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Articles récents

"Osez le téléphérique" Presse Ocean 07 03 11

8 Mars 2011 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Téléphérique- tram aérien - transport par câble

 

"Osez le téléphérique"

 

"Cela faisait longtemps qu'un lecteur ne nous avait pas parlé du projet de téléphérique entre Nantes et Rezé. Cette solution pour franchir la Loire "semble être la meilleure" pour Edouard de Rezé. "D'abord parce qu'elle ne dénature pas le paysage urbain. Ensuite parce qu'elle est beaucoup moins coûteuse que toutes les autres constructions. Enfin parce qu'elle s'inscrit parfaitement dans l'esprit du développement durable et doux. Pourquoi Nantes ne serait pas pour une fois à la pointe de l'innovation ? Osez M. le maire. Osez !"

 Presse Océan du 07 mars 2011

 

 

 

 

Presse-Ocean-070311-Osez-le-Telepherique.jpg

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Nantes Urbanisme : réaménagement de la Place Graslin

8 Mars 2011 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Conseil Municipal Nantes

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Les Elus MoDem de Nantes, Benoît BLINEAU et Isabelle LOIRAT, prennent part au débat concernant les travaux de réaménagement de la Place Graslin.

 

Attachés au principe de concertation, ils demandent à nouveau la création d’un véritable atelier d’urbanisme spécifique pour le suivi permanent de ce projet :

 

. Veiller à ce que l’aménagement piétonnier du quartier Graslin s’inscrive bien dans une vision globale et cohérente d’urbanisme de la ville de Nantes ?

 

. Faut-il en faire un quartier complètement piétonnier ou conserver un accès automobile, auquel cas il nous semble primordial de réfléchir maintenant à la desserte de ce nouveau quartier piétonnier par des navettes électriques (transports en commun) ?

 

. Les habitants du quartier garderont-ils la possibilité d’accéder librement à leur domicile et notamment  pour les personnes à mobilité réduite ?

 

. Enfin, quelle esthétique pour la place Graslin : une minéralisation totale comme le réaménagement récent de la place Royale ou un équilibre entre la pierre et le végétal, fidèle à la tradition urbanistique et paysagère nantaise ?

 

Nantes le 4 mars 2011

 

Blog des élus MoDem de Nantes

 

 

 

Le réaménagement de la Place Graslin : un exemple de dossier qui n'est toujours pas passé en Commission Urbanisme du conseil municipal de Nantes, donc ni travaillé, discuté ou amendé.  (Remarquez, l'adjoint à l'urbanisme n'a peut-être pas le temps de nous présenter son projet ni son travail vu qu'il est aussi conseiller général et en campagne pour garder son mandat à l'issue des cantonales).

Quelle concertation avec les élus et les habitants ? Où sont prises les décisions, dans le cabinet du maire, dans un cabinet privé d'urbanisme ? Quand même pas à Paris ?

 

 

Article Presse Océan du 07 03 11

 

Reamenagement-Place-Graslin-Elus-MoDem-Nantes-Presse-Oce.jpg

 

  

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L'Arbre de la Souffrance

7 Mars 2011 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Société

Au delà des données brutes et statistiques la souffrance engendrée par les agressions sexuelles dépasse l'imaginable et nous sommes confrontés à une situation dont les conséquences en souffrance humaine et en coûts sociaux dépassent l'entendement.

 

"L'Arbre de la Souffrance" et les valeurs sociales permet d'appréhender l'impact  d'un délit sexuel sur l'ensemble de la société, la victime d'abord (blessures physiques et psychologiques, pertes de fonctionnement), sur la famille de la victime (culpabilité, pertes de revenus, perturbations), sur l'agresseur (souffrance, incarcération, perturbation dans la famille et le travail) impliquant aussi la police (enquête, arrestation), la justice (procès, condamnation puis le milieu carcéral (dissuasion, punition, réhabilitation) et enfin - mais pas toujours - la thérapie pour la victime ET l'agresseur.

 

 AS Arbre de la souffrance

 

L'Arbre de la Souffrance

 

Source : Les agresseurs sexuels - Théorie, évaluation et traitement

Jocelyn Aubut et collaborateurs - 1993

Les Editions de la Chenelière, Montréal, Maloine, Paris

 

Cette souffrance a de particulier qu'elle est durable et ne s'arrête pas avec la fin des faits.

