environnement.com

Corinne Lepage 

Actu-Environnement

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