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Longue vie aux "Zad informatives" ! 09 09 2013

9 Septembre 2013 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

Pour le 151 ème billet sur l'aéroport à Notre-Dame-Des-Landes, j'ai envie de partager quelques réactions médiatiques sur la démission d'Hervé Kempf, laquelle décidément, ne laisse pas indifférent.
 
 
 
 
"Bienvenue au club" GLOBAL Magazine
 
"Bien sûr, il n’est alors jamais question de censure, juste d’« incompatibilités d’humeurs », de « circonstances », quelquefois d’« exigences de la ligne rédactionnelle » mais le plus souvent le censeur culpabilise le journaliste en qualifiant son travail « d’inintéressant pour le lecteur » voire  « hors sujet » ou pire il remet en cause la légitimité du journaliste à traiter le sujet considéré. Ce qui est d’une grande perversion fleurant l’école de commerce et celle voisine de la désinformation. Il n’y a pas de sujet pour untel ou untel. Un vrai journaliste peut tout faire s’il choisit de le faire. C’est un métier d’envie. D’envie de vérité. Il n’est pas là pour être expert mais pour raconter ce qui se passe, surtout quand ce n’est pas joli-joli, pour poser les questions qui fâchent. Le journaliste n’est pas là pour plaire, ni au sujet, ni à son patron, ni même à ses lecteurs. Un journal n’est pas un parti. Hervé Kempf est de cette trempe et a fait son boulot en couvrant l’affaire de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ce qui a hérissé la direction du Monde. Hervé Kempf a dû gâcher les dîners en ville de son patron avec le Premier ministre, avec le patron de Vinci, avec le banquier de Vinci, tous impliqués dans ce dossier. Vilain Hervé !"
 
 
 
 
 
 
 
 
"Sous la plume du médiateur du quotidien, Pascal Galinier, le directeur éditorial du Monde, Alain Frachon reconnaît pour la première fois publiquement qu’il reproche à son ancien collègue son travail sur le projet de transfert d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes : Hervé Kempf « a mené [au Monde] avec talent tous les combats qui lui tenaient à cœur. Mais l'une de ces batailles, le deuxième aéroport de Nantes, eût dû l'amener de lui-même à se désister de la couverture factuelle de cet événement. Il ne l'a pas voulu. C'est une autre conception de la presse, un point de désaccord noble ».
 
"Mais alors, pourquoi la règle serait-elle différente quand il s’agit d’écologie ? Car le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes présente toutes les caractéristiques d’une évasion environnementale. En prévoyant de construire un nouvel aérogare destiné à accueillir un trafic aérien plus nourri au-dessus de la ville de Nantes, la France organise le contournement de ses propres engagements internationaux à réduire par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Elle détourne aussi sa propre loi fixant l’objectif de réduire ses consommations d’énergie. Et au passage, elle piétine les normes protégeant les zones humides et la biodiversité."
 
"De la même façon que des journalistes aux convictions socialistes bien ancrées ont livré des reportages dénonciateurs sur la pauvreté des classes laborieuses ou l’horreur du travail des enfants au XIXe siècle, les journalistes écologistes ne se contentent pas de raconter un sujet, ils participent d’un mouvement de revendication : celle de la reconnaissance de l’enjeu environnemental."
 
 
 
 
"Sur le moment, je ne me suis pas préoccupé de savoir s’il y avait des causes cachées ou non à cette interdiction, qui était injustifiée sur le plan professionnel. Mais après, dans les temps très difficiles qui ont suivi, j’ai eu des indices (que je publierai éventuellement, mais qui ne sont en aucun cas des preuves) qu’il avait pu y avoir des pressions ou des signaux envoyés à la direction du Monde, par l’intermédiaire d’un actionnaire, de mettre la pédale douce sur NDDL. Il faut se rappeler que, au moment où la bataille de NDDL commence à la mi-octobre et se poursuit en novembre, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault est fragilisé, de façon inattendue, à la fois par NDDL et par l’affaire de la fonderie de Florange. Dans le contexte politique de l’époque, poursuivre des enquêtes fouillées sur NDDL pouvait donc poser un problème à ce gouvernement. Et effectivement, le raidissement de la direction du Monde à mon égard s’est produit après que j’ai publié l’enquête montrant que le préfet de Loire-Atlantique entre juin 2007 et juillet 2009 -Bernard Hagelsteen- avait été plus tard embauché par la société Vinci Autoroutes. Pour moi, le problème n’est pas qu’il y ait eu pression ou pas. Mais s’il y a eu des pressions, un journal indépendant devait y résister, en soutenant le journaliste qui enquêtait. Et s’il n’y a pas eu de pression, il aurait fallu laisser son ou ses journalistes enquêter sur le sujet."
 
 
 
Libé : "Pourquoi avez-vous quitté Le Monde ?"
 