 

Les coûts sociaux sont énormes, incalculables, l'addition est faramineuse.

 

Souffrance psychologique,

+ besoins de traitement pour les victimes

+ besoins des familles des victimes

+ besoins des agresseurs

+ besoins de leur entourage

+ frais de justice

+ frais d’incarcération

 

Pourtant le sujet est quasiment absent du discours et des programmes politiques sauf en cas de faits divers, "les recherches biomédicales sont plus qu’indigentes" répètent, avec le sentiment de ne pas être entendus, les psychiatres Serge Stoléru et Sophie Baron-Laforêt et le professeur de médecine légale, Christian Hervé dans « Une éthique de la connaissance appliquée aux auteurs d’agressions sexuelles »  Le Monde 11 02 2011. "On assiste de manière répétitive au même cycle : faits tragiques (viols, meurtres), suivis d’orages médiatiques qui déclenchent mobilisation temporaire des politiques, rédaction de rapports, propositions ou promulgation de lois puis retour à l’oubli jusqu’à la prochaine tragédie". Illustration récente : dans le cas de l'affaire Laetitia, la réponse apportée a été le limogeage du responsable pénitentiaire dans l'Ouest. Etait-ce la plus appropriée et la plus urgente ?

 

Quels moyens sommes-nous prêts à mettre pour pour faire baisser radicalement le nombre d'agressions sexuelles ?

Et au-delà, sommes-nous capables de protéger nos femmes et nos enfants ?

 

Les recherches sur le sujet sont assez récentes en France, dans les pays anglo-saxons, l'approche de ces questions est traitée depuis plus longtemps qu'en Europe.

En 2001 a eu lieu le Premier congrès international francophone sur l'agression sexuelle à Québec piloté par l'IPPM, l'Institut Philippe Pinel à Montréal http://www.pinel.qc.ca, hôpital fondé en 1970, dont la mission unique est : "Apaiser la souffrance, contrer la violence", devenu référence en psychiatrie légale, "dans les soins et le traitement de cette clientèle, la plus stigmatisée du réseau de la santé".



C'est seulement en 1995 que commence le recensement en France des agressions sexuelles sur mineurs; la première étude systématique menée sur des délinquants sexuels préconisant une prise en charge thérapeutique des auteurs d'agressions sexuelles dès l'incarcération date de 1997.

La loi Guigou du 17 juin 1998 (au lendemain du séisme de l'affaire d'Outreau) relative à la répression et à la prévention des infractions sexuelles, ainsi qu'à la protection des mineurs, crée le "suivi socio judiciaire", dispositif qui prévoit  une prise en charge thérapeutique pour les délinquants sexuels. "Peine complémentaire" qui comporte l'obligation de se soumettre, sous le contrôle du juge de l'application des peines, à des obligations de surveillance et d'assistance. La peine de suivi socio judiciaire est prononcée le jour du jugement mais pourra être mise en oeuvre à l'issue de la peine, parfois 15 à 20 ans + tard. Si le patient refuse les soins, il pourra se voir refuser certaines réductions de peine.

 

"Longtemps catégorisés comme "pervers" et réputés incurables, les agresseurs sexuels ont été tardivement pris en charge par les psychiatres". "Le vrai changement a été opéré par la société civile", "le mouvement est parti des victimes, explique le Dr Baron-Laforet, cela a commencé avec les femmes victimes de viol, puis les victimes enfants... C'est alors qu'on s'est penché sur les agresseurs sexuels et qu'on a osé aborder le sujet en face."

(Le Monde 01 03 01)

 

Aujourd'hui, on ne parle plus de "perversions sexuelles" mais de "paraphilies", terme qui a remplacé pour la première fois en 1980 celui de "perversion" (DSM III), du latin « perversio » signifiant renversement, retournement et dont l'origine remontait au XIVè siècle. La CIM 10 (Classification Internationale des troubles Mentaux publiée par l’OMS) inscrit les paraphilies dans "les troubles de la préférence sexuelle"; y sont recensées les singularités de l'attirance sexuelle (philie) situées à côté (para) de la norme.

