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Articles récents

Encore une boulette : Nicolas Sarkozy aurait menti sur sa présence à Berlin le 9 novembre 1989

9 Novembre 2009 Publié dans #Tartufferies


Ce sont les vainqueurs qui écrivent l'histoire en général et les historiens qui la réécrivent  lorsqu'ils ont enfin accès aux archives. Mais là c'est notre président qui se pique de réécrire l'histoire, et comme il n'est ni vainqueur ni historien, ça se termine encore en boulette.

Mur de Berlin: sur Facebook, Sarkozy réécrit l'histoire" par Alain Auffray, journaliste à Libération  

"Sympa, la page Facebook de Sarkozy. Vous avez vu?

Le président nous raconte son 9 novembre 89, en toute simplicité.  Photo nocturne à l'appui. Marteau en main, il y était,  Sarko, à Berlin.  L'homme qui s'apprête à faire l'Histoire ne pouvait rater ce moment historique. Epatant !

Le problème c'est que l'histoire qu'on nous raconte ne tient pas debout :

lire la suite sur le blog d'Alain Auffray

 
Nicolas Sarkozy était il vraiment à Berlin le 9 novembre 1989 ? sur Nouvelobs.fr

Mur de Berlin : Sarkozy se tromperait d'une semaine Figaro.fr

Sarko l'Européen ou la légende de Berlin par Sylvain Lapoix Marianne2.fr



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Nouveau site NOPIB Le climat change... changeons d'indicateurs

9 Novembre 2009 , Rédigé par Eric Delhaye Publié dans #Climat - Copenhague

9 septembre 2009


Ce texte a été rédigé par Eric Delhaye à l’occasion de la campagne « Copenhague 2009 – Le climat change… changeons d’indicateurs ! » de NOPIB pour la conférence de Copenhague, appelée COP 15, du 7 au 18 décembre 2009.

Introduction

Le sacro-saint PIB constitue depuis longtemps le baromètre de la richesse des nations. Il évalue la production d’une économie nationale à savoir l’activité transitant par le secteur marchand.

Comme le souligne justement le rapport du Conseil Economique, Social et Environnemental sur les indicateurs du développement durable et l’empreinte écologique présenté en juin par Philippe le Clézio, à aucun moment, celui-ci :

  • Ne prend en compte la qualité de la vie : ainsi les activités non monétarisées telles que la production domestique, le bénévolat associatif ne sont pas comptabilisées alors qu’on estime en France qu’elles représentent l’équivalent d’un million d’emplois temps plein. Par contre dès qu’une activité passe du secteur non marchand au secteur marchand, le PIB augmente
  • Ne comporte d’indication sur la manière dont la richesse se répartit : l’augmentation du PIB peut ainsi s’accompagner d’une augmentation des inégalités et engendrer de fortes disparités sociales voire menacer la cohésion sociale (inégalités par rapport à l’accès aux soins, à l’éducation, aux services sociaux…)
  • Ignore les atteintes à la santé et l’environnement (dégradation des actifs naturels tels que sous-sol, sol, eau, atmosphère, biodiversité…) et l’épuisement des ressources naturelles. Le pire est que certaines productions particulièrement néfastes à la durabilité (par leurs débauches énergétiques, de matières premières non renouvelables, les pollutions engendrées) entrent dans le calcul du PIB. Nous sommes là en présence d’un système complètement aveugle des problématiques qui se dresse devant nous.
Plus d’informations sur la base documentaire des avis, rapports et études du Conseil Économique, Social et Environnemental


lire la suite sur le nouveau site de NOPIB

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Coupures d'électricité à Nantes le 9 novembre 2009

9 Novembre 2009 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Energies


Une coupure d'électricité inattendue a eu lieu ce matin à Nantes vers 8 h 15 et a duré environ deux heures.
Sur le répondeur d'EDF un message indiquait dans un premier temps que la coupure concernait le quartier Bellamy Saint -Félix puis il a été remplacé par un second message qui cette fois mentionnait qu'il y avait un problème sur le secteur Nantes 44000.

On apprend maintenant qu'une autre coupure d'électricité aura lieu cet après-midi entre 13 h 30 et 15 h 30 ou 16 heures. (non confirmé à 13 h )

Problème de transfo ?
Coupures d'électricité liées à tous ces problèmes de maintenance et de vieillissement des centrales nucléaires françaises ? La semaine dernière on nous annonçait qu'il y avait des risques de coupures d'électricité en France (écouter France Info 3 nov 2009), que le pays allait connaître cet hiver de sérieux problèmes d'approvisionnement et que nous allions être obligés d'importer de l'électricité.
Il ne vous aura pas échappé que la Bretagne et l'Ouest de la France en particulier étaient chaque fois cités comme étant les plus concernés par ces problèmes d'approvisionnement et ces éventuelles coupures soi disant parce qu'ils auraient jadis refusé le nucléaire. Argument qui ne tient pas car il y a bien un verrou de centrales nucléaires le long de la Loire et en Normandie.