Hervé Kempf : "Parce qu'il s'est produit quelque chose d'inacceptable : on m'a empêché de suivre Notre-Dame-Des-Landes que je couvrais attentivement depuis 2009. On m'a empêché de poursuivre mes enquêtes et de faire des reportages sur le sujet."
"Je redis que la raison fondamentale de mon départ est que l'on m'a empêché de suivre Notre Dame Des Landes "
 
 
"Verts de rage" Le Monde http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2013/09/05/verts-de-rage_3472157_3208.html : billet du médiateur du journal Le Monde qui en rajoute à l'envie de se désabonner, mais je ne l'ai pas fait car il y a encore des papiers qui valent le coup comme celui de Florence Aubenas ce week-end "Où sont les Japonais ?" (ne porte pas sur Fukushima ou la catastrophe toujours en cours). Déjà que la disparition des pages "Planète" avait considérablement réduit mon temps de lecture du Monde, je ne m'étais pas abonnée pour lire des suppléments économie avec des éditos sur LVMH.
 
 
 
"C'est un divorce à l'amiable, mais qui fait du bruit. Hervé Kempf, spécialiste de l'écologie au Monde a quitté de son propre fait le journal en l'accusant de censure sur le dossier de l'aéoroport Notre-Dame-des-Landes. De son côté, Le Monde dément la censure, mais reconnaît tout de même avoir voulu un journaliste plus neutre et - ce sont ses termes - plus "impavide" pour suivre ce dossier. Qu'est ce qu'un journaliste neutre ? Qu'est-ce qu'un journaliste "impavide" ? Qu'est-ce qu'un journaliste engagé ? L'objectivité existe-t-elle ? Pour répondre à ces questions nous avons invité Hervé Kempf qui s'exprime désormais sur le site Reporterre qu'il a fondé en 2006, mais aussi Eric Dupin, journaliste indépendant, qui était parti pendant une semaine à Notre-Dame-des-Landes pour @si et qui a une approche différente du métier, et enfin Jean-Marc Manach, auteur du blog Bug Brother sur Le Monde.fr, du célèbre documentaire, "La contre histoire des internets", et futur présentateur de notre émission 14h42 en partenariat avec PCINpact.
L'émission est présentée par Daniel Schneidermann, préparée par la rédactionet déco-réalisée par Mireille Campourcy et François Rose. L'émission dure 1 heure et 17 minutes. Si la lecture des vidéos est saccadée, reportez-vous à nos conseils. (Court) making of de l'émission, par Daniel Schneidermann Comment nait une idée de plateau ? La même semaine, j'ai eu deux discussions ...
Par la rédaction le 06/09/2013"
 
 
"A Nantes, le projet de grand aéroport reste contesté" Le Monde du 11 Août 2009. C'est l'article dont il est question dans la vidéo de "Arrêt sur Images".   http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/08/10/a-nantes-le-projet-de-grand-aeroport-reste-conteste_1227184_3244.html (11 08 2009 ). Disponible ici aussi car l'article m'avait marquée.  
 
 
"Il y a des sujets  importants, l'intervention en Syrie, la grève pour les retraites, la charte pour la laïcité. Et pourtant, depuis quelques jours, un sujet intéresse toutes les rédactions: Hervé Kempf a quitté Le Monde. Comment un journaliste bien en place depuis quinze ans dans le journal de référence, peut-il soudain quitter volontairement ce titre prestigieux ? Hervé Kempf affirme avoir été censuré par sa direction sur le dossier Notre-Dame-des-Landes, pour lui le quotidien a subi des pressions pour ne pas traiter l'affaire." D. Mermet
 
L'entretien de Daniel Mermet avec Hervé Kempf se termine par une note positive sur son envie de créer des "zones autonomes de diffusion" de l'information, des "ZAD informatives". Longue vie aux "Zad informatives" !  
 
Au fait à quand l'entrée du mot "Zad" dans le dictionnaire ?   
 
 
 
 
  
   
 
 
Oui, je sais , ce "Haut les coeurs" musical avec FAUVE n'a rien à voir avec le sujet mais c'est juste pour un souhaiter un bon anniversaire de mariage à l'Homme de ma vie qui me l'a fait découvrir. 
___________________________________________________________

Commentaire rajouté le 06 Juin 2017 : "Zad" et "zadiste" sont entrés dans le dictionnaire !

"De "anthropocène" à "zadiste" : ces nouveaux mots qui verdissent nos dictionnaires" sur http://maplanete.blogs.sudouest.fr/archive/2015/05/28/en-france-le-dictionnaire-passe-au-vert-1037028.html (29 mai 2015)

http://www.france24.com/fr/20150518-nouveaux-mots-petit-robert-dictionnaire-zadistes-charb-hidalgo (18 mai 2015)

http://information.tv5monde.com/info/langue-francaise-les-mots-de-l-annee-34004 (20 mai 2015)

 

 

 

 

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"Par ici la sortie !" Le Canard Enchaîné du 04 09 2013

4 Septembre 2013 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

J'aurais été étonnée et déçue si Le Canard  n'avait pas informé ses fidèles lecteurs.

 

"Par ici la sortie !" un "Plouf !" de Jean-Luc Porquet accompagné d'un dessin de Cabu dans Le Canard Enchaîné du mercredi 4 septembre 2013

 

Par-ici-la-sortie-Le-Canard-Enchaine-04-09-2013-demission.JPG

 

 

 

 "C'est la rentrée, mais pas pour tout le monde : pour Hervé Kempf, c'est la sortie. La signature d'Hervé Kempf est familière aux lecteurs du "Monde".

 

"Grâce à Kempf, renforcé par d'autres journalistes, les pages écologie du "Monde" étaient riches, fortes, vivantes, et d'une belle indépendance."