 

Définition générale : "Les caractéristiques essentielles d'une paraphilie sont des fantaisies imaginatives sexuellement excitantes, des impulsions sexuelles ou des comportements survenant de façon répétée et intense, et impliquant des objets inanimés, la souffrance ou l’humiliation de soi-même ou du partenaire, des enfants ou d’autres personnes non consentantes, et qui s’étendent sur une période d’au moins 6 mois." (DSM IV, Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, manuel de référence international publié par l’APA, American Psychiatric Association)

 

Quelle approche politique sur ces questions ? celle du Front National à 24 % dans le dernier sondage ? Non évidemment - et là je me souviens de mon engagement en politique au lendemain du 21 avril 2002 précisément pour travailler à une autre offre politique plutôt que de rester à contempler et critiquer le désastre depuis mon canapé - je conserve l'espoir d'une autre approche plus humaniste mais pragmatique, sans démagogie, qui passera par des moyens accordés à la justice mais aussi à un vrai traitement global médical et psychologique des agresseurs et enfin et surtout par l'Education sexuelle des générations futures.

Je l'ai déjà écrit mais c'est essentiel car la prévention contre les agressions et surtout la lutte contre la récidive passera par l'Education. Tant que les gamins, qui ne la considèrent pas comme un véritable rapport sexuel, ne sauront pas que depuis 1980, la fellation est tenue pour un viol et donc passible de la cour d'Assises, on a peu de chances d'y arriver.

 

"La liberté sexuelle est celle d'avoir ou de ne pas avoir de relations sexuelles", voilà ce qui doit être rappelé et comme le souligne Odon Vallet "un tel effort d'éducation n'est pas simple". 

Le Professeur I. Nizan souligne, à propos du nombre trop élevé d'IVG sur les jeunes filles (15 000) en France le fait que la loi de 2001 consistant à faire 3 ou 4 h d'éducation sexuelle chaque année au collège n'est même pas appliquée.

Un programme de prévention ou de recherches coûte pourtant moins cher que la construction d'un nouveau palais de justice (exemple Angers) pour accueillir un grand procès médiatique.

 

 

Bibliographie

 

Les Agresseurs sexuels. Théorie, évaluation et traitement. Jocelyn Aubut et collaborateurs. Les éditions La Chenelière, Montréal, Maloine, Paris, 1993

 

Troubles des conduites sexuelles. Diagnostic et traitement. Florence Thibaud, Rouen, Article EMC - Encyclopédie Médico-Chirurgicale

 

« Une éthique de la connaissance appliquée aux auteurs d’agressions sexuelles »  Serge Stoléru, Sophie Baron-Laforet, Christian Hervé.  Le Monde 11 02 2011.  

 

Etude psychanalytique des auteurs de délits sexuels – C. Balier, D. Bouchet – Kervella - EMC

 

"Le viol et la vertu " par Odon Vallet Le Monde 06 06 2002

 

"Les lendemains d’un viol" Jean- Yves Nau Le Monde 30 12 1987

 

« Les sportives victimes de violences sexuelles brisent le silence » Le Monde 28 05 2000

 

"Plaintes et chuchotements", d'Olivier Truc Le Monde 08 02 11

 

 

Demain c'est la journée internationale des Femmes. Je voudrais que chaque jour soit la journée de la Femme et qu'on ne s'insurge pas seulement le 8 mars, mais le 9, le 10, chaque jour de l'année contre les inégalités qui subsistent entre elles et les hommes, contre les violences qui leur sont faites chaque jour d'un bout à l'autre de la planète

 

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Crue de 1910 à Varades

3 Mars 2011 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #La Loire - la Mer - l'Eau

 

 

La culture de l'eau, du risque inondation, des jardins, de la vigne : une caractéristique propre aux Ligériens (Liger : Loire en latin)

 

crue-1910-Varades.jpg

 

La maison de "Tante Mimosa" et le Château de la Madeleine à l'arrière-plan

 

Photo et article Ouest France : une soirée débat sur les inondations de 1910

 

 

Anecdote : le patron des médecins du CHU de Nantes et le député-maire de Nantes ont affirmé le 3 décembre 2010 (conseil municipal de Nantes, débat transfert CHU de Nantes) que le risque Zéro inondation ou crue centennale existait. Pas rassurant.

