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"TOULOUSE renonce au transfert de son aéroport" ! Ouest France 20 03 2013

20 Mars 2013 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

Ce matin, il y avait ciel bleu et cet article dans Ouest France :

 

"TOULOUSE renonce au transfert de son aéroport" Ouest France 20 03 2013 logo ouest france

 

 

"Toulouse-Blagnac devait quitter l'agglo. Projet né en même temps que celui de Notre-Dame-Des-Landes. Le préfet vient de le stopper. Parmi les raisons : l'arrivée des lignes de train à grande vitesse.

 

Au moment où la commission pour le dialogue va bientôt rendre son rapport et où l'Europe reçoit, aujourd'hui, partisans et opposants au transfert de l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes, le préfet de la région Midi-Pyrénées, Henri-Michel Comet, vient de tirer un trait sur celui de Toulouse-Blagnac, décidé en 2001, au lendemain du drame d'AZF à Toulouse.

 

Dans un courrier datant du 6 février adressé au Scot (Schéma de cohérence territoriale) de la vallée de l'Ariège, le représentant de l'État justifie sa décision à partir d'éléments qui ont une résonance toute particulière à Nantes. Le préfet évoque en effet des critères largement débattus à propos du dossier nantais en termes de sécurité et d'implantation dans la ville, de saturation et de bruit.

« De nouveaux éléments sont apparus et doivent être pris en considération », relève le préfet de la région Midi-Pyrénées. La réflexion, engagée entre 2000 et 2006 dans le cadre du projet État-Région, débouche sur des conclusions qui diffèrent de celles du projet nantais.

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L'aéroport de Toulouse-Blagnac est enclavé dans l'agglomération. Photo Ouest France

 

L'emplacement

 

Dans la ville de l'aviation, l'aéroport de Toulouse-Blagnac restera en place, bien que profondément enclavé dans une agglomération qui enregistre la plus forte croissance démographique d'Europe.

Sur les huit lieux initialement envisagés pour le transfert, c'est finalement le site situé entre Saverdun et Mazères (Ariège), qui avait été retenu, à une cinquantaine de kilomètres de Toulouse. Mais il n'y avait pas de véritable consensus des élus sur ce point. Loin de Toulouse, il demandait des infrastructures très coûteuses et rallongeait le temps de transport global pour l'arrivée à destination.

Par ailleurs, l'ouverture au trafic civil sur l'ancien aérodrome militaire de Francazal, comme une solution alternative à 20 kilomètres de Toulouse, permettra occasionnellement de soulager la fréquentation de Blagnac. Cependant le transfert des vols low-cost n'y est pas prévu pour le moment. 

 

La saturation

 

Toulouse-Blagnac est passé de 5,2 millions de passagers en 2001 à 7 millions en 2011. En dépit du nombre croissant de passagers depuis dix ans, le trafic « fait apparaître une forte évolution de l' emport  des avions se traduisant par un nombre de mouvements moins important que prévu », souligne le préfet de région. Ces mouvements ont en effet décru de 86 000 à 85 000, le nombre de passagers par avion passant de 61 à 83 durant la même période. « L'hypothèse d'une saturation de l'aéroport, envisagée par le passé, n'est plus d'actualité. »

 

Le bruit

 

La restriction d'exploitation des vols de nuit a constitué un facteur important dans l'acceptation de l'aéroport par les populations riveraines. « L'amélioration des performances acoustiques des avions de nouvelle génération permet de penser que le développement du trafic de l'aéroport restera cohérent avec le plan d'exposition au bruit actuel », indique Henri-Michel Comet

 

Le train

 

Le préfet de région souligne que le projet de lignes ferroviaires à grande vitesse mettra Toulouse à seulement trois heures de Paris et à une heure de Bordeaux. Ces lignes, qui ne seront pas ouvertes avant 2016, au mieux, ont pesé lourd dans sa décision. « Aucune relance d'une réflexion sur un nouveau site aéroportuaire n'est donc aujourd'hui justifiée. »

 

Camille Guillemois - Ouest France logo ouest france

 
Ainsi Toulouse préfère construire des avions plutôt qu'un aéroport. Et ce n'est pas parce que Toulouse n'aime ni les avions ni le progrès. Comment vous dire tout le bien que je pense de Toulouse ? La ville qui a un projet de téléphérique urbain et renonce au transfert de son aéroport !
 

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