Serait-ce là un message subliminal pour préparer les populations à l'implantation d'un futur réacteur nucléaire dans l'Ouest ?

Quand la France a fait le choix du nucléaire dans les années 70 on nous avait promis une électricité pas chère et toujours disponible. Ce choix du nucléaire a retardé la mise en place de l'efficacité énergétique, des économies d'énergie et le développement des énergies renouvelables en France.

Actualité  Méteocity 30 ctobre 2009

Risques de coupures cet hiver en cas de "froid intense et durable"

La France va devoir importer de grandes quantités d'électricité cet hiver pour satisfaire la hausse de sa consommation et des coupures pourraient survenir en cas de "froid intense et durable", a prévenu vendredi le Réseau de Transport d'Electricité (RTE).La filiale d'EDF, qui gère le réseau de lignes à haute tension, estime que la France va devoir importer 4.000 mégawatts (MW) d'electricité "durant plusieurs semaines de novembre 2009 à janvier 2010", selon une étude publiée vendredi. Cela équivaut à la production de 4 réacteurs nucléaires.La forte dépendance de la France vis-à-vis de l'étranger pour ses besoins en électricité s'explique par les nombreux arrêts de production dont est victime le parc nucléaire français cette année.Une quinzaine de réacteurs nucléaires sur 58 étaient à l'arrêt vendredi pour maintenance, pour rechargement en uranium, ou pour avanies diverses, selon une source proche du dossier.EDF refuse d'informer à propos de ces arrêts de production ou de leur cause. Un mouvement de grève survenu au printemps chez EDF avait notamment retardé de plusieurs mois les opérations de maintenance sur les centrales nucléaires.En raison de ce déficit de production, la France a déjà dû importer 7.770 mégawatts (MW) le 19 octobre, une situation particulièrement inédite à cette période de l'année.Par ailleurs, la consommation d'électricité va comme chaque année atteindre des niveaux record cet hiver, en raison du fort équipement des Français en chauffages électriques.Si le risque de coupure est "modéré" cet hiver, la situation pourrait être plus tendue "en cas de froid intense et durable", estime RTE."Dans une situation de froid intense et durable avec des températures de 7 à 8 °C durablement sous les normales saisonnières (...) le niveau d'importation (d'électricité) pourrait atteindre 9.000 mégawatts (MW)", indique le gestionnaire de réseau.Selon l'étude de RTE, cela correspond à la "capacité maximale" d'importations supportable par le réseau électrique français. Et encore, cette limite technique s'entend seulement si les importations sont équilibrées entre les différents voisins de la France (Grande-Bretagne, Allemagne, Belgique, Italie, etc). Le réseau électrique français n'est en effet pas conçu pour importer de grandes quantités d'électricité, le pays étant d'habitude plutôt exportateur d'électrons.Si une telle situation était atteinte, RTE pourrait donc avoir recours "à des moyens exceptionnels", incluant des coupures partielles d'électricité dans certaines régions pour éviter que le système électrique ne s'écroule.Interrogé par l'AFP, EDF a pour sa part tenu un discours rassurant, affirmant que ses équipes étaient "mobilisées pour préparer le passage de l'hiver et satisfaire l'ensemble de ses clients lors de cette période de forte consommation d'électricité". Le groupe met en avant une "très faible pluviométrie avec un niveau des lacs sensiblement inférieur à la moyenne" qui affecte la production d'électricité d'origine hydraulique. Mais il assure avoir "anticipé les besoins", notamment en achetant de gros volumes d'électricité sur les marchés de gros européens depuis plusieurs mois.

AFP
http://www.meteocity.com/actualite-meteo/-suite-risques-de-coupures-cet-hiver-en-cas-de-froid-intense-et-durable--6582.aspx

Risques de coupures d’électricité cet hiver France Info - 31 octobre 2009

C’est la filiale d’EDF qui gère les lignes à haute tension, RTE qui lance cette mise en garde. En cas de "froid intense et durable", la France devra importer 4.000 mégawatts d’électricité "durant plusieurs semaines de novembre 2009 à janvier 2010". Sinon il pourrait y avoir des délestages, autrement dit des coupures d’électricité.