 

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Aéroport "un dossier national" Presse Ocean 28 02 11

1 Mars 2011 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

 

"Un dossier national"

 

Le collectif des élus doutant de la pertinence de l'aéroport (photo) - constitué désormais en association depuis une réunion samedi - entend mener l'opposition au niveau national. "Nous avons le chef du gouvernement et le chef de l'opposition issus de la même région qui sont pour le projet" rappelle Isabelle Loirat. Les 830 élus du collectif veulent donc trouver des soutiens nationaux. Et "réaffirmer qu'il y a beaucoup d'étapes importantes avant que des avions décollent à Notre-Dame-Des-Landes" indique François Verchère. "Pour le Carnet ou Donges Est, nous avons toujours gagné après la Déclaration d'utilité publique" rappelle Ronan Dantec. Un plan d'actions va donc être bientôt mis en place.

 

Trois recours

 

C'est le dernier jour, ce lundi, pour déposer un recours juridique contre le décret de concession signé entre l'Etat et la société concessionnaire de l'aéroport de Notre-Dame-Des-Landes le 28 décembre dernier. Trois recours sont ou vont être déposés : Europe Ecologie - Les Verts des Pays de la Loire qui a confié ce dossier à l'avocat de Greenpeace Alexandre Faro et la communauté de communes d'Erdre et Gesvres qui a voté favorablement mercredi dernier pour un recours. Les associations opposées au projet s'engagent aussi dans cette voie juridique : elles doivent déposer leur dossier aujourd'hui au tribunal administratif de Nantes.

 

Presse Ocean 28 02 2011

 

 

    

 

Presse O Aéroport dossier national 28 02 11 

 

 

Désolée de vous imposer mon activité découpage de vacances  mais la boite de com' qui est payée par la Ville de Nantes pour établir un panorama de presse envoyé chaque jour ouvrable aux élus nantais et ensuite pour chaque clic de consultation d'articles, (alors que cela pourrait être fait par les pléthoriques services de com de la ville et consultable gratuitement) ne l'a pas mis. Comme il y a peut-être d'autres élus de la ville de Nantes ou d'ailleurs qui souhaitent nous rejoindre, je partage l'information. Et oui, au départ, nous étions une dizaine de membres fondateurs et aujourd'hui, nous sommes presque 1 000 élus à douter de la pertinence de ce projet d'aéroport et à préférer d'autres investissements pour l'avenir.

 

 

 

 

 

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Aéroport NDDL : le collectif d'élus CéDpa devient une association

27 Février 2011 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

 

Le CéDpa, Collectif des 830 Elus qui Doutent de la Pertinence de l'Aéroport à Notre-Dame-Des-Landes créé en 2009 s'est réuni hier à Sucé-sur-Erdre (44) pour transformer le collectif en une association d'élus. L'objectif est de se doter de moyens financiers, d'une organisation structurée avec un CA et un bureau, se faire entendre des porteurs du projet comme représentants légitimes de la population, d'obtenir le réexamen de ce projet d'aéroport pensé à la fin des années 1960 à la lumière des enjeux (économiques, écologiques) d'aujourd'hui et surtout l'étude sérieuse des alternatives proposées.

 CEDEPA

Les travaux de l'aéroport ne commenceront pas avant 2014, il nous reste trois ans pour agir et nous sommes déterminés à le faire.

 

Les porteurs du projet nous rétorquaient toujours qu'ils avaient gagné les élections et  avaient donc raison. Et bien non, car avec un tel raisonnement Nicolas Sarkozy aurait eu raison parce qu'il a gagné les élections de 2007. 

 

"Des élus volent dans les plumes du futur aéroport" - Ouest France du 27 02 11   

 

 Elus-volent-ds-les-plumes-du-futur-aeroport-Ouest-France-2.jpg

 

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Libération de trois des otages enlevés au Niger

25 Février 2011 , Rédigé par Isabelle Loirat

 

Trois des sept salariés d'Areva et de Satom (filiale du groupe Vinci) enlevés au Niger en septembre dernier ont été enfin libérés. Parmi eux, une Française, un Togolais et un Malgache. Il reste toujours quatre otages français retenus on ne sait où en Afrique.

