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"Isabelle Loirat veut continuer" Ouest France 06 12 2013

9 Décembre 2013 Publié dans #Conseil Municipal Nantes

logo ouest franceIsabelle Loirat veut continuer Ouest France Mun 2014 06 12

 

http://www.ouest-france.fr/isabelle-loirat-veut-continuer-1772105

"Isabelle Loirat veut continuer"

 

Ouest France Nantes 6 décembre 2013

Recueillis par Philippe GAMBERT.

 

L'élue a pris ses distances avec le Modem et est prête à travailler avec les Verts. Mais rien n'est encore calé.

Trois questions à...

 

Isabelle Loirat, vous êtes conseillère municipale d'opposition à Nantes depuis 2008, êtes-vous motivée pour un autre mandat ?

 

J'ai pu ressentir une certaine lassitude avant l'été. Mais conseillère municipale, c'est très intéressant. Je conseille d'ailleurs à tout le monde de donner un peu de sa vie à une collectivité. Soit à travers une association ou un mandat. J'ai eu la chance d'engranger ma première expérience face à Jean-Marc Ayrault. On apprend plus vite.

 

Sur quelle liste, voulez-vous repartir ?

 

Nous sommes en discussion avec Pascale Chiron, tête de liste EELV. Je salue sa démarche. L'indépendance des écologistes me paraît être une bonne chose. Dans le dossier de Notre-Dame-des-Landes (NDLR : Isabelle Loirat est très opposée à ce projet d'aéroport, comme les Verts), on a appris à travailler ensemble.

Mais rien n'est encore calé. Il reste plein de choses en suspens. Notamment concernant le programme. La liste EELV va-t-elle reprendre nos propositions concernant le téléphérique, le repositionnement de la gare ? En outre, l'ouverture ne doit pas se limiter a deux noms : Benoît Blineau et moi (les deux élus sortant du Modem).

 

Vous êtes issus du Modem, quelle est votre position par rapport à ce parti ?

 

Compte tenu du rapprochement avec l'UDI, je n'ai pas repris ma carte en novembre dernier. Je fais donc partie de la société civile, comme on dit. Ce qui m'intéresse c'est de construire, de voir ce qu'on pourrait faire ensemble avec EELV pour le mandat 2008-2014*. Un partenariat avec des gens du Modem ou issus du Modem existe ou est envisagé ailleurs à gauche, dans de très grandes villes, comme à Paris, Lille. Pourquoi pas à Nantes ?"

 

http://www.ouest-france.fr/isabelle-loirat-veut-continuer-1772105  

* pour le mandat 2014-2020" bien sûr

 

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"Téléphérique Nantes : l'hypothèse avance" Presse Océan 02 12 2013

2 Décembre 2013 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Téléphérique- tram aérien - transport par câble

 

   

 

 

"Téléphérique : l'hypothèse avance" Presse Océan du 02 12 2013

 

TPH-l-hypothese-avance-Presse-O-02-12-13.JPG

 

Transports. Parmi les 4 pistes de réflexion présentées en 2014 aux élus de l'agglomération

 

 

"Téléphérique : l'hypothèse avance"

 

L'enquête sur le franchissement de la Loire continue. La faisabilité d'un transport par câble est aussi mise à l'étude.

 

Certains ont ri sous cape quand le MoDem a lancé l'idée [en novembre 2007]. Mais l'hypothèse d'un transport par câbles entre le nord et le sud de l'agglomération n'est pas écartée. En témoigne l'appel d'offres lancé par Nantes métropole auprès des cabinets spécialisés pour l'étude de faisabilité de ce mode de transport.

 

Trois périmètres différents mis à l'étude pour franchir la Loire par les airs

 

Le dossier du franchissement de la Loire ouvert par le conseil communautaire le 24 juin dernier, avance donc son chemin. Dans ce cadre, la collectivité a demandé à l'administration de procéder à "des études de faisabilité technique pré-opérationnels de différentes solutions de franchissement afin d'évaluer les conditions de réalisation" et de coûts sans doute ! L'analyse porte sur quatre solutions potentielles : l'élargissement du pont Anne-de-Bretagne, le creusement d'un tunnel entre Trnetemoult et Chantenay, la construction d'un pont à transbordeur et, donc, un transport par câble. Elles seront toutes étudiées techniquement et financièrement.

L'appel à étude, et non à réalisation, pour le transport par câble précise trois périmètres d'implantation, ce qui semble nouveau. Le premie concerne une liaison directe entre la gare de Chantenay et la Grande Ouche à Bouguenais-Les-Couets. Les deux autres passent au dessus de l'île de Nantes. L'un va de la gare maritime, à la Trocardière à Rezé. Et le second périmètre, plus audacieux, part de la gare maritime, franchit l'île de Nantes, fait un coude à la hauteur de la gare de Pont-Rousseau et s'achève à la hauteur de la station de busway Greneraie à Nantes sud.

Tous ces scénarios doivent inclure des arrêts intermédiaires sur l'île de Nantes. Et doivent s'appuyer sur des liaisons avec le Chronobus (C1 et C10 au nord) ou le tramway (lignes 1 au nord, 2 et 3 au sud Loire). Mais il n'est pas interdit d'imaginer une association des solutions routière et aérienne."

 logo presse ocean

J-D. Fresneau. Presse Océan du Lundi 2 décembre 2013  

 

 

 

 

2014 : année d'élection municipale explique sans doute cela.

 

Au début, c'est vrai, avec notre idée de tram aérien sur la Loire qui donnait le vertige à JMA, nous nous sommes sentis un peu seuls. Un mandat plus tard, la proposition est bien installée, il fallait juste qu'elle soit validée à l'extérieur et nous nous réjouissons que cette solution revienne en force dans la campagne. Cela fait un moment qu'on nous parle d'études de Nantes métropole pour savoir si oui ou non c'est possible, on nous a même ressorti des lois de 1941, maintenant il est question d'appel d'offres. Du nouveau quand même sur les tracés étudiés comme le souligne l'article. La métropole va même plus loin que nous en évoquant la desserte de Greneraie ou même de Bouguenais.

 

Finie donc la rigolade côté majorité, il faut se rendre à l'évidence, la proposition de téléphérique était sérieuse, reprise ailleurs, aussi sérieuse que les gens qui la portent. Aujourd'hui, on ne compte même plus les villes ou candidats qui proposent des projets de téléphérique. (voir catégorie téléphérique sur ce blog, n'hésitez pas à remonter dans l'historique des articles pour voir tout le chemin parcouru)

 

Vous imaginez un jour un tel retournement sur le dossier NDDL ? 

 

 

 http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-nantes-etude-de-faisabilite-pour-un-telepherique_fil-2442619_actu.Htm (pour la couleur des télécabines, j'aurais une préférence pour le rouge qui va mieux avec le gris... mais merci pour le montage photos)

 

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Exclus Lulu

30 Novembre 2013 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Politique

J'apprends aujourd'hui, par voie de presse (Presse Océan, 30 11 2013) que l'UDI aurait demandé mon exclusion du MoDem. UDI demande exclusion des élus BB et IL potin Presse O 30  

 

 

 

Ah, c'est l'UDI qui fait la loi au MoDem maintenant ? J'ai une pensée pour ceux qui ont avalé au lieu de lire la fameuse charte.

 

Bon, ils ont dû se renseigner avec leurs pieds, en effet, je n'ai pas renouvelé mon adhésion au MoDem en 2013, comme on dit, je ne suis "pas à jour de cotisation", la dernière remontant au 6 mars 2012.  