C’est une situation inédite, la France est d’habitude plutôt exportatrice d’électricité. Elle s’explique par de nombreux arrêts de production dans les centrales nucléaires françaises, qui assurent habituellement près de 80% de la production française. Le 26 octobre, 17 des 58 réacteurs d’EDF étaient à l’arrêt contre 4 ou 5 en temps normal à cette période de l’année. Electricité de France qui refuse de communiquer sur ces arrêts de production assure que ses équipes sont “mobilisées pour préparer le passage de l’hiver et satisfaire l’ensemble de ses clients.” Un mouvement de grève au printemps aurait retardé de plusieurs mois les opérations de maintenance et de rechargement en combustible des centrales nucléaires d’EDF. Des centrales qui ont également connu des avaries.

Risques de coupures d’électricité cet hiver, les précisions de Grégory Philipps  (0'58")
 

Le chauffage électrique en progression

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Exception française : les ministres du gouvernement soutiennent le caprice aéroportuaire du chef de file du PS à l'Assemblée !

6 Novembre 2009 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Tartufferies


Pour préparer le sommet mondial sur le climat, le ministre français de l'Ecologie JEan-Louis Borloo fait un tour du monde des pays pauvres, le JDD en faisait état dans ses 2 premières pages dimanche dernier.

Du flan tout cela quand on sait que la France s'apprête à construire avec la bénédiction de ce même ministre et du Premier ministre François Fillon, un deuxième aéroport inutile à 20 km de Nantes. Bon, il faut dire que cela fait grand plaisir au président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault lequel est aussi député maire de Nantes et président de l'agglomération de Nantes Métropole.

Quel drôle de pays que le nôtre où l'on voit des ministres d'un gouvernement soutenir et financer avec de l'argent public le projet délirant du chef de file de leur propre opposition !
Il est vrai que les contradictions sont des deux côtés. J'entendais il y a 2 jours Jean-Marc Ayrault fustiger le nouvel avion présidentiel de Nicolas Sarkozy, qu'il qualifiait de "caprice".
C'est exactement ce que lui rétorquent les opposants au projet d'aéroport à Notre-Dame-Landes, c'est son caprice et il va nous quitter affreusement cher.

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Combien gagnent vos élus ?

6 Novembre 2009 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Démocratie - citoyenneté - pluralisme


Le député de Loire-Atlantique, François de Rugy (les Verts) a publié récemment, dans un souci de transparence, ses revenus politiques. Excellente initiative.

http://www.francoisderugy.fr/public/presse/telechargements/dossier_presse_finances_depute.pdf

http://www.francoisderugy.fr/post/2009/10/23/Transparence

Voilà pourquoi je publie les miens aujourd'hui.

Je perçois pour mon mandat de conseillère municipale à Nantes une indemnité mensuelle de 242,72 euros.
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170 aéroports en France, pourquoi en construire un 171ème à Notre-Dame-Des-Landes?

5 Novembre 2009 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

Tandis que la France se targue de donner des leçons d’écologie à tout le monde, y compris au président Obama et que le président de la République se place en champion vert qui voudrait avec ses petits poings rageurs sauver le sommet mondial du climat à Copenhague en décembre, la France pourrait peut-être balayer devant sa porte.

 Les Enjeux, mensuel Economie du journal Les Echos

 




A retenir :


France : 170 aéroports pour 60 millions d'habitants, la plus forte densité européenne d'aéroports par millions d'habitants,  « mauvaise élève de l’Europe »

155 aéroports se disputent 10 % des 145 M de pax en 2007

 

"pléthore aéroportuaire" : maillage fourmille de doublons

 

 

 

Finances locales plombées : de 2000 à 2006, le secteur a reçu 590 Millions d’euros de subventions d’exploitation. Un montant appelé à croître sous la poussée des investissements imposés par les nouvelles normes environnementales et de sûreté.

« Maintenir des doublons à l’heure où les deniers publics sont plus rares est inacceptable »


Les magistrats de la Cour des Comptes pointent la flambée (+ 300%) de ce poste depuis 2001. En comparaison Paris n’a investi que 10 M ds équipements aéroportuaires


Lois de 2004 et 2005 ont organisé la cession de leur propriété par l’Etat et la possibilité de les privatiser en partie, l’Etat ne conservant une participation que sur les plus gros aéroports (Lyon, Nice, Marseille)


La Bretagne aligne pas moins de 7 plateformes dont 3 rien que pour le Finistère : Brest, Morlaix, Quimper


De Nantes à Orléans la vallée de la Loire héberge 5 aéroports

 

La Normandie a 3 aéroports internationaux.

 

Le pire serait encore à venir : de 1990 à 2030, l’avion aura perdu 39 Millions de passagers au profit du train (selon étude de la FNAUT reprise par le Ministère des Transports)

Sur le trajet Paris-Strasbourg par exemple, les parts de marché respectives de Air France et de la SNCF sont passées de 60 à 15% et de 35 à 80%

 

80% du Paris-Londres captés par l’Eurostar et 20% seulement à l’aérien alors que 15 ans plus tôt le rapport était de 2 à 88 % 

S'il y a déjà trop d'aéroports en France, pourquoi en construire encore un autre à Notre-Dame-Des-Landes ?

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Ces "villes vertes" dont les maires soutiennent la construction d'un aéroport surdimensionné !

4 Novembre 2009 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Tartufferies

Strasbourg, Angers et Nantes seraient les trois premières "villes vertes" d'un classement de l'Expansion.
Ce qui n'empêche pas les maires d'Angers et Nantes de soutenir le projet d'un aéroport Notre-Dame-Des-Landes sans desserte ferroviaire ni transports en commun !

On n'est plus à un paradoxe près.

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Encouragements

3 Novembre 2009 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Transports dont Vélo tram-train

Juppé le converti

"J'avais souscrit au contournement autoroutier de Bordeaux dans une phase antérieure de mon développement personnel en matière d'écologie. Je prône toujours le contournement de Bordeaux, mais en ferroviaire..."

Alain Juppé, maire de Bordeaux
Relevé dans Ville Rail et Transports
  numéro 431 page 19 du 21 octobre 2009



J'aimerais bien savoir ce qu'Alain Juppé pense du projet d'aéroport Notre-Dame-Landes, lequel est justement prévu sans desserte ferroviaire ni transports en commun. Je lui ai posé la question sur son blog.

(Article modifié le 4 novembre 2009, car ma question est toujours en attente de modération)

1
Isabelle Loirat 3 novembre 2009 à 18:04 Votre commentaire est en attente de modération.

Monsieur,

Vous avez dit, et nous nous en réjouissons, “J’avais souscrit au contournement autoroutier de Bordeaux dans une phase antérieure de mon développement personnel en matière d’écologie. Je prône toujours le contournement de Bordeaux, mais en ferroviaire…” (source Ville, Rail et Transports, N° 481, octobre 2009)

J’aimerais vraiment avoir votre avis sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-Des-Landes lequel est justement prévu sans desserte ferroviaire, ni transports en commun.
Merci


Isabelle Loirat
Conseillère municipale à Nantes


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“Notre-Dame des Landes est un projet du passé, un projet dépassé” par Jean Renard, géographe

2 Novembre 2009 Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

 

PAYSAN NANTAIS - NOVEMBRE 2009 - N° 1224  

 

“Notre-Dame des Landes est un projet du passé, un projet dépassé” Jean Renard, géographe


Dans cette nouvelle rubrique, nous demanderons l'avis d'un spécialiste, un expert, sur un sujet d'actualité. Ce mois-ci, questions à Jean Renard, professeur émérite de géographie à l'Université de Nantes, au sujet du projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes.


Pour que Nantes maintienne et développe son statut de métropole européenne, il faut un nouvel aéroport, disent les défenseurs du projet, sinon Nantes s'isolera et déclinera.

En tant que spécialiste des dynamiques de territoires, pensez-vous que l'avenir de Nantes se joue sur ce nouvel équipement ?


Oui, un aéroport international est nécessaire.Mais Nantes dispose d’un tel équipement. C’est Nantes Atlantique. Il suffit aux besoins actuels et futurs. Avec 2,7 millions de passagers (soit trois fois moins que l’actuelle gare ferroviaire) le trafic peut doubler, voire plus, sur place.

D’autant qu’il a été récemment modernisé et agrandi, qu’il est à proximité de la ville, relié à elle par une voie ferrée curieusement non utilisée, mais c’est que le concessionnaire tire profit des parkings.

Le seul problème est le danger provoqué par le survol de la ville. Or, depuis trente ans on a accepté ce survol. Si c’est si dangereux il faut immédiatement l’interdire. C’est possible si l’on

rétablit l’ancienne piste désaffectée orientée Est-Ouest, qui était à l’origine. Pourquoi l’a t-on

abandonnée ? Une simple modification de l’axe résoudrait le problème. Certes des populations seraient touchées qui ne le sont pas.

 

On comprend leur crainte. Mais cela éviterait le survol de la ville. Le coût serait bien plus faible

que le transfert envisagé sur le site de Notre-Dame des Landes (NDDL).

L’avis des pilotes, exprimé dans Ouest-France du 8 octobre 2009 : « Un nouvel aéroport pour quoi faire ? » est sans appel quant à l’inutilité de NDDL. Le projet était, il y a près de quarante

ans, associé au Concorde, et le « experts »prévoyaient alors un trafic de 6 millions de

passagers en l’an 2000. On en est loin.

 

La construction d'un nouvel aéroport va coûter cher aux collectivités territoriales et à l'État,

ne faudrait-il pas investir dans d'autres secteurs stratégiques ou d'autres facteurs de développement ?

 

Le coût du projet est manifestement sous- évalué. Les exemples d’autres équipements du même type montrent que cela coûtera trois ou quatre fois plus. Qui paiera ? On a dit au départ que ce serait le constructeur privé le mieux disant. Aujourd’hui on parle des collectivités locales. C’est-à-dire chacun d’entre nous. Pour quel montant ? Nul ne le sait. Rappelons pour mémoire que cet équipement est du domaine de l'État et non pas une décision des collectivités locales.

On nous dit que NDDL serait associé à une ligne à grande vitesse Nantes-Rennes. C’est une

bonne initiative que de relier les deux villes par une ligne TGV. Mais alors pourquoi nos élus

ont-ils refusé le projet alternatif à la ligne Le Mans-Rennes qui consistait à créer une ligne

Le Mans, Château-Gontier, Châteaubriant, et à partir de cette ville de faire deux branches, l’une vers Rennes, l’autre vers Nantes, solution proposée par la FNAUT (Fédération nationale

des association d'usagers des transports) ? On faisait ainsi d’une pierre deux coups. Aujourd’hui on se réveille pour proposer une ligne directe Nantes-Rennes. On croit rêver !

Bien d’autres investissements pour le bien être des populations et l’attractivité de la ville sont

plus utiles (transports en commun, lycées, services de santé, recherche). Au total ce projet

du passé est un projet dépassé.


L'impact de ce projet sur l'agriculture n'est-il pas
sous-estimé par les porteurs du projet ?

 

L’impact sur les terres agricoles serait considérable. Outre plusieurs milliers d’hectares consommés par le projet et les infrastructures pour y conduire, il faut évoquer toutes les consommations indirectes : zones commerciales, industrielles, carrières, etc.

Les agriculteurs chassés de ces terres,certes souvent bien indemnisés, iront propager la spéculation foncière sur un très vaste périmètre, par un effet domino bien connu.

Des promoteurs sont à l’affût. Il suffit d’observer ce qui se passe sur le marché foncier. Mais le veut t-on ?

Alors que l’on manque de bonnes terres arables c’est un gaspillage inconsidéré, d’autant qu’il n’est pas envisagé de procéder à des remembrements associés à la mutualisation des plus values liées au changement d’affectation des sols,

seul moyen pour tenter d’économiser les terres disponibles en brisant la spéculation.

 

 

Paru dans PAYSAN NANTAIS - NOVEMBRE 2009 - N° 1224

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Jean Ziegler : Rapport sur le droit à l'alimentation (video discours de Genève)

1 Novembre 2009 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Politique

854 M de personnes en permanence sous alimentés en 2008 

World Food Report de la FAO montre qu'il est possible de nourrir 12 milliards d'humains.
 
 
Explosion extraordinaire des prix alimentaires dans le monde :   
1 t de blé passée sur marché mondial de 210 dollars à 385 dollars soit une augmentation de 83 % !!
Comment feront les pays du Sud qui sont obligés d'importer ?
L'Afrique devra débourser non plus 5 milliards mais 8 milliards cette année pour ces importations
Les prix mondiaux vont être responsables de morts massives.

D'ou vient cette explosion des prix ?
d'après Jean Ziegler essentiellement de la conversion de la production alimentaire en agrocarburants : Etats Unis et Union Européenne sont" gravement coupables"

Il demande un moratoire de 5 ans sur la transformation des aliments en biodiesel ou bioethanol jusqu'à ce que science soit capable de transformer les déchets agricoles et non les aliments en agrocarburants
 
 
Les réfugiés de la faim n'ont aucune protection internanationale c'est pourquoi il propose aussi un  un droit au non refoulement provisoire pour les émigrés de la faim.
 
Expression à retenir : "the bottom milliard" : ceux qui sont tout en bas et qui n'ont pas bougé depuis 30 ans.
 
 
 
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