 

 

http://www.20minutes.fr/article/676809/monde-otages-niger-trois-otages-liberes-en-bonne-sante

 

http://info.france2.fr/monde/sahel-trois-otages-d-aqmi-liberes-67550144.html

 

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Le collectif des élus qui doutent de la pertinence de NDDL répond à la tribune de JM Ayrault

18 Février 2011 , Rédigé par CEDPA Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

 

Créer un nouvel aéroport à Nantes/Notre Dame des Landes : un projet qui massacrerait inutilement 2000 hectares de paysages bocagers

 

Demande de droit de réponse à la tribune de JM Ayrault et Cie du 15 février 2011

 

 

Face aux certitudes affichées par les signataires d’une tribune intitulée « Déménager l’aéroport de Nantes : un choix de raison », publiée dans Le Monde du 15 février 2011, nous, membres du Cedpa, qui réunit en collectif depuis 2009 près de 1000 élus, affirmons nos nombreux et sérieux doutes sur  la pertinence de la construction d’un nouvel aéroport à Nantes. Pour autant, nous ne sommes pas opposés au transport aérien et nous estimons qu'il est légitime qu’une agglomération comme Nantes puisse bénéficier d’un aéroport de taille internationale, qui soit évolutive dans le temps. Le seul hic c'est que cet équipement existe déjà.

 

Sur l’aménagement du territoire : quelle est la logique de pousser l’urbanisation au nord de Nantes sur 2000 ha de bocage préservé, dans un département déjà champion de l’artificialisation des terres ? Quelle est la logique de créer un nouvel aéroport et des voies ferrées nouvelles alors que l’aéroport actuel est loin d’être saturé, suffit amplement pour d’éventuelles extensions et dispose d’une accessibilité exceptionnelle avec la présence de liaisons ferrées à moindre coût ?

 

Sur l’emploi : quelle est la logique de faire disparaitre une cinquantaine d’exploitations agricoles péri-urbaines mettant en jeu 600 à 700 emplois directs et indirects ? Quelle est la logique de transférer les emplois de l’aéroport actuel, du sud de Nantes vers le nord de la ville, accentuant ainsi le déséquilibre entre le Nord et Sud de la Loire ? Quelle est la logique de promettre 4000 emplois à l’ouverture de la nouvelle plate-forme pour 4 millions de passagers alors qu’on en compte aujourd’hui 2000, directs et induits, pour 3 millions ? Quelle est la logique de fragiliser Airbus en ne donnant aucune certitude sur le maintien de la piste actuelle, utilisée par l’entreprise ?

 

Sur la sécurité : quelle est la logique de faire peur quant à la sécurité des vols alors que les pilotes professionnels de Nantes affirment qu’il n’y a pas de problème de sécurité et que les documents de la Direction Générale de l’Aviation Civile classent l’aéroport actuel de Nantes en catégorie A, c'est-à-dire sans risque particulier ? Par ailleurs, il est prévu qu'un trafic privé puisse continuer à s'exercer sur la plate-forme actuelle, si la nouvelle se fait : quelle logique si il s'agit de sécurité ?

 

Sur l’écologie : quelle est la logique de détruire 2000 ha de terres d’une biodiversité exceptionnelle, classés en ZNIEFF, de supprimer 90 km de haies ? Quelle est la logique de confier l’exploitation de l’aéroport à un opérateur privé qui cherchera à faire progresser le trafic, sans considération pour les nuisances induites notamment par les vols de nuit, ni pour les émissions polluantes (imbrûlés, oxydes d’azotes et CO2) ? Le plus grand risque demain est-il de manquer de surface pour les avions ou de manquer de surface pour produire notre nourriture ?

 

Sur l’immobilisme : qui sont les partisans de l’immobilisme ? Ceux qui  s’accrochent à un projet vieux de 40 ans, prévu pour faire atterrir le Concorde, qui a incarné les rêves de grandeur de plusieurs hommes politiques depuis des décennies ou bien ceux qui, comme nous, réinterrogeons les choix du passé à la lumière des enjeux majeurs de ce début de XXIe siècle ?

 

Sur le développement durable, maîtrisé : pourquoi avoir écarté d’emblée toutes les propositions d’optimiser l’aéroport existant ? Nouvelle procédure d’atterrissage moins bruyante et plus économique, utilisation de la voie ferrée qui arrive dans l’aéroport, connexion au tramway, réorientation de la piste existante, fonctionnement en réseau avec d'autres aéroports proches… Les propositions ne manquent pas. Quelle est la logique de donner des centaines de millions d’argent public à Vinci pour un équipement dont l’exploitation sera privée ? Dans les conventions permettant l'apport d'argent public, rien n'est dit sur la façon d'éponger les déficits s'ils surviennent, rien n'est dit sur le financement des extensions de la plate-forme, configurée au départ pour 4 millions de passagers.