 

"A partir de 2007, Kempf a suivi avec attention le projet d'aéroport à Notre-Dame-Des-Landes. "

 

...

 

impavide : qui n'éprouve ou ne trahit aucune peur

 

  Bon vent et Haut les coeurs Monsieur Kempf !

 

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Bon vent et Haut les coeurs Monsieur Kempf !

31 Août 2013 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

 

Coup de tonnerre ! Le journaliste Hervé Kempf, spécialiste des questions environnement a démissionné du journal Le Monde.

 

"Il ira bientôt rejoindre le site Reporterre,

avec lequel il collaborait déjà. S'il quitte Le Monde, ce n'est pas par envie, mais bel et bien pour cause de divergence avec la direction du journal sur différents dossiers et notamment sur le traitement de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes (NDDL). Sur ce sujet, Kempf considère qu'il a été censuré par la direction".  Source Arrêt sur Image (30 08 2013) 

 

 

NDDL : dossier tellement pourri qu'il pousse un grand quotidien français comme Le Monde à la CENSURE 

 

Un grand MERCI à Hervé Kempf, pour avoir,  grâce à ses chroniques, informé tout le pays et au-delà de ce qui se passait à Notre-Dame-Des-Landes 

 

Alors, bon vent et "Haut les coeurs" Monsieur Hervé K. !

 

Liens :  

 

http://www.arretsurimages.net/breves/2013-08-30/Ecologie-Kempf-quitte-Le-Monde-id15978

 

http://www.reporterre.net/

 

 

 

Billet modifié le 02 09 2013 par Isabelle Loirat pour ajouter les liens suivants et vous inviter à lire "récit et explications exacts" par Hervé Kempf lui-même :

 

"Adieu Le Monde, vive Reporterre" sur http://www.reporterre.net/spip.php?article4586

 

et "Au journal des journalistes" sur http://www.reporterre.net/spip.php?article4605

 

 

Extraits :  

 

"Ce 2 septembre, quinze ans et un jour après y être entré, je quitte Le Monde : en ce lundi, le dernier lien juridique entre ce journal et moi est défait, par le« solde de tout compte ».

 

Que je quitte volontairement un titre prestigieux étonnera peut-être. Mais certes moins que la raison qui m’y pousse : la censure mise en œuvre par sa direction, qui m’a empêché de poursuivre dans ce journal enquêtes et reportages sur le dossier de Notre Dame des Landes.

 

Au terme de l’histoire que je vais ici retracer"

 

...

     

 

"Je vis le directeur par intérim, Alain Frachon, le 5 décembre. Discussion intéressante, mais qui n’aboutit à rien : le fond du problème était nié. Dans une lettre qu’il m’écrivit le 17 décembre, il exprima le point de vue officiel de la direction : « Ce ne sont pas tes compétences qui sont en question, mais un problème d’image : nous tenons à ce que l’approche du journal reste aussi impavide que possible, tout particulièrement dans les pages Planète ».

 

A quoi je répondis : « Impavide, nous dit le dictionnaire, signifie ’qui n’éprouve ni ne manifeste aucune crainte, aucune peur’. De quoi le journal pourrait-il avoir peur ? En quoi mon travail de journaliste et de révélateur d’aspects dérangeants du dossier Notre Dame des Landes pourrait-il empêcher le journal de ne pas avoir peur ? »

 

Une réponse possible à cette question est que Le Monde avait peur de déplaire aux promoteurs du projet d’aéroport."

 

 

Pour lire la suite de "Adieu Le Monde, vive Reporterre" par Monsieur Hervé Kempf sur Reporterre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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"La Course" Dessin de Olivier Bonhomme 20 08 2013

25 Août 2013 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Energies

"La Course" par Olivier Bonhomme. Dessin paru dans Le Monde du mardi 20 Août 2013.

 

La-Course-Olivier-Bonhomme-Le-Monde-eco_20-aout-2013.jpg

 

 

 

 

Lien vers son blog  : http://olivierbonhomme.blogspot.fr/ et le commentaire qui accompagne son dessin :

 

"Hello ! Cela faisait un moment que je n'avais pas posté sur le blog. Je reviens avec une illustration réalisée pour le Monde - Eco, sujet libre. Exercice difficile que celui de choisir un sujet de l'actualité économique parmi la multitude qui font l'actualité mondiale. J'ai choisi d'illustrer la situation économique du Japon face aux enjeux énergétiques de demain, la course effrénée à la croissance qui  se fait souvent au mépris de environnement  En bref, le paradoxe d'un monde qui fonce droit dans le mur... c'est vachement joyeux !". Olivier Bonhomme

 

Pas très joyeux, en effet, l'Océan Pacifique est contaminé, et certains de faire comme si les océans ne communiquaient plus entre eux.

 

"Malheureusement, il est à craindre que l’objectif principal du gouvernement ne soit pas de résoudre les problèmes posés par l’accident de Fukushima, mais de préserver les chances de relancer le nucléaire japonais, presque à l’arrêt aujourd’hui." Médiapart

 

http://www.mediapart.fr/journal/international/230813/fukushima-cette-crise-que-le-monde-voudrait-oublier (24 08 2013)  

 

http://www.mediapart.fr/journal/international/230813/fukushima-cette-crise-que-le-monde-voudrait-oublier?page_article=2 

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Il faut changer de modèle énergétique et nous on va changer de compteur !