 

 

Et ce n'est pas un oubli de ma part,

j'ai toujours renouvelé mon adhésion au MoDem depuis sa fondation en 2007. Mais pas en 2013, pas au "MoDi". Voici d'ailleurs mon bulletin resté sous la pile de dossiers, sans réponse, un bulletin de non-réadhésion :

 

bulletin de non réadhésion I Loirat Modem 2013

 

Alors, il ne sont pas nés les UDI ou les "MoDi "qui vont demander mon exclusion du MoDem. J'ai déjà déjà pris mes distances. C'est librement que je suis partie, pas de gaieté de coeur mais aussi librement que j'étais venue, et, même pas venue pour ce qui est du "MoDi". Adhérer ou pas à un parti politique est une de nos libertés dont j'use et abuserai toujours.  La fameuse charte et le report du congrès statutaire où les militants auraient pu exprimer un choix différent ont conforté ma décision, achevé de me convaincre. J'ai dit dans un précédent billet qu'une page était définitivement tournée, sans m'étendre sur ce non-renouvellement d'adhésion ni dans la presse d'ailleurs.    

 

J'ai été élue du MoDem à Nantes, fière de l'être, je n'oublie pas que sans le MoDem, je n'aurais pas été élue conseillère municipale en 2008 lors de ma première candidature. J'ai déjà porté deux étiquettes, celles de Cap 21 et du MoDem, ai été responsable départementale pour ces deux partis et dû avalé moi aussi quelque couleuvre comme cet horrible meeting de Bayrou à Angers en mars 2012 où les militants ont été volontairement laissés dehors pour faire toute la place à l'intérieur à ceux qui l'avaient trahi et vilipendé. Ce soir-là les moins de 10 % nous ont sauté à la figure.   

 

Je n'aurais pas crû que ces étiquettes deviendraient un jour des "livrées" qu'on a plus envie de porter. Pas prête à reprendre une étiquette. Régime ! D'ailleurs pour aller où ?Aucun parti ne répond à lui seul aux attentes, en tout cas aux miennes et ne peut prétendre avoir seul la solution. En revanche, oui, c'est vrai, j'ai toujours envie de faire changer les choses et bouger les dossiers pour ou contre lesquels je me bats (voir sur ce blog), avec plus ou moins de succès, non parce qu'ils sont de gauche ou de droite, mais utiles ou inutiles, et compatibles ou pas avec l'Ecologie.

 

 

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"Notre-Dame-des-Landes : le contrat de l'enquête publique qui viole le code des marchés publics"

29 Novembre 2013 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

Biotope, le cabinet d'études pas au top !

 

Le 29 octobre 2013, Reporterre révélait, preuves à l'appui, dans un article intitulé "Notre-Dame-des-Landes : le contrat de l'enquête publique qui viole le code des marchés publics"  que "un des éléments clés de l'enquête publique du dossier d'aéroport à NDDL avait été conduit en violant la loi". Il s'agit du marché d'étude d'impact environnemental d'un montant de 195 000 euros, comprenant un inventaire de la faune et de la flore de la zone du projet d'aéroport. L'exécution du contrat a commencé avant même l'attribution du marché public au cabinet Biotope en 2005.

 

 

 

« Dites que le coin vous semble sympa »

 

 

" Pourtant, dès le 13 mai, un courriel interne à Biotope, et que Reporterre révèle ici, organise le travail d’inventaire, tout en prévenant les salariés de son caractère irrégulier, qui appelle des précautions : « Nous ne sommes pas officiellement retenus pour le marché, ce qui demande pour les premières prospections un peu de discrétion, du type : vous faites des prospections à titre perso parce que le coin vous semble sympa. Dès que nous recevons la lettre de mission, je vous la transmets ».

«   Je me permets de vous rappeler l'importance du projet et la publicité (+/-) qui pourrait en découler pour BIOTOPE, à l'échelle nationale, et vous souhaite courage et bon travail.

Merci, Ah oui, j'oubliais, ON EST LES MEILLEURS ET DE LOIN !!! « 

Courriel de Biotope à ses employés publié par Reporterre.  http://www.reporterre.net/spip.php?article4918  

J'aime. Tout est dans l'intuitif (+/-).

 

"Contactée par Reporterre, l’entreprise Biotope ne nie pas avoir anticipé la signature du contrat en 2005."

 

"Biotope plaide une méconnaissance des cycles biologiques de la part des services de l’État qui ont lancé l’appel d’offres. L’ordre de mission anticipé interviendrait donc comme un moyen de rattraper illégalement une boulette."

 

 "Mais aujourd’hui, ni le juriste de Biotope, Pierre Kochoyan, ni son directeur général, Frédéric Melki, ne veulent que leurs propos soient cités."

 

"Interrogée pour clarifier les missions actuelles et passées de Biotope, la préfecture de Loire-Atlantique ne souhaite ni commenter, ni même s’exprimer sur le sujet." Reporterre

 

 

Ces informations n'ont pas été reprises par les medias, une simple recherche sur Internet un mois plus tard le montre.    

 

Mediapart révélait en juin dernier que Biotope était soupçonné de fraude ou détournement d'emplois jeunes

 

Le 10 septembre 2013, « la société Biotope est condamnée au bout du compte à verser une somme globale de l’ordre de 75 000 Euros »  à l’un de ses anciens salariés.    

«Les Prud’hommes viennent de trancher dans un conflit du travail » Ouest France 30 09 2013  

+ lire l’article « Zone d’ombres dans un marché public » Ouest France 30 09 2013

NDDL : problèmes de rigueur et de crédibilité sur l'étude préalable d'impact du projet d'aéroport révélés par Mediapart et Ouest France

 

 

Les élus du CéDpa et l'Acipa ont donc interpellé début novembre par courrier les trois ministres des Transports, de l'Ecologie et des Affaires Sociales pour qu'ils fassent leur travail. 

 

Extrait du Courrier du CéDpa et de l'Acipa au Ministre des transports 4 nov 2013
 http://aeroportnddl.fr/file/courrier_ACIPA-CeDpa_MinistreTransports_4nov2013.pdf
 

 

« Aujourd’hui, c’est sur la procédure d’un des marchés publics que les services de l’État semblent défaillants. En effet, les documents officiels sont accablants : il apparaît que Biotope, le bureau d’études retenu pour réaliser l’état des lieux initial environnemental a reçu un ordre de mission signé de la Direction Départementale de l’Équipement le 6 juin 2005 bien avant donc l’attribution officielle du marché en date du 23 juin. Il est même patent que son travail a commencé avant l’ordre de mission dès le mois de mai.

Il s’agit là d’un non respect du code des marchés publics imputables à vos services et nous désirons savoir si vous comptez diligenter une enquête et le cas échéant procéder à des poursuites disciplinaires ou pénales. Le même bureau d’études est aussi à ce jour condamné en première instance par un jugement prud’homal du 10 septembre 2013 à verser des indemnités à un salarié licencié abusivement. Mais cette affaire n’est pas un simple conflit du droit du travail ; les juges des prud’hommes ont confirmé l’utilisation par Biotope d’une association ad hoc officiellement employeuse du personnel qui a réalisé le diagnostic. Ce montage curieux permettait de bénéficier de l’aide financière de l’État pour la création d’emplois-jeunes.

 

Nous alertons votre collègue, ministre des Affaires sociales en lui demandant aussi les suites qu’elle compte donner à cette affaire désormais publique. Une plainte sera-t-elle déposée pour escroquerie ? Une enquête judiciaire ouverte ? Soyez certain qu’en tant qu’élu-e-s ou simples citoyen-ne-s contribuables, soucieux de l’utilisation de l’argent public, nous sommes quant à nous prêts à porter les faits devant la justice mais il nous semblerait plus juste que ce soit avant tout l’État qui le fasse, dès lors qu’il a été trompé. »

http://aeroportnddl.fr/file/courrier_ACIPA-CeDpa_MinistreTransports_4nov2013.pdf

 

Lire les courriers du 4 novembre 2013 aux trois ministres sur le site du CéDpa 

 

Réponses ?  

 

F. Cuvillier : "l'aéroport sera construit !" Point barre. Et bien sûr repris en fanfare.

De RTL à France BTP, "Bruxelles donne son feu vert"  (Le Point, 20 11 2013 à 17 : 32 h), "Bruxelles donne son feu vert à une aide" (Le Télégramme), « Bruxelles autorise une subvention » (La Tribune), "Feu vert de Bruxelles pour une aide" (Le Monde), "Bruxelles dit oui à une aide pour NDDL" (Europe 1 avec AFP, 20 11 2013 à 17 : 32 h ), « Notre-Dame-des-Landes : Bruxelles accorde une subvention de 150 millions d’euros pour la construction de l’aéroport » avec la mention  « autre coup dur pour les opposants au projet de construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes » (Bati-Actu, 20 11 2013), "Vinci : Bruxelles valide l'aide de 150 Millions d'euros" (Boursier.com), « Une subvention de 150 Millions pour Notre-Dame-des-Landes » sur entreprisesnantes.fr

Comme si Bruxelles allait payer ! Mais non ce sont les Français, via l'Etat français  (fauché) qui ont obtenu le feu vert pour payer les 150 Millions de subventions. Ce n'est pas une surprise et nous le disons depuis des années, les contribuables seront les dindons de cette farce aéroportuaire, condamnés à payer la facture finale de la folie des grandeurs : ou l'aéroport inutile ou les indemnités dues à VINCI pour abandonner le projet. Dans les deux cas, les Français financent et VINCI perçoit l'argent. 

Le coup dur est surtout porté à tous les menteurs qui promettaient aux électeurs lors de précédentes campagnes électorales que les contribuables ne paieraient pas.  

 

 

Pour Jean-Luc Bennahmias, cette décision ne change pas la donne : "Que les subventions soient légales ou pas, cela ne change rien au fait que cet aéroport est un projet d'un autre siècle qui ne se justifie toujours pas en 2013". Et le député européen s'interroge : "compte tenu du climat actuel, est-ce que le gouvernement peut vraiment se permettre d'avoir un énième conflit en France aujourd'hui?"

http://www.jeanlucbennahmias.eu/notre-dame-des-landes-lannonce-faite-par-la-commission-europeenne-ne-change-rien-a-linutilite-du-projet  

 

 

 

Coup de théâtre cette semaine, le fameux cabinet Biotope, pas vraiment au top, vient d'être cambriolé ! Archives et disques durs envolés, volatilisés ! "Dommage, la justice, les services de l'Etat ou les ministres informés auraient pu avoir envie de fouiller un peu.

Alors là en revanche, quantité d'articles disponibles immédiatement en ligne sur ce cambriolage aussitôt relié aux opposants. Mystérieux cambriolage" (20 Minutes, 21 11 2013 à 07 : 14 h). http://www.20minutes.fr/nantes/1252723-mysterieux-cambriolage.

M. Melki ne souhaite pas que ses « propos soient cités » quand il s’agit du dossier peu glorieux de l’embauche illégale par Biotope d’un membre d’une association dans le cadre d’un marché public, mais il se confie bien volontiers dans une "interview complète » titrée  "Mais qui en veut à Biotope ? » dans laquelle « Frédéric Melki, le président-fondateur de Biotope fait un lien entre le vol de données informatiques et les opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes» http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-cambrioliage-a-nantes-mais-qui-en-veut-a-biotope-_fil-2434937_actu.Htm    

« Cambriolage chez Biotope à Nantes, cela a un lien avec Notre-Dame-des-Landes » (Metronews, 21 11 2013)

« Nantes : le bureau d’étude Biotope cambriolé des anti-aéroports soupçonnés » (France 3, 20 11 2013 à 18 : 31), http://pays-de-la-loire.france3.fr/2013/11/20/nantes-le-bureau-detude-biotope-cambriole-des-anti-aeroports-soupconnes-361809.html« Cambriolage à Nantes : « Des ailes pour l’Ouest pointe du doigt les Zadistes » (Presse Océan, 20 11 2013 à 16 : 58 h) http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-cambriolage-a-nantes-des-ailes-pour-l-ouest-pointe-du-doigt-les-zadistes_fil-2434465_actu.Htm

Et carrément ce titre « Des anti-aéroports revendiquent le vol de données »  trouvé sur http://www.lessablesdolonne.maville.com/actu/actudet_-des-anti-aeroport-revendiquent-le-vol-des-donnees_une-2434143_actu.Htm parce qu’un tag, tract ou autre indice avec le mot "Zad" ou "zadiste" aurait été judicieusement retrouvé sur place.  

 

 

Bien sûr, PAS UN MOT sur les curieuses affaires de Biotope mentionnées par Mediapart et Reporterre. On ne dit pas "Chapeau" mais "Bonnet" !  

 

 

LIENS

   

http://www.reporterre.net/spip.php?article4918 (29 10 2013)

 

http://www.mediapart.fr/journal/france/230613/notre-dame-des-landes-et-s-il-fallait-tout-recommencer  (27 06 2013)

 

Lien vers les 3 courriers du CéDpa aux 3 ministres : http://aeroportnddl.fr/articles.php?lng=fr&pg=640 cf. Biotope et irrégularités

 

http://www.jeanlucbennahmias.eu/notre-dame-des-landes-lannonce-faite-par-la-commission-europeenne-ne-change-rien-a-linutilite-du-projet

 

 

 

http://pays-de-la-loire.france3.fr/2013/11/20/nantes-le-bureau-detude-biotope-cambriole-des-anti-aeroports-soupconnes-361809.html

 

http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-cambriolage-a-nantes-des-ailes-pour-l-ouest-pointe-du-doigt-les-zadistes_fil-2434465_actu.Htm

 

http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-cambrioliage-a-nantes-mais-qui-en-veut-a-biotope-_fil-2434937_actu.Htm

 

http://www.20minutes.fr/nantes/1252723-mysterieux-cambriolage

 

https://www.google.com/url?q=http://www.metronews.fr/nantes/cambriolage-chez-biotope-a-nantes-cela-a-un-lien-avec-notre-dame-des-landes/mmkt!19B6vle6kvnio/&ct=ga&cd=NDg2MjgyNzY2MTg2NTgzNzc2OQ&cad=CAEYBg&usg=AFQjCNFt4JpYUaL9qjU9XTzrxij1Y8TW3w(21 11 2013)

 

http://www.lessablesdolonne.maville.com/actu/actudet_-des-anti-aeroport-revendiquent-le-vol-des-donnees_une-2434143_actu.Htm (20 11 2013 à 00 : 00)

 

http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-survol-de-nantes-bruyant-hier-soir-c-etait-un-rafale-a-l-entrainement_52716-2425559_actu.Htm(07 11 2013)

 

http://www.lepoint.fr/economie/notre-dame-des-landes-bruxelles-donne-son-feu-vert-a-une-aide-d-etat-20-11-2013-1759147_28.php

 

http://www.europe1.fr/France/L-UE-dit-oui-a-une-aide-pour-ND-des-Landes-1715305/  

 

http://www.batiactu.com/edito/notre-dame-des-landes---bruxelles-accorde-une-subv-36710.php

 

 

Article de Reporterre dans sa totalité. Source site de Reporterre.

 

http://www.reporterre.net/spip.php?article4918

 

 "Notre Dame des Landes : le contrat de l’enquête publique qui viole le code des marchés publics"

Nicolas de La Casinière (Reporterre)

mardi 29 octobre 2013

 

"Un des éléments clés du dossier d’enquête publique du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes était l’inventaire faunistique et floristique de la zone. Mais celui-ci a été conduit en violant la loi : le contrat a commencé d’être exécuté avant même qu’il ait été attribué, bafouant le code des marchés publics, comme le révèle Reporterre, documents à l’appui.

 

La déclaration d’utilité publique du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes doit-elle être annulée, parce que fondée sur un marché public douteux ? La question se pose aujourd’hui, avec les preuves apportées par Reporterre.

Pour bien comprendre la question, il faut remonter à l’année 2005, soit trois ans avant la DUP, la déclaration d’utilité publique signée par le gouvernement Fillon en février 2008. En cette année 2005, l’heure est à l’établissement du dossier qui sera soumis à enquête publique. Doit y figurer un inventaire des espèces naturelles remarquables présentes sur le terrain : tritons et grenouilles, libellules et insectes, oiseaux, chauves souris, tous au rapport, tout comme les espèces floristiques. Un appel d’offres est lancé pour choisir le bureau d’étude qui mènera ces inventaires indispensables.

L’administration l’a dénommé « Etude d’impact environnemental pour dossier DUP projet aéroport NDDL - Lot n° 1 : mission de coordination et de synthèse et volet faune flore milieux naturels ».

Le document est téléchargeable ici : http://www.reporterre.net/IMG/pdf/marche_attribution.pdf

 

 

Et comme il l’indique, l’attribution du marché ne sera officielle que le 23 juin 2005 : "VI.2) Numéro de référence attribué au dossier par le pouvoir adjudicateur : DDE44/2005/006/NDDL.
VI.3) Date de l’attribution du marché : 23.6.2005.
VI.4) Nombre d’offres reçues : 4.
VI.5) Ce marché a fait l’objet d’un avis publié au JOCE : Oui. Numéro d’avis au sommaire du JO : 2005/S 49-047408.
Du : 10.3.2005."

Mais le candidat retenu in fine, la société « d’ingénierie écologique » Biotope, n’a pas attendu l’avis officiel. Sans même attendre que l’administration ait achevé la consultation des offres des trois autres bureaux d’étude en compétition, les équipes de Biotope sont les bottes dans la boue près de deux mois avant que le marché ne lui soit attribué.

 

Règle stricte des marchés publics

 

La loi est pourtant claire : « Un marché public d’au moins 15.000 € hors taxe doit être obligatoirement notifié au candidat désigné avant le début d’exécution du contrat ». Or, le marché d’étude d’impact environnemental en question est de 195 127 euros précisément. Le code des marchés publics prévoit l’égalité de traitement des candidats et la transparence des procédures. Et donc, le début de « l’exécution du marché » (sa phase opérationnelle) ne peut pas intervenir avant la notification au titulaire du marché, ici attribué le 23 juin 2005 (la publication au Journal officiel n’intervenant que le 16 juillet suivant).

 

Dites que « le coin vous semble sympa »

 

Pourtant, dès le 13 mai, un courriel interne à Biotope, et que Reporterre révèle ici, organise le travail d’inventaire, tout en prévenant les salariés de son caractère irrégulier, qui appelle des précautions : « Nous ne sommes pas officiellement retenus pour le marché, ce qui demande pour les premières prospections un peu de discrétion, du type : vous faites des prospections à titre perso parce que le coin vous semble sympa. Dès que nous recevons la lettre de mission, je vous la transmets ».

 

Voici ce courriel à télécharger :

http://www.reporterre.net/IMG/pdf/mel_13_mai_2005_v_0.pdf

 

 

La direction départementale de l’équipement s’associe à cette procédure irrégulière, puisque dès le 6 juin 2005, soit dix-sept jours avant l’attribution du marché, elle donne une lettre de mission à Biotope, que Reporterre publie ici :

 

Ce feu vert de l’autorité responsable serait tout à fait « normal » selon Biotope, interrogé par Reporterre. Pour l’entreprise, les périodes d’observation auraient été mal prévues. Biotope plaide une méconnaissance des cycles biologiques de la part des services de l’État qui ont lancé l’appel d’offres. L’ordre de mission anticipé interviendrait donc comme un moyen de rattraper illégalement une boulette.

Le 28 juin, un nouveau courriel de Biotope à ses experts naturalistes annonce : « première info : nous avons enfin la notification du marché » tout en rappelant qu’« il est primordial de s’assurer de la sécurité juridique du projet ».

 

Deux mois d’avance sur la procédure légale

 

Bertrand Delprat, un ancien salarié de Biotope à l’époque, se souvient très bien de ce qui s’était passé. Il est aujourd’hui à la tête d’une petite société, Caldris, qui fait le même genre de travail. Bertrand Delprat vient de gagner un procès aux prud’hommes, de droit social cette fois, contre Biotope (lire encadré ci-dessous). Pour la période de 2005, il a comptabilisé vingt-et-un jours d’études sur le site, dédiés à l’examen de la flore, des oiseaux, des amphibiens, des insectes, et des chiroptères (chauve-souris). Sans compter le temps de rédaction des observations, et les réunions de suivi. Le premier déplacement sur le terrain date du 7 mai, vouée aux amphibiens. Soit 54 jours avant l’attribution de ce marché !

 

Des études depuis plus de dix ans

 

Quelque 240 salariés, quinze agences en France, des bureaux à Madagascar, en Serbie, au Maroc, Biotope est une grosse entreprise, qui a son siège à Mèze, dans l’Héraut, près de l’étang de Thau. Un bureau local a été ouvert depuis dix ans à Rezé, commune jouxtant Nantes.

Biotope signe des études environnementales pour le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes depuis 2002, réitère en 2006, en 2011. Des paysans occupant le terrain à la ferme de Bellevue sur l’emplacement prévu pour la zone aéroportuaire, affirment avoir vu il y a quelques jours, en octobre 2013, des salariés de Biotope protégés par des gendarmes mobiles. Toujours dans le périmètre de la Zad.

Interrogée pour clarifier les missions actuelles et passées de Biotope, la préfecture de Loire-Atlantique ne souhaite ni commenter, ni même s’exprimer sur le sujet.

 

Biotope, ni non ni nom

 

Contactée par Reporterre, l’entreprise Biotope ne nie pas avoir anticipé la signature du contrat en 2005. Tout en concédant avoir été prévenu courant mai qu’elle serait le lauréat de l’appel d’offres, ce qui rendait le bureau d’étude certain d’être attributaire, sauf recours improbable d’un concurrent. Il n’y a d’ailleurs pas eu de contestation judiciaire : les entreprises ne portent en effet jamais plainte dans ce genre de cas, si elles veulent continuer à travailler dans le secteur. Mais aujourd’hui, ni le juriste de Biotope, Pierre Kochoyan, ni son directeur général, Frédéric Melki, ne veulent que leurs propos soient cités.

 

Devant des tribunaux, la question pourrait se poser d’une illégalité du contrat et donc de son annulation. La DUP se trouverait alors orpheline de son indispensable diagnostic de la faune et la flore existante avant la consultation du public. On pourrait alors entendre parler de la loi n° 93-122 du 29 janvier 1993 relative à la prévention de la corruption et à la transparence de la vie économique et des procédures publiques.

 

Biotope déjà condamné

 

Le 10 septembre 2013, Biotope a été condamné par le tribunal des prud’hommes de Nantes à verser 76 212 euros à Bertrand Delprat, qui a travaillé pendant sept ans pour Biotope, mais par un biais original : si son temps était dédié à Biotope, il était officiellement rémunéré par une association satellite, VIAS (pour Voyages Inter Associations), présidée par l’épouse du patron de Biotope, et structure habilitée à toucher des aides publiques au titre du financement des emplois jeunes. Les entreprises ne pouvaient pas bénéficier de ces contrats aidés.

Mais Bertrand Delprat bénéficiait d’une adresse électronique fournie par Biotope, travaillait dans leurs locaux, gérait les relations clients, participait aux mission d’étude d’impact, et figure dans bien des documents officiels comme appartenant au bureau d’études. Ces informations ont été révélées par Médiapart en juin dernier. Faussement salarié de l’association, Bertrand Delprat avait été mis à la porte en septembre 2007 sans la moindre procédure, sans lettre de licenciement. Un mois plus tard, l’association était dissoute. Le jugement reconnaît qu’en ne déclarant pas son salarié, Biotope a commis l’infraction de travail dissimulé.
Cette infraction pourrait être un autre motif d’annulation du marché public attribué, donc d’irrégularité de la DUP.

Biotope a fait appel de cette décision de première instance, qui devrait donc être rejugé par la cour d’appel de Rennes.
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La Zad met en cause les naturalistes collaborateurs des bétonneurs

 

Dans la quiétude des zones humides et du bocage, les ornithologues de Biotope ont parfois dû demander la protection des gendarmes mobiles en tenue anti-émeute. Le 28 avril 2011, l’antenne nantaise de Biotope a été envahie par une cinquantaine de militants, qui dénonçaient son rôle dans la prescription des mesures compensatoires, sur les volets faune et flore.

Sur le terrain, les visites à Notre-Dame-des-Landes, des naturalistes de Biotope avaient été mal accueillies. Les militants les interpellent : « Peut être les mesures compensatoires ou d’atténuation que vous serez en mesure de proposer suffisent à satisfaire votre bonne conscience, suffisent à vous faire oublier que vous travailler sous contrat avec la multinationale du béton, Vinci... Nous sommes ici pour vous rappeler cette aberrante contradiction. Le bétonnage de deux mille hectares de terres sacrifiées sur l’autel du progrès et du profit des actionnaires de Vinci ne sera jamais écologique. Il n’y a pas d’aéroport écologique. On croirait un tel oxymore sorti tout droit de la novlangue de 1984. (...) Biotope et ses salarié-e-s participent aujourd’hui grandement à donner, volontairement ou non, la légitimité écologique à un projet et à ses promoteurs. »

En juin 2011, une banderole a même été installée sur une des routes de la ZAD clamant « Biotope, Vinci, fossoyeurs par nature ».


Source : Nicolas de La Casinière pour Reporterre.

Image : OCDE

Lire aussi : Notre Dame des Landes : l’Etat a manipulé les chiffres. Voici comment.


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Aéroport : Pour Jacques Bankir "Nantes se tire une balle dans le pied" Ouest France 14 11 2013

14 Novembre 2013 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

 
"Aéroport : "Nantes se tire une balle dans le pied" Ouest France 14 11 2013
  logo ouest france
 
Jacques Bankir a dirigé de nombreuses compagnies aériennes. Mardi, lors d'une réunion publique des opposants, il a pris position contre le transfert de l'aéroport nantais.
 
Jacques-Bankir-Aeroport-Nantes-se-tire-une-balle-dans-le-p.JPGEntretien
 
Jacques Bankir (1), consultant, ancien président de Regional Airlines
 
 
Comment expliquer le silence des responsables des compagnies aériennes sur le dossier de transfert de l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes ?
 
Quand vous demandez aux compagnies aériennes ce qu'elles en pensent, la réponse est toujours fuyante. Personne ne veut se mettre à dos l'administration qui, dans ce dossier, défend le fait du prince. Les compagnies ne sont pas intéressées. Mais elles se plieront, à condition qu'on ne les fasse pas payer davantage.
 
Pourtant, les défenseurs du transfert évoquent d'importantes perspectives de développement...
 
Je n'ai jamais vu un aéroport créer un marché du fait de son existence. Croire que Notre-Dame-des-Landes deviendra un hub régional avec des longs courriers relève de l'illusion. Lyon Satolas, depuis quarante ans n'arrive pas à garder un vol vers New York. Regardez aussi ce qui se passe à Strasbourg et Mulhouse. Air France rabat désormais par le train ses voyageurs vers les longs courriers de Roissy. Demain, ce sera la même chose à Nantes, Rennes, etc.
 
Alors, où est l'intérêt du transport aérien nantais ?
 
L'intérêt de Nantes, c'est d'avoir les meilleures liaisons possibles vers l'Europe des affaires. Ces trafics d'agglomération à agglomération sont favorisés par un aéroport proche, commode et bien géré. On ne mettra pas la gare TGV à des kilomètres. Notre-Dame-des-Landes est trop loin. Des études menées à Londres montrent que le coût d'exploitation croît beaucoup plus vite que l'éloignement. C'est exponentiel. Ici cette notion est absente. En revanche, on nous présente des tas de chiffres qui sous-estiment le coût réel de Notre-Dame-des-Landes et surestiment grossièrement les quelques modifications nécessaires pour adapter Nantes-Atlantique. Pour une bouchée de pain, Marseille et Bordeaux ont créé des gares extrêmement économiques, qui ont rajouté des capacités de 3 à 4 millions de passagers. Cela peut être fait à Nantes en quelques semaines.
 
Oui mais le bruit, la réfection de la piste...
 
Une nouvelle génération d'avions arrive, les 737 Max, les 320 Neo, commandés par milliers d'exemplaires. Leurs performances acoustiques vont être améliorées de 50 %.
A London Heathrow (450 000 mouvements), la population affectée par les courbes de bruit à 57 décibels est passée de 2 millions à 250 000 personnes alors que le trafic a augmenté de 65 %. Et on voudrait nous faire croire que le nombre de personnes affectées va doubler à Nantes. C'est grotesque. La piste ? Mais ça se refait la nuit sans fermer. Comment font-ils ailleurs ? En réalité pour 100 millions d'euros, vous pouvez avoir un très bel aéroport.
 
Pourquoi prenez-vous ainsi position ?
 
J'ai participé à Roissy et j'en suis fier. Je ne suis pas contre les grands projets. Encore faut-il qu'ils soient justifiés. Ici on engage de l'argent public, on gèle 1 200 ha de bocage, c'est la surface d'Heathrow, premier aéroport européen, 70 millions de passagers... Alors que vous avez un très bon aéroport, proche, facile à raccorder au tramway, bien géré par l'équipe de François Marie. Pourquoi aller chercher midi à quatorze heures ? Et puis, il y a au sud de la Loire en Vendée, un tissu remarquable de PME (Petites et moyennes entreprises) que j'ai découvert quand je travaillais à Nantes. Ces gens-là n'accepteront pas de se payer les embouteillages pour aller au nord-ouest de Nantes. Je déjeune régulièrement avec des responsables d'aéroports européens. Ce dossier les fait rigoler. Et moi je pense que Nantes se tire une balle dans le pied."
 
Recueilli par Marc LE DUC.  logo ouest france
 
(1) Nombreuses vice-présidences à Air France, puis présidences ou directions à à AOM, Air Tahiti Nui, City-Jet, Regional, Cohor. Ancien administrateur de Vueling, il est aujourd'hui consultant. 
 
     
 
     
Vidéo de l'intervention de Jacques BANKIR le 12 novembre 2013 à Nantes (La Manufacture) par Julien Merlaud
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Mariage ou enterrement ? En tout cas une page qui se tourne 06 11 2013

6 Novembre 2013 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Politique

   
 
Tout le monde parle de mariage à propos de la nouvelle alliance entre l'UDI et le MoDem et la création de l"Alternative".
 
J'y vois plutôt un enterrement, celui du MoDem, ou de l'esprit du MoDem 2007, dans sa forme d'indépendance avec sa liberté de proposer, sa volonté de dépasser le clivage gauche-droite qui n'a plus de sens dans un monde qui change à toute vitesse et donc de choisir ses alliances selon les projets avec la droite OU la gauche ou les écologistes .  
   
Ce nouveau positionnement au "centre droit" annoncé par F. Bayrou et JL. Borloo, assorti d'une alliance obligatoire avec la droite décidée par d'autres ne me convient pas. Je ne me retrouve pas dans ce "MODI" ou MoDem version 2013 rangé derrière l'UDI elle même alignée derrière l'UMP qui court après le FN. J'aurais eu la même réaction si l'ordre avait été l'alliance obligatoire avec le PS. 
 
 
     
 
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Fiscalité à la nantaise : attention à ne pas tout promettre comme JMA

9 Octobre 2013 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Conseil Municipal Nantes

Johanna Rolland (JR) candidate à la succession de Jean-Marc Ayrault (JMA) à la mairie de Nantes devait annoncer hier ses premières propositions. En fait elle s'est contentée de faire une promesse : ne pas augmenter les impôts si elle est élue. Exactement comme Jean-Marc Ayrault (JMA) en 2008. Sauf qu'il n'a jamais tenu sa promesse. Pas très malin de commencer par ça. Pas très crédible, c'est qui son directeur ou sa directrice de campagne ? Voici ce que JMA promettait dans son programme de 2008, en 221ème et dernière "proposition" : "stabiliser la pression fiscale et les prélèvements de la ville et de Nantes Métropole à leur niveau actuel". 

 

 

Promesse JMA stabilisation pression impôts 2008

 

Promesse N° 221 (non tenue) de Jean-Marc Ayrault, 

extraite page 28 de son programme modestement intitulé

"Nantes & plus" [Nos 200 propositions et plus] 

 

 

Fausse promesse sur laquelle il est revenu immédiatement après les élections, dès le premier vote du budget en 2009 puis 2010 etc. Rappel de ce qui s'est passé ensuite :

 

http://isabelleloirat.over-blog.fr/article-27391459.html : Conseil municipal du 30 01 2009, intervention sur le débat d'orientation budgétaire (DOB)  :

 

"En effet, dans la délibération ou dans la présentation du Budget Primitif 2009, la hausse des taux n’est même pas clairement exprimée, mais dissimulée derrière les mots  «+ équitable, nouveaux, ajustement, réévalué, maîtriser...» . Vous ne rappelez même pas les anciens taux.  Et lorsque la hausse est enfin mentionnée, nous apprenons qu’elle est en même temps « neutralisée » !

Ces artifices de langage montrent bien toute la difficulté et les limites de l’exercice auquel vous vous livrez aujourd’hui : comment justifier cette hausse d’impôts pour 2009 ? Alors que l’année s’annonce terrible pour nos concitoyens et que vous vous étiez bien gardés de l’évoquer pendant la campagne municipale dans votre programme «Nantes et Plus». Nous savons maintenant que hélas ce que signifiait le fameux « Et plus » : « Et plus d’IMPOTS » ! C’est sûr avec un tel slogan, vous n’auriez peut-être pas obtenu le même résultat. Pourtant la hausse des impôts, même masquée est réelle et bien là.
   

 

En 2009 :

 

Taxe d'Habitation passe de 21,96 à 23,80 %  soit + 1,84 %  

 

Angers : 16,9

 

Rennes : 20,43

 

 

 

Taxe Foncier Bâti passe de 25,13 à 27,24 %  soit + 2,11 

 

Angers : 31,49           Rennes : 23,45

 

 

 

Taxe Foncier Non Bâti passe de 57 à 61,86 % soit + 4 %     

Angers : 36,89 

 

 

 

Budget 2010 : Quel budget pour Nantes en 2010 ? Conseil municipal de Nantes du 29 janvier 2010 (30 01 2010)

 

http://isabelleloirat.over-blog.fr/article-quel-budget-pour-nantes-en-2010-conseil-municipal-de-nantes-du-29-janvier-2010-43921243.html

 

"M. le maire, mes chers collègues,

 

2010, année post électorale, sera donc comme 2009 placée sous le signe d’une nouvelle hausse – significative - des impôts à Nantes.

 

Les taux des 3 taxes augmentent de 3,53 %.

 

Le taux d’imposition augmentera pour :

 

La Taxe d’Habitation (TH) : de 23,80% à 24,04%, générant ainsi + 3 Millions de TH


La Taxe Foncière sur le Bâti (TFB) : de 27,24% à 27,51%     générant ainsi +3 M de TFB
 

La Taxe Foncière sur le Non Bâti (TFNB): de 61,85% à 62,48%       

 

Ce qui nous donne un produit fiscal qui passe de 161,7 M au Budget primitif 2009 à 169,8 M€ pour celui de 2010  soit + 8 M d’impôts et taxes. Alors qu'il n'y a que 72 habitants de plus...


+ 15 M d impôts ménages entre fin 2008 et début 2010.  

 

Nous ne voterons pas cette hausse des taux d’imposition des trois taxes locales car nous estimons qu’avant d’utiliser ce moyen en période de forte crise, il faut d’abord commencer par faire des économies, réduire un peu la voilure, supprimer des dépenses qui pèsent trop lourdement sur le budget de la Ville de Nantes lequel explose d’ailleurs cette année de plus de 16 M.

Plutôt que de ponctionner 3 M de plus de TH et 3 M de plus de TFB, vous pouviez aussi décider de retarder ou réduire de 2 ou 3 M chacun des « Grands Projets » non indispensables en cours. "

 

Budget 2011 : Un Débat d'Orientations Budgétaires (DOB) 2011 de Ville de Nantes qui manque de souffle CM du 04 02 2011.

 

 

 

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Nantes Prévention risques inondations "Quand l'eau rouille la machine" Le Nouvel Observateur 22 08 2013

2 Octobre 2013 Publié dans #La Loire - la Mer - l'Eau

 

Le PPRI de Nantes (plan de prévention des risques inondations) a fait l'objet d'une délibération au dernier conseil municipal en juin 2013.

 

 

Le Nouvel Observateur du 22 08 2013 Numéro 2546  

 

NANTES SPECIAL IMMOBILIER, page XIII

 

PREVENTION DES RISQUES D'INONDATIONS "QUAND L'EAU ROUILLE LA MACHINE"  

 

Les bords de Loire, très recherchés, seront protégés par le prochain plan de prévention des risques d'inondations

 

"Au milieu du fleuve, à 200 mètres de la tour à plomb de Couëron depuis l'estacade du quai Pont-Gibeau, la "Maison dans l'eau" de Jean-Luc Coucoult, fondateur de la compagnie de théatre de rue Royal de Luxe, amuse les Nantais et les touristes de passage, comme un pied de nez aux coups de colère de la Loire. La tempête Xynthia, dans la nuit du 28 au 29 février 2010, n'a pas entamé leur humour. "Mais elle a freiné la demande en sortant le risque d'inondation de l'espace imaginaire, dans lequel il glissait doucement, pour le réintroduire dans le temps présent", rappelle Bruno Crepy, de l'agence Crépy Immobilier, à Saint-Jean-de-Boiseau.

 

Elle a également servi pour l'élaboration d'un plan de prévention des risques d'inondations (PPRI) en Loire-Atlantique, imposé par la loi de prévention des risques des risques de 1995. Le document, qui remplacera le plan des surfaces submersibles élaboré en 1958, fera en septembre l'objet d'une enquête publique pour être approuvé à la fin de l'année. Elaboré à l'initiative de l'Etat pour contraindre les plans locaux d'urbanisme (PLU), il aura pour but de "ne pas aggraver les risques sur le territoire qu'il couvre et à en réduire la vulnérabilité, tant du point de vue de l'urbanisation future que des modalités de construction et des usages des sols" explique-t-on à la mairie de Nantes.

 

Douze mille personnes sont concernées dans l'agglomération. Sept mille quatre cents d'entre elles sont dans des immeubles nantais. A rezé, 670 maisons sont inondables, dont 335 en aléa fort (une potentialité d'un mètre d'eau). Un tiers d'entre elles réside à Couëron, à la Rograie et dans le bourg, à Basse-Indre et au Pellerin. Déjà soumis à des normes de construction dans certains secteurs sauvegardés, ces habitants devront, avec une subvention de l'Etat, réduire la vulnérabilité de leur bâti, en mettant à l'abri leur chaudière, leur compteur, ou en refaisant leur assainissement par exemple.

Difficilement vérifiable, la mise aux normes des bâtiments sera néanmoins prise en compte par les assureurs en cas de sinistre.

La possibilité d'extension sera elle aussi conditionnée à des normes encore plus strictes que celles actuellement en vigueur, pour améliorer par exemple les possibilités d'évacuation par des fenêtres de toit dans les zones classées en aléa fort.

Très recherchées dans des environnements préservés, les maisons vont conserver un fort pouvoir d'attraction pour ceux qui veulent coûte que coûte vivre au quotidien les marées dans l'estuaire, cohabiter avec les pêcheurs de civelles, fêtés tous les ans à Indre, ou encore prendre le bac pour se rendre au travail.

A Rezé, où les maisons se vendent en moyenne 210 000 euros (-3,1%), le gros des ventes dépasse 300 000 euros. A Basse-Indre où le ticket d'entrée se situe autour de 1 300 euros / m2, une maison de maître de 5 pièces, à rénover est à vendre 285 000 euros. Dans un contexte de baisse, la recherche de la Loire a néanmoins un double effet : son cadre, privilégié, va être de plus en plus protégé puisque les nouvelles constructions seront limitées. Mais certains acheteurs pourront prendre en compte les travaux à effectuer et les risques éventuels courus pour se l'offrir. "Les acquéreurs profitent déjà des contraintes existantes pour négocier des baisses de prix en ce moment. L'existence du futur PPRI leur donne un argument de plus", observe un agent immobilier des bords de Loire. "Dans les secteurs constructibles où quelques terrains sont encore disponibles, le PPRI s'ajoute aux règlementations thermiques et sismiques qui élèvent déjà le coût de la construction, ajoute Xavier Auneau, notaire au Pellerin. Les propriétaires vont devoir prendre l'ensemble de ces réalités en compte et accepter de réviser leurs attentes."

 

"La Loire est ainsi partie prenante de presque tous les gros travaux structurants programmés ou envisagés dans les années à venir, de la requalification des berges et des quais au transfert du CHU ou à un nouveau franchissement. Pour ce dernier projet, différentes solutions sont à l'étude, dont un tunnel entre Trentemoult et le Bas-Chantenay  et un transport par câble pour relier le nord et le sud de la Loire."

 

Valérie Rochaix. Le Nouvel Observateur du 22 08 2013

 

 

 

Sur le PPRI de Nantes : http://www.loire-atlantique.gouv.fr/Politiques-publiques/Risques-naturels-et-technologiques/Prevention-des-risques-naturels/Plans-Prevention-Risques-Naturels-Previsibles/Les-plans-de-Prevention-des-Risques-Inondation-en-Loire-Atlantique/Plan-de-Prevention-des-Risques-Inondation-de-Nantes (voir la note de présentation, pdf, 6,13 Mb. A noter : le document a été modifié le 24 09 2013 sur le site de la préfecture de Loire-Atlantique depuis le dernier conseil municipal de Nantes)    

 

Intervention sur le PPRI au dernier conseil municipal : Plan de Prévention des Risques Inondation à Nantes (PPRI Nantes Loire aval) (01 07 2013) à partir de la note de présentation disponible en juin 2013 sur le site de la préfecture.

 

 

PPRI NANTES (suite) : Les aventuriers en zone inondable (06 07 2013)

 

 

 

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Risques-d-inondations-une-association-se-cree-en-Loire-Atlantique_40771-2234109-pere-pdl_filDMA.Htm (30 09 2013)

 

"L’Association de défense des riverains de la Loire (RL 44) vient de voir le jour. Elle s’est créée à la suite du Plan de prévention des risques d’inondation dans l’agglomération nantaise (PPRI). Établi par la préfecture de Loire-Atlantique, celui-ci est soumis à enquête publique le 1er octobre. « Ce projet peut toucher 12 000 habitants, mais beaucoup plus si l’on compte les terrains et les entreprises », indique Michel Mainguy, président de RL 44.

Cette association prend « en compte tous les riverains de l’embouchure de la Loire jusqu’à Ancenis ».

La RL 44 veut « demander à l’État une application raisonnée du principe de précaution, qui prenne en compte l’existence, l’entretien et l’amélioration des ouvrages, que l’on habite en aval ou en amont du pont de Cheviré. » Ses adhérents demandent également que « l’État prenne en charge toutes les dépenses qui pourraient peser sur les particuliers et les entreprises avec l’application du PPRI. » Une pétition est en cours.        

Contact. Mail : rl44000@gmail.com. Tél. 06 70 32 36 20."

 

 

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Agression d'un vigile à NDDL : "le plan vigile qui rate"

2 Octobre 2013 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

Vous souvenez-vous de cette agression d'un vigile en novembre dernier, largement relayée par les porteurs du projet d'aéroport à NDDL, bien utile en son temps pour décrédibiliser la mobilisation à la veille de la grande manifestation à Notre-Dame-Des-Landes ? Depuis, plus de nouvelle de cette affaire-là jusqu'à ce que  La Lettre à Lulu revienne dans son édition estivale sur cette sombre histoire hivernale.  

 

A la Une de La Lettre à Lulu  N° 81 de Juillet 2013 :  "Agression du vigile à NDL : un montage qui accouche d'une souris ? page 8 

 

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"Gourdins de fer "

 

"Le plan vigile qui rate" paru dans La Lettre à Lulu  N° 81 de Juillet 2013

 

"Agression d'un vigile près de la Zad : il faut des coupables ! Tous au bagne. Ben finalement, rien. Ce qui rend d'autant plus suspect ce sauvage attentat, pourtant si utile pour décrédibiliser la mobilisation."

 

"Bizarre que préfet, pandores et magistrats n'aient pas saisi une si belle opportunité de démanteler un gang de voyous méchants, noctambules et masqués. Cette nuit du 13 novembre dernier, la maison isolée située sur la commune de Fay-de-Bretagne est gardée par un vigile seul, employé d'une société privée spécialisée dans la surveillance. Tout juste hors zone du peut-être futur aéroport, la baraque appartenant au conseil général depuis une quinzaine d'années était encore squattée quelques semaines avant. La gendarmerie de Châteaubriant et le parquet de Saint-Nazaire n'ont qu'une seule et unique déposition, celle du vigile, dont le récit a été obligeamment transmis à la presse par la préfecture et le conseil général : vers 3 h du mat, un groupe de dix à vingt personnes cagoulées et armées de "barres de fer", ou de "gourdins" selon les versions, se serait attaqué à lui et à son véhicule. Vitre arrière fracturée, voiture du vigile aspergée d'essence et incendiée. Blessé, l'agent de gardiennage aurait pris la fuite, "sérieusement brûlé aux mains et aux avants-bras" selon Le Figaro (1.) Tellement sérieusement que le médecin ne lui accorde que cinq jours d'arrêt de travail. Vraiment peu pour un "tabassage en règle" et des "fractures aux membres" évoquées par le conseil général. Il aurait dit avoir été roué de coups par des assaillants, dont certains auraient évoqué l'idée de le laisser dans sa bagnole avant d'y mettre le feu. Sur cette attaque qui apparaît à la fois très violente et très bénigne dans le résultat, mais préméditée, assortie de menaces de mort, les enquêteurs se sont bizarrement hâtés d'en faire le minimum. Alors quoi : le montage accouche d'une souris ?

 

Quatre jours avant

 

Pendant trois jours, représentants de l'Etat et des collectivités locales condamnent un "acte intolérable". Minorité autonome venue d'ailleurs qui entretient l'insécurité" pour le préfet, "dérive criminelle des opposants" pour le président de Région, "attaque d'une grande lâcheté" pour le président de Loire-Inférieure. "Une agression dont les responsables sont connus, disent les enquêteurs, une dizaine de militants anti-aéroport français et britanniques...". (2.). Mais voilà, à part le témoignage du vigile, rien ne dit que l'agression ait été commise par des anti-aéroports, ce que souligne rapidement sur France 3 la maire de Fay-de-Bretagne, Marie-Christine Lebreton qui se demande : "à qui profite cette attaque". L'Acipa abonde : "une provocation cherchant à discréditer le mouvement au moment où il s'amplifie n'est pas à exclure", quatre jours avant "la manif de réoccupation" du 17 novembre (2012)."Risquer de passer pour des voyous à ce moment-là, ce ne serait quand même pas très malin" dit l'élue de Fay qui affirme "avoir jamais eu de soucis avec les squatteurs de cette maison" dont elle est voisine.

 

Six mois après

 

Où en est l'enquête ? Curieusement Florence Lecoq, procureure de Saint-Nazaire, assure en décembre dernier à Lulu - et idem six mois plus tard - que "tout a été fait pour que cette enquête avance. Les environs ont été inspectés, des objets ont été trouvés mais n'ont rien prouvé". Rien du tout, selon la "legal team" de la Zad, où on assure voir les gendarmes débarquer régulièrement, pour des tas d'affaires bien plus bénignes.Mais pas celle-là : "Sur cette histoire, personne ici n'a jamais vu l'ombre d'un képi. Notamment les ex squatteurs de la maison, qui auraient pu être interrogés" Ne serait-ce que pour retrouver bidons d'essence et gourdins ayant servi à l'agression ? "Impossible et inutile. C'est l'équipement de base du zadiste, dit le dircab du préfet Patrick Lapouze. On en trouve dans chaque recoin habité de la zone". Le bon vieux discours sur les "commandos" prêts à en découdre !

Des relevés d'ADN ont-ils été pratiqués sur les indices relevés sur les lieux de l'agression ? "Des traces ont été prélevées, assure le parquet. Mais elles ne sont pas tangibles, elles ne prouvent rien. Imaginez, vous prenez l'apéritif chez quelqu'un, cette personne est retrouvée morte trois heures après votre départ. Les traces retrouvées sur votre verre font-elles de vous un coupable ?" Un suspect pour le moins...

 

Police nulle part

 

Embarassante pour la mobilisation des anti, l'affaire a été curieusement peu exploitée au-delà des premiers jours par les partisans de l'aéroport. La revendication postée deux jours après sur Indymedia Nantes peut être bidon : sur ce site alternatif, tout le monde peut déposer anonymement un tel texte. Y compris quelqu'un cherchant à décrédibiliser le mouvement. Rien n'empêcherait des enquêteurs de remonter jusqu'au poste émetteur du message : on a déjà vu enquête plus compliquée. Le site de la Zad n'a jamais authentifié le post d'Indymedia. "On attend des avancées dans cette enquête, comme tout le monde. On ne sait rien" dit un représentant des zadistes.

Un autre point laisse perplexe. Pourquoi l'agent de gardiennage était-il seul cette nuit-là ? "ça coûte de l'argent" dit-on au conseil général. Selon la maire de Fay, qui a un peu l'habitude de voir des vigiles surveiller des maisons, ils sont toujours deux, trois ou quatre. Si la zone est si sensible, ce que les autorités et la presse ressassent à l'envi en s'appuyant sur des témoignages anonymes de riverains agressés et insultés, pourquoi un seul vigile en faction ? "Un espace à surveiller n'est renforcé que s'il s'y passe quelque chose de grave", explique à Lulu le patron d'ACS, Activité contrôle sécurité, l'entreprise chargée de veiller sur la maison où aurait eu lieu l'agression.

 

Justice pas plus

 

Très surprenant, cette justice apathique : on l'a connue plus réactive sur la ZAD où le moindre pet de travers vaut une condamnation. Deux torses nus, gars et fille, sous le nez des gendarmes dans le bois le 23 novembre 2012 ? Outrage, 15 jours de prison avec sursis (3.). Mouvement de recul de tracteur face aux gendarmes mobiles le 21 juin 2012 ? Douze heures de garde à vue, saisie du tracteur considéré comme "arme par destination", un mois avec sursis* pour l'agriculteur accusé de violence avec arme. Un gendarme aurait eu "la peur de sa vie"...

 

"Dans ces affaires, les auteurs sont sous les yeux des autorités" commente Patrick Lapouze à la préfecture. Donc des suspects plus facile à choper que la nuit où tous les conditionnels sont gris...

"Cette affaire de vigile, c'est grave. Un tel procédé est classique et ce ne serait pas la première fois que des agresseurs agissant de nuit, cagoulés, dans une zone peu fréquentée, ne seraient pas interpellés. La nuit, tous les chats sont gris. Beaucoup d'affaires en restent là, malheureusement. J'en vois tous les jours". Un magistrat un peu tatillon admettra qu'asperger un véhicule où est assis son occupant, le menacer de mort et le tabasser à coups de gourdin peut mener aux assises. Mais six mois après les faits, la procureure de Saint-Nazaire affirme aujourd'hui que le dossier "n'est pas encore clôturé mais risque d'être classé faute d'éléments nouveaux. Tout a été fait, et j'ai 90 autres dossiers en attente sur mon bureau..." Même torpeur étonnante à la gendarmerie de Châteaubriant, qui de toute façon "ne communique pas sur Notre-Dame-Des-Landes". Qu'en dit l'un des principaux intéressés joint par Lulu, le patron de la société de surveillance ne souhaite pas commenter. Le vigile agressé, qu'aucun journaliste n'a jamais pu rencontrer, encore moins. Pas bien causants, tous ces gens-là. La promotion de la vie nocturne du Nord-Loire souffre d'un vrai déficit communicationnel. C'est pas comme ça qu'on en fera un pôle d'attractivité internationale. "

 

Joseph Rouletabasse. La Lettre à Lulu de juillet 2013.Numéro 81

 

1.  Le Figaro, 13 novembre 2012

2. France Inter, journal de Michael Thébault, 14 novembre 2012

3. appels en cours

 

  

* appels en cours

 

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  http://www.lalettrealulu.com/La-Lettre-a-Lulu-n-81-sommaire_a2314.html

 

 

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NDDL : problèmes de rigueur et de crédibilité sur l'étude préalable d'impact du projet d'aéroport révélés par Mediapart et Ouest France

30 Septembre 2013 Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

 

Ouest France revient ce matin sur une info révélée par Médiapart il y a 3 mois, le 27 juin 2013 dans un article de trois pages. Nouveau coup dur pour la crédibilité des porteurs du projet d'aéroport à Notre-Dame-Des-Landes.

 

Charge-d-etudes-ou-agent-de-voyage-Ouest-France-30-09-201.jpg

 

"Chargé d'étude ou agent de voyage ?" Ouest France 30 09 2013

 

 

"Notre-Dame-des-Landes: et s’il fallait tout recommencer ?" Mediapart 27 06 2013

Extraits :

 

"Chargé de l’évaluation environnementale du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le bureau d’études Biotope est soupçonné de détournement d’emplois jeunes. Le rapport initial sur les oiseaux et les reptiles, qui fait tant débat aujourd’hui, a été réalisé par un jeune sous-traitant employé par une agence de voyage. Ces révélations mettent en doute la rigueur des études préalables au projet." Mediapart

  

"Si ce litige sort aujourd’hui de l’anonymat, c’est parce que Biotope est l’un des principaux bureaux d’études impliqués dans le développement du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Depuis 2003, ses collaborateurs ont rédigé une grande partie des évaluations environnementales du site menacé par le projet. En ce début d’été 2013, il vient de proposer à AGO, la filiale du groupe Vinci concessionnaire de l’aérogare, une nouvelle façon de compenser les dommages environnementaux du chantier à venir – la précédente méthodologie a été invalidée par les experts scientifiques sollicités par l’État" 

  

"Ce document est très important car il sert de base au dossier de dérogation sur les espèces protégées, aujourd’hui au cœur du conflit entre la préfecture de Loire-Atlantique et les opposants à l’aéroport."

  

"Pour Bertrand Delprat, qui est aujourd’hui à la tête d’un bureau d’études : « On a confié un dossier aussi complexe et aussi sensible à un emploi jeune dans une agence de voyages ! »

  

"Sollicité par Mediapart, Thomas Menut, ancien dirigeant de l’Acemav, également fondateur et associé de Biotope s’emporte au téléphone : « Si vous croyez que je vais tout étaler et tout vider mon sac… Je n’ai pas d’explications à vous donner et je ne suis pas certain que ce soit votre rôle d’étaler tout ça. Si vous voulez jouer les détectives, j’ai le droit ne pas vous répondre. »

 

"Ces révélations mettent en doute la rigueur des études préalables au transfert de l’aéroport. L’état initial du site a-t-il été réalisé en infraction avec la loi ? Si oui, peut-il encore être considéré comme valide, et comment vont réagir les pouvoirs publics ? La question est de nature juridique mais pas seulement : c’est aussi un enjeu de confiance entre les parties dans un dossier aussi conflictuel et aussi contesté. Difficile d’accepter qu’un contrat de concession d’environ 500 millions d’euros, signé pour 55 ans, se fonde sur une expertise élaborée dans des conditions douteuses." Mediapart, 27 06 2013.

 

http://www.mediapart.fr/journal/france/230613/notre-dame-des-landes-et-s-il-fallait-tout-recommencer?page_article=1 

 

http://www.mediapart.fr/journal/france/230613/notre-dame-des-landes-et-s-il-fallait-tout-recommencer?page_article=2

 

http://www.mediapart.fr/journal/france/230613/notre-dame-des-landes-et-s-il-fallait-tout-recommencer?page_article=3 

 

 

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