 

Sur le développement durable, raisonné : après l’annonce d’une nouvelle ligne ferroviaire Nantes-Notre Dame des Landes-Rennes et celle d’un nouveau franchissement de la Loire, cet article prône l’intérêt d’une ligne LGV Brest-Nantes-Poitiers---Turin. Bref, à coup de milliards d’euros supplémentaires, une étoile de LGV autour de Nantes et de son aéroport ! Pendant ce temps, l'habitant des Pays de la Loire aura du mal à se rendre en train entre Saumur et Angers, entre Fontenay-le-Comte et la Roche-sur-Yon, entre Mayenne et Laval… 

 

Le projet de Notre Dame des Landes ne met pas d’abord en jeu le réchauffement climatique ou les nuisances pour les riverains, mais plus fondamentalement l’aménagement et l’équilibre du territoire, la lutte contre l’étalement urbain, l’agriculture et l’utilisation des finances publiques. Un vrai choix de société se joue à Notre Dame des Landes.

 

 

CEDPA - Collectif des élus doutant de la pertinence du projet d’aéroport   http://aeroportnddl.fr 

 redaction@aeroportnddl.fr

 

 

 

 

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Communiqué des élus MoDem de Nantes en réponse à la tribune des porteurs du projet NDDL dans Le Monde

17 Février 2011 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

  MoDem

 

Les porteurs du projet d’aéroport à Notre-Dame-Des-Landes se sont exprimés cette semaine dans Le Monde pour présenter leur point de vue et accuser les opposants d’immobilisme et de refus de progrès.

 

 

Mais ils se trompent car le seul progrès efficace pour améliorer la vie des ligériens serait, non pas de construire un autre aéroport, mais bien de créer une ligne à grande vitesse (LGV) de bout en bout Nantes- Paris via l’aéroport d’Angers – Marcé (49) pour remplacer la ligne actuelle (qui n’est en LGV que de Paris à Sablé) et pour que Nantes se trouve à 1 h 30 de Paris quand Bordeaux ne sera plus qu’à 2 h de la capitale.

 

Plus que « l’audace de construire un métro » Rennes a surtout eu l’audace et l’intelligence de faire le choix de la LGV Bretagne qui placera Rennes à 1 h 30 de Paris.

Nous privilégions le report de l’aérien sur l’investissement ferroviaire au profit de toute la région plutôt que de concentrer tous les moyens de l’Etat et des collectivités locales sur une seule infrastructure aéroportuaire au profit de quelques élus de la métropole nantaise.

 

Le Modem de Nantes a élaboré un quiz pédagogique et ludique sur l’aéroport international de Nantes Atlantique qui suffit au développement de la métropole. Celui-ci sera distribué dans toutes les boites à lettres de la ville de Nantes.

 

 

Les élus MoDem de Nantes, Benoît Blineau et Isabelle Loirat

Sylvie Tassin, présidente du MoDem de Nantes

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Réponse à la tribune des "compères" parue dans Le Monde

17 Février 2011 Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

 

Tiens, un nouveau collectif est né, il cosigne - à 10 mains - une tribune pro aéroport Notre-Dame-Des-Landes dans Le Monde. Mais ce sont les compères ! Ceux des coups tordus des veilles de fêtes ou de vacances.  

 

A les lire, Nantes ne serait pas accessible et nous ne prendrions pas "la vraie mesure des enjeux"  tandis qu'eux auraient des "intuitions fondatrices" comme NDDL ou le tram train Nantes - Châteaubriant...

 

"Qui sont les partisans de l'immobilisme ? ceux qui s'accrochent à un projet vieux de 40 ans, prévu pour faire atterrir le Concorde, qui a incarné les rêves de grandeur de plusieurs hommes politiques depuis des décennies ou bien ceux qui, comme nous, réinterrogeons les choix du passé à la lumière des enjeux majeurs de ce début de XXIe siècle ?" (Geneviève Lebouteux pour le  CEDPA Collectif de près de 1 000 élus qui doutent de la pertinence de ce projet)

 

Ils nous abreuvent de leurs "responsabilités" et de travail "main dans la main", en fait il s'agit de cumul de mandats dans le temps et dans l'espace, de décisions verrouillées à tous les échelons locaux ou nationaux.

 

Petite performance des compères : ils réussissent à écrire une tribune sans jamais parler des coûts et de l'argent public injecté dans le projet ni même oser citer VINCI qui va construire l'aéroport et les parkings attenant puisqu'à ce jour aucune desserte autre que routière n'est financée. Imaginez un aéroport éloigné de Nantes, en plein bocage, sans aucune desserte ferroviaire ni transport en commun à l'ouverture, qui plus est au milieu de communes et d'habitants qui n'en veulent pas. Le prix ne compte pas pour eux, ou plutôt si, ce sera NDDL à n'importe quel prix, au prix de n'importe quel mensonge.

 

 Ce qu'ils ne disent pas :

 

C'est que nous avons déjà un aéroport international  : Nantes Atlantique avec un trafic de 3 millions de passagers.

 

Nantes Atlantique peut être optimisé (réaménagement de parkings et aérogare, desserte ferroviaire possible sur une ligne existante, possibilité de réorientation de la piste actuelle pour éviter le survol de Nantes etc.) pour accueillir 4 millions de passagers et même 10 millions si cela devait arriver à moindres frais par rapport à la construction ex nihilo à 27 km de Nantes d'une nouvelle plateforme avec deux pistes.  

 

 

Il ne s'agit pas d'être contre toute forme de transport aérien ou d'aéroport mais nous pensons qu'il est plus pertinent d'investir aussi sur le ferroviaire (TGV, LGV, AGV, TER, RER etc.) plutôt que de concentrer tous les moyens de l'Etat et des collectivités locales sur une seule infrastructure aéroportuaire. Une meilleure répartition du trafic pourrait aussi se faire entre les aéroports existant de Nantes, Rennes et Angers.



La semaine où le président Obama et son administration décident d'investir 53 milliards sur six ans dans un plan vraiment ambitieux de développement des lignes ferroviaires aux Etats Unis, en plein débat sur les gaz de schiste, ça fait un peu ringard de se fendre d'une tribune pour dire qu'on veut construire un aéroport pour "Nantes capitale verte" en 2013.



NDDL n'est pas qu'un problème de réchauffement climatique, ni de riverains, mais d'aménagement du territoire, de finances et dépenses d'argent public, d'agriculture, de lutte contre l'étalement urbain. Un vrai choix de société se joue à Notre-Dame-Des-Landes. 

Enfin ce ne sont pas quelques bouts de toiture végétale, de panneaux solaires, de procédés labellisés HQE qui rendent la construction d'un aéroport compatible avec le développement durable Rien ne justifie aujourd'hui qu'on détruise de façon irréversible en les bétonnant plus de 1 600 à 2 000 hectares de terres agricoles, on ne les récupérera jamais, les fermes et les emplois qui vont avec non plus alors que chacun reconnait aujourd'hui qu'il faut conserver des terres agricoles pour produire à proximité des villes.

   

A propos des emplois et d'Airbus, quelqu'un pourrait il nous expliquer la cohérence du président du conseil général de Loire-Atlantique qui déclare le mardi 8 février dans Ouest France "il faut garder une piste pour Airbus à Nantes" et le lundi suivant cosigne une tribune dans laquelle est écrit "la libération d'une centaine d'hectares sur le site de l'ancien aéroport va servir au renforcement du pôle Airbus" . Quel avenir pour l'usine Airbus de Nantes si on ferme la piste voisine de Nantes Atlantique ?  Il se pourrait alors que l'A350 soit construit ailleurs. Comment croire un instant que l'espace libéré par la fermeture de Nantes Atlantique (géré par Vinci) va servir uniquement à renforcer le pôle Airbus et pas un peu la spéculation immobilière ?

 

 

Seul argument nouveau dans leur papier : Oslo mais ce n'est pas le bon exemple, la décision de le reconstruire a été prise en 1992, bien avant la crise mondiale, le peak oil, parce qu'ils avaient déjà plus de 10 millions de passagers pour une ville capitale et parce que la mer bloquait effectivement l'extension de l'aéroport.



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