11 Juillet 2013 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Energies

Il faudrait changer de modèle énergétique. Et nous, en France, on va changer de compteur électrique... ! ? Le tout pour 5 à 8 Milliards d'Euros sur un plan de 12 Milliards sur plusieurs années.

 

Débat sur la transition énergétique ? Bien qu'un nouveau ministre de l'Ecologie ait été nommé dans la semaine, il ne lui revient pas de se présenter aux Français pour expliquer  ce nouveau plan "vert". Non, c'est JMA qui le présente, pour soigner son image faussement écolo et vraiment écornée ces derniers temps.

 

Alors que les questions se bousculent : qu'est-ce qu'on fait du nucléaire, de ses déchets, de notre dépendance aux rares pays producteurs d'uranium, de la sécurité remise en cause avec Fukushima où la situation s'aggrave pour les rejets d'élements radioactifs, comment et combien on investit sur les Energies renouvelables ou encore dans des EPR, comment on réduit notre consommation d'énergie et les pollutions et émissions de gaz à effet de serre qui vont avec, comment on s'adapte au réchauffement climatique, comment on partage avec les autres continents etc. ??

 

On se retrouve avec un grand projet collectif de changement de compteur électrique, de couleur verte, avec  un nom anglais porteur de "lien" !

 

C'est le deuxième billet sur les boitiers ou compteurs, le précédent datait de juillet 2009, EDF combattait les boitiers pour faire des économies d'énergie. En 2009 EDF combat les économies d'énergie ! (18 07 2009). Mais c'était une autre époque.

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PPRI NANTES (suite) : Les aventuriers en zone inondable

6 Juillet 2013 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #La Loire - la Mer - l'Eau

"Un camping du Voyage à Nantes en projet" Ouest France 06 Juillet 2013

 

"Le Voyage à Nantes imagine un camping d'architectures mobiles à Rezé. Sa réalisation implique de modifier le Plan de prévention des risques d'inondations"

 

"Jean Blaise souhaiterait proposer aux touristes une dizaine voire quinzaine de micro-architectures insolites"

  logo ouest france

"Objectif : accueillir une centaine de visiteurs, pour une nuit ou plus"

 

"Un dossier compliqué"

 

"Le projet a séduit les élus rezéens. Mais, déjà une première difficulté s'annonce. En effet le Plan de prévention des risques d'inondation (PPRI) ne permet pas dans ce secteur ouest de Trentemoult "les terrains de camping, caravanage et autres terrains aménagés pour l'hébergement de loisirs". 

"Lors du vote du PPRI au cours du dernier conseil municipal, les élus rezéens ont demandé que le texte soit changé. Et permettre ainsi "l'implantation d'un camping dans le cadre du Voyage à Nantes", comme l'a exprimé Gérard Allard, adjoint à l'urbanisme".

 

Quoi qu'il en soit, l'état de zone inondable contraindra les promoteurs du camping à aménager des "structures démontables en 48 h, ou fixées en hauteur" 

 

Ouest France, Samedi 6 juillet 2013, article d'Anne-Lise FLEURY et Isabelle LABARRE

 

Intéressant. Il y a décidément trop de dérogations (ou demandes de) dans ce PPRI de Nantes. Bon, ce ne serait pas le premier camping en zone inondable en bord de Loire (j'ai grandi juste en face de l'un de ces équipements et l'hiver on jouait sur les barques amarrées), mais celui-ci serait nouveau et postérieur au nouveau PPRI. On comprend tout de suite mieux le sens de l'affiche du Voyage à Nantes 2013. Et si c'est pour le VAN, les "structures d'hébergement", tentes ou caravanes ou camping car, mobile home ou cabanes (très à la mode dans la région), yourtes ou autres seraient bien sûr payées avec de l'argent public. Penser aux anneaux pour attacher non pas les vélos mais les barques (le pédalo n'est pas adapté aux forts courants de la Loire nantaise). Combien d'autres nouveaux projets dans la zone inondable allons-nous découvrir dans la presse ?  

 

A propos de toutes ces dérogations, on peut lire dans la note de présentation officielle du PPRI sur le site de la préfecture de Loire-Atlantique : http://www.loire-atlantique.gouv.fr/Politiques-publiques/Risques-naturels-et-technologiques/Prevention-des-risques-naturels/Plans-Prevention-Risques-Naturels-Previsibles/Les-plans-de-Prevention-des-Risques-Inondation-en-Loire-Atlantique/PPRI-de-Nantes.

 

"V-3 Les dispositions particulières" page 44/73

 

V-3-1 L'implantation de certains établissements recevant du public (ERP) sensibles en zone inondable

....

 

"possibilité dérogatoire de construire de tels équipements en zone inondable, en l'absence démontrée d'alternatives et sous réserve du respect de prescriptions constructives spécifiques, prévue pour les zones de requalification urbaine (RU) où un apport de population important pouvant nécessiter ce type d'équipement est prévisible"

(Le Bas Chantenay (RUBC) à Nantes et" les Isles" à Rezé "RUI) sont des zones de Requalification Urbaine en zone inondable)

 

V-3-2 Prise en compte spécifique des secteurs urbains denses page 45/73

 

"Un des principes suivis pour réglementer la zone b (zone urbanisée soumise à un aléa faible ou moyen) est d'autoriser les constructions de toutes natures (en dehors des établissements sensibles) sous certaines réserves, notamment à condition que leur emprise au sol n'excède pas 50 % de la surface de l'unité foncière ou 30 % de l'emprise au sol du bâtiment existant. Ce choix résulte de la recherche d'un équilibre entre les enjeux de développement urbain et la nécessité de limiter l'augmentation des populations exposées au risque d'inondation."

 

"Une règle spécifique en matière d'emprise au sol est appliquée au sein de la sous-zone be, délimitée sur les quartiers "Madeleine / Champ de Mars" et "Dalby / Rue d'Allonville" situés sur le territoire de la commune de NANTES, pour tenir compte de la densité conséquente existante. Cette dernière avait été mise en évidence par l'étude des enjeux."

"La forte densité existante limite en effet de fait fortement toute possibilité d'augmentation de la population dans les secteurs en cause, et une application de la même règle que pour la zone b conduirait à réduire la densité de ces secteurs, ce qui n'est pas l'objectif recherché". Donc il a été décidé que la règle de l'emprise au sol maximale ne serait pas appliquée dans ces zones (voir billet précédent sur le PPRI, rares phrases en rouge).

 

"D'autres secteurs que ceux précités ont fait l'objet de propositions des collectivités pour être englobés au sein de la sous-zone be, mais n'ont pas été retenus du fait d'une densité de population sensiblement moins importante que dans les deux quartiers précités."

 

 

V-3-3 La prescription de mise hors d'eau du premier niveau fonctionnel

 

"Partant du constat que cette mesure est la plus efficace en matière de réduction de la vulnérabilité au risque d'inondation des projets, le comité technique a notamment choisi de soumettre la plupart de ceux-ci à l'obligation de disposer tous leurs niveaux fonctionnels au-dessus de la cote de l'aléa de référence."

 

"Initialement, toutes les typologies de projets étaient soumises à cette prescription de mise hors d'eau du premier niveau fonctionnel."  

" A la demande de Nantes Métropole, ce principe général a été amendé et supporte désormais les exceptions suivantes : page 46/73

 

a) les constructions à usage de commerce sont dispensées de cette règle car celle-ci serait susceptible de poser des difficultés d'application, notamment quant à son articulation avec la législation en matière d'accessibilité des personnes à mobilité réduite; de plus le règlement prévoit en son titre III de réduire la vulnérabilité potentielle de ce type de constructions en imposant des modalités particulières d'entreposage des marchandises et matériaux qui y sont stockés"

 

b) les constructions à usage de services sont également exonérées de cette disposition en raison de leur vulnérabilité au risque d'inondation intrinsèquement moins importante."

 

c) les constructions nouvelles à usage d'activités ainsi que les extensions des constructions existantes (quelles que soient leur nature dans ce dernier cas) sont susceptibles d'être exemptées de l'obligation de situer leur premier niveau de plancher au-dessus de la cote de l'aléa de référence dès lors qu'une impossibilité fonctionnelle le justifie"

 

 

V-3-4 La problématique des espaces refuges page 46/73

 

"La notion d'espace refuge est définie de manière détaillée dans le règlement du PPRI. Il s'agit d'un espace aménagé au dessus de la cote atteinte par la crue de référence qui permet d'attendre les secours en sécurité."

 

"L'option retenue a consisté à ne pas imposer d'espace refuge aux nouveaux projets car la cinétique d'inondation est globalement faible à l'échelle de l'aire d'étude du PPRI. Néanmoins, la particularité de l'aval de celle-ci (retour d'expérience de la tempête Xynthia notamment) a incité le comité technique à approfondir la réflexion sur ce thème."

"Ainsi il a été décidé in fine d'imposer un espace refuge aux logements situés en aléa fort dès lors qu'ils font l'objet d'une extension (sauf si les niveaux habitables du projet sont prévus au-dessus de la cote de l'aléa de référence ou si un espace refuge préexiste au sein du logement à étendre) afin de bénéficier des travaux pour aménager cet espace."

 

"S'agissant des logements localisés en aléa fort ne disposant pas d'étage situé au dessus de la cote de l'aléa de référence et ne faisant pas l'objet de projets d'extension, il a été acté qu'ils soient recensés de manière spécifique par les communes concernées en vue d'un traitement particulier dans le cadre des Plans Communaux de Sauvegarde (évacuation notamment)"

 

Liens :


http://www.loire-atlantique.gouv.fr/Politiques-publiques/Risques-naturels-et-technologiques/Prevention-des-risques-naturels/Plans-Prevention-Risques-Naturels-Previsibles/Les-plans-de-Prevention-des-Risques-Inondation-en-Loire-Atlantique/PPRI-de-Nantes (mai 2013)  

 

Et sur ce blog, sur la thématique Loire et Eau : La Loire, la Mer, l'Eau (à l'origine de l'ouverture de ce blog en 2008)

 

Plan de Prévention des Risques Inondation à Nantes (PPRI Nantes Loire aval)       (01 07 2013)

 

Quand l'eau monte, ça va plus vite que l'élaboration des Plans de Prévention des Risques. (vidéo) Inondations en Australie (14 01 2011)

 

Urgence à Nantes : il faut sauver la Commission Urbanisme du conseil municipal (14 01 2011)

 

"Il y aura d'autres Xynthia". Freddy Vinet, agrégé de géographie  (31 08 2010)

 

"24 heures Chron'EAU" : Risques Inondations Paris - Nantes en cas de crues de la Seine ou de la Loire  (18 05 2010)

 

L'urbanisation de L'Aiguillon et de La Faute-sur-Mer est mise en accusation (09 03 2010)

 

Roger Dion : Histoire des levées de la Loire (1961)

 

 

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"Batho touchée coulée"

2 Juillet 2013 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Ecologie Environnement

Virée le jour où elle a vraiment défendu (trop tard) l'Ecologie.

 

A écouter : son interview sur RTL ce matin. Courageux mais risqué quand on connait un peu JMA (Ayrault).

 

http://www.liberation.fr/politiques/2013/07/02/batho-convoquee-a-matignon-apres-ses-propos-sur-le-budget_915339 (avec l'interview de ce matin)

 

Deuxième femme virée de l'Ecologie.

 

 

On en est au 3è ministre de l'Ecologie, (vite choisi). Encore un "exemplaire" du cumul de mandats.

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Plan de Prévention des Risques Inondation à Nantes (PPRI Nantes Loire aval)

1 Juillet 2013 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #La Loire - la Mer - l'Eau

Au conseil municipal de Nantes du 28 Juin 2013 était mis en délibération le nouveau Plan de Prévention des Risques Inondation de Nantes (PPRI Nantes Loire aval), dossier parmi les plus intéressants depuis le début de ce mandat. C'est aussi la première fois que le maire me coupe carrément la parole et le micro m'empêchant de terminer mon intervention, le jour où justement je n'ai demandé la parole qu'à de très rares occasions. Voici donc le texte de mon intervention avec les références, citations extraites du PPRI et sources citées pour les citoyens curieux de savoir ce qu'il y a dans ce PPRI et aussi pour les collègues et collègues qui ont fait semblant de ne rien comprendre.

 

 

Délibération numéro 11 Conseil municipal du 28 juin 2013

Projet de Plan de Prévention du risque d’inondation de la Loire aval dans l’agglomération nantaise – Avis de la Ville de Nantes 

 

Intervention Isabelle Loirat, pour le groupe Centre Démocrate

 

 

« Monsieur le Maire, mes chers collègues, « 

 

 

« Un débat tous les 55 ans, le nouveau PPRI méritait bien une grande information publique et beaucoup d’explications. L’ancien (Plan des Surfaces Submersibles, PSS) date du 6 novembre 1958, est « obsolète » (plus vieux que le projet d'aéroport à NDDL...)

 

La délibération n’est pas à la hauteur du sujet, des enjeux ni des risques. « 12 000 personnes  résident dans la zone inondable (dont 7 380 sur Nantes), la plus forte concentration de personnes se retrouve sur les communes de Nantes et Rezé" (page 40/73), elles ne sont même pas mentionnées dans la délibération.  

"Le dossier (officiel) de PPRI comprend une note de présentation (73 pages), une cartographie de zonage règlementaire et un règlement « (53 pages)  page 11/73. La délibération fait 3 pages maximum avec les annexes :pas de notice, ni règlement intérieur,  pas de cartographie ! Dématérialiser les documents du conseil municipal ne doit pas être un encouragement à vider les délibérations de leur substance. Comment faites-vous, mes chers collègues,  pour donner un avis ou approuver un PPRI sans carte des zones inondables ????

Il a été « acté par arrêté ministériel en date du 6 novembre 2012 que l’agglomération nantaise fait partie des 16 territoires à risques importants d’inondation (TRI) d’importance nationale"   (page 18/73). 

TRI : secteur où se concentrent fortement des enjeux (population et emplois) exposés aux inondations »

 

 

 

La délibération nous a été présentée comme technique, en fait elle est très politique : difficultés pour obtenir des informations, que nous avons dû aller chercher sur Internet, sur le site de la Préfecture  

http://www.loire-atlantique.gouv.fr/Politiques-publiques/Risques-naturels-et-technologiques/Prevention-des-risques-naturels/Plans-Prevention-Risques-Naturels-Previsibles/Les-plans-de-Prevention-des-Risques-Inondation-en-Loire-Atlantique/PPRI-de-Nantes

Internet est un meilleur vecteur de démocratie que tous les beaux discours de "démocratie participative à la Nantaise"  

 

 

Que le travail ait été "mené par les services  de l’Etat et piloté par le préfet » n’est pas une caution en soi. Les retours d’expériences de Xynthia (février 2010) ou du dossier aéroport à NDDL et Loi sur l’Eau ont montré que sur ces questions de l’EAU, l’Etat était loin d’être infaillible. (Permis de construire en zones inondables avec « avis conforme » du préfet) 

 

 

Modélisation crue de référence

On peut dire que les services de l’Etat se sont compliqué la vie pour mener de nombreuses et longues « études techniques et complexes pour déterminer l’aléa de référence « , (discussions) "ont justifié le lancement d'une étude de modélisation hydraulique spécifique"

On a tout fait pour ne pas prendre la crue de 1910 et les Plus Hautes Eaux Connues (PHEC) comme aléa de référence : 

« Les premières discussions avec les collectivités associées à l'élaboration du PPRI, et notamment avec Nantes Métropole, ont rapidement conduit à des interrogations concernant la prise en compte de l'enveloppe des zones inondables issues du report de la crue de 1910 comme référence pour le PPRI"  (page 20/73)

Crue 1910 : plus forte crue connue, reconnue comme PHEC dans l'Atlas Zones Inondables de la Vallée de la Loire établi sur base des PHEC (2007) 

Le Principe des PHEC est pourtant simple, compréhensible par tous et partout : «  le principe retenu par l’Etat  dans la définition de la crue de référence se base sur le fait que les niveaux déjà atteints par des crues passées peuvent l’être de nouveau par des crues exceptionnelles ». (Page 20/73)  

« Les zones considérées appartiennent toujours au lit majeur de la Loire et à ce titre susceptibles d’être un jour inondées » (PPRI Loire-amont)  

Le retour d’expérience de Xynthia (février 2010) a montré que "l’enveloppe des PHEC a été atteinte en l’absence de forte crue, une concomitance des deux phénomènes aurait  par conséquent pu générer un aléa encore plus fort ». (PHEC atteint au Pellerin, aval Cheviré sans crue de la Loire)    

 « Le SDAGE révisé du bassin Loire-Bretagne impose que l’aléa de référence des PPRI soit issu des PHEC et intègre effet élévation prévisible niveau de la mer, du vent, de la pression atmosphérique et des aménagements de navigation » 

     

II / CONTENU DU PPRI /  ZONES INONDABLES A NANTES  

Les Zones inondables sont certes peu étendues mais l'urbanisation y est dense et les enjeux multiples : (Là, les cris d'orfraie et de cocottes de mes collègues du conseil ont commencé) 

"La partie située à l'amont du pont de Cheviré se distingue par une urbanisation dense constituant le coeur de l'agglomération nantaise, où les zones inondables sont assez peu étendues mais occupées par des enjeux multiples" page 34/73

  « Les évènements récents ont montré que le risque inondation est toujours présent dans l’agglomération » page 16/73

"A l'amont du pont de Cheviré, les zones inondables concernent plutôt des secteurs urbanisés : 40 % des zones inondables de Nantes sont urbanisées. Ce taux atteint 75 % à Rezé. Saint-Sébastien-sur-Loire fait figure d'exception avec seulement 18 % de zones inondables en milieu urbanisé, proportion proche de celles observées sur les communes situées directement à l'aval du pont de Cheviré (de 25 à 30 %) page 35/73  

 "Les secteurs inondables à vocation principale d'habitat les plus significatifs se situent sur les communes de Couéron (secteur Rograie et une partie du bourg), Indre (secteur de Basse-Indre), Rezé (les Iles) et Nantes (rue d'Allonville-boulevard Dalby, quartier Madeleine" (= quartier "Madeleine Champs de Mars" entre la Cité des Congrès et le CHU)    

Un code spécial « be » a même été créé pour qualifier ces zones urbanisées inondables affectées d’un aléa modéré (faible ou moyen,  - de 1 m hauteur de submersion).   

Face aux cris de poulettes sur ma droite j'ai dû préciser qu'on peut consulter "la liste des arrêtés reconnaissance état de catastrophe naturelle ou technologique sur le territoire de la commune de Nantes" du 15 04 2011 "Source  www. loire-atlantique.gouv.fr 

"Inondations et coulées de boue" :

- 08 12 1982

- 15 09 86

- 17 01 95

- 25 12 99

- 05 01 2001

-10 05 2009

 

Ne pas aborder le dossier du PPRI uniquement sous l'angle du transfert possible ou pas du CHU de Nantes sur l'île de Nantes, on en oublierait le reste des "spécificités nantaises" observées dans le PPRI :

Contenu du PPRI : cf. Chapître III-2-3 "Commentaire des cartes réalisées" pages 28 et 29/73 de la notice d'explication  

« A partir du pont de Bellevue, la Loire reçoit en rive droite le ruisseau de l’Aubinière. Pour la crue de référence, le remous de la Loire va remonter dans le ruisseau de l’Aubinière et son affluent les Gohards pour inonder tout le secteur de la Papotière, Le bas des Chaupières, la Noë Garreau." Comme la voie ferrée est "en remblai, les eaux sont déviées vers les quartiers de la Clarière, de la Bonnetière (prairie de Mauves), puis vers le Chemin du Bas pour rejoindre la Loire au niveau du lieu-dit  San Francisco" page 28/73 

"Dans le secteur Vieux Doulon : les zones inondables de la Loire (constituées de terrains naturels sans remblai ) sont situées derrière les voies ferroviaires »  « Les liaisons hydrauliques se font par les souterrains sous les voies ferroviaires. Lors des grandes crues, les eaux vont remonter dans ces souterrains en inondant une partie de la plaine inondable de la Loire derrière les remblais. "

Tout le monde ici connait Alain Robert (adjoint Urbanisme), mais qui connaît le « Gué Robert » ? :« De la même manière, les secteurs de la rue d’Allonville, Coulmiers, route de Sainte-Luce, boulevard Dalby et rue Broutelle vont être inondés car la crue remonte par le Gué Robert qui passe sous Malakoff » page 28/73.

Quartier « Madeleine - Champs de Mars » inondable (je n'imaginais pas que c'était à ce point- là) 

Spécificités nantaises : Zones inondables avec fortes densités de population

"Les deux zones géographiques concernées (rue d'Allonville-boulevard Dalby, quartier Madeleine-Champs de Mars) se caractérisent par un habitat dense de centre-ville" page 36/73 

"Dalby – Rue d’Allonville: 3 075 personnes " page 67/73

« Madeleine : 3 500 personnes » page 66/73

Nb d’appartements en zone inondable : 3 643 à Nantes (en aléa modéré)

Rezé : 700 maisons, et 300 appartements dont 100aine en aléa fort (voir annexes page 61à 65/73)

 

Sur l'Ile de Nantes : à noter que lorsqu'il s'agit de ses caractéristiques inondables, elle est citée sous son ancien nom d'île de "Beaulieu Sainte-Anne", appellation que plus personne n'utilise dans la communication officielle sur l'île de Nantes aujourd'hui. Page 28/73 

 « Les secteurs du Palais de justice et les Machines de l’île seront inondés par le débordement direct de la Loire via les rues d'Olympe de Gouges, de La Noue Bras-de Fer et le boulevard Léon Bureau." page 29/73. (Ce sont les trois rues qui entourent le nouveau Palais de justice.)

« Le stade Michel Lecointre sera inondé par débordement direct de la Loire via le bd Maurice Bertin. »

« II est à noter par ailleurs qu’une partie des abords du centre hospitalier Hôtel Dieu (CHU de Nantes) et de l’Hôpital Saint-Jacques  (Nantes) sont inondables » page 38/73 

"Dans ce secteur, les sous-sols de la Cité des Congrès sont inondables » page 29/73 

"Sur la partie basse de l'Ile Feydeau (quartiers historiques 18ème siècle), les bordures immédiates seront touchées par le débordement direct de la Loire et toute la partie basse de l’île sera inondée par la remontée de la crue dans les réseaux pluviaux. Lors de la crue de décembre 1982, la plupart des caves dans la partie basse de l'Ile Feydeau ont été inondées." page 29/73

 "Dans le secteur du Bas-Chantenay, les sites de Roche-Maurice , du site "EX Schell" et l'entrée du tunnel (ferroviaire) de Chantenay sont dans la plaine alluviale inondable car ils sont reliés à la Loire par les réseaux pluviaux" page 29/73

(Interruptions intempestives par le maire qui ne voulait décidément pas que j'aborde ma troisième et dernière partie. Il a fallu se battre pour reprendre la parole. ) 

 

III / Objectif de restauration de l’estuaire (ce point a été complètement occulté en commission urbanisme et au conseil).

Certes, les modifications sensibles du lit du fleuve au 20 ème siècle "ont conduit à abaisser notablement la ligne d’eau »; en commission Urbanisme, l'adjoint à l'urbanisme et le président de la commission ont surtout insisté sur ce fait :  

    "Au cours du XXème siècle, des modifications sensibles du lit du fleuve, essentiellement d'origines anthropiques, ont conduit à abaisser notablement la ligne d'eau. Ainsi les rédacteurs du PSS ont considéré que si une crue identique en débit à celle de 1910 survenait à nouveau, les niveaux qu'elle atteindrait seraient sensiblement plus bas que ceux observés en 1910" page 18/73.

Mais on ne peut se satisfaire de cette seule partie et faire l’impasse sur :  

L'objectif de restauration de l’estuaire a été réaffirmé dans tous les plans Loire depuis 1994 et "ce scénario de restauration de l'estuaire aval doit donc être pris en compte pour la crue de référence du PPRI." page 24/73

"Afin d’assurer la sécurité d’alimentation en eau des collectivités et restaurer l’équilibre du fleuve, le gouvernement a considéré comme prioritaire l’objectif de relèvement de la ligne d’eau en étiage de la Basse-Loire et plus particulièrement sur la section navigable Bouchemaine-Nantes"  (page9/30 PPRI Loire-amont) 

« L’objectif majeur est de stopper l’enfoncement du lit et de remonter la ligne d’eau à l’étiage. En effet cet enfoncement a un impact négatif sur l’écoulement de la crue. » (PPRI Loire-amont, 30 pages)

 " La chenalisation met en péril le pied des levées lorsque celui-ci n’est au contact direct du fleuve. "Erosion pied de la levée de la Divatte rendu plus fragile en raison de l’enfoncement du lit. "

"Brèches dans la levée en amont de Nantes sont possibles avant même que les crues n’atteignent un niveau exceptionnel " (PPRI Loire-amont)

"Si les éléments pris habituellement sur le fond du lit n’existent plus (enfoncement jusqu’au substratum ou « bed rock », les berges et pieds de levées seront érodées »   ("Tout débit liquide induit un transport solide dans le lit du fleuve »

 

Pourtant, de multiples dérogations au règlement sont possibles. Ce PPRI permet tout de même de nombreuses dérogations, sous-zones etc. pour pouvoir construire en zone inondable.  

Par exemple en sous-zone be, aléa moyen, aux densités anormalement fortes en zone inondable, l’emprise au sol n’est même pas limitée pour les nouveaux projets !

(STOP ! micro définitivement coupé par le maire). Suite de l'intervention qui n'a donc pas pu être prononcée au conseil :

Cf. emprise au sol, pour l’existant, on peut comprendre  (impossible de demander aux habitants de réduire à postériori  la surface de leur logement). Mais pour les nouveaux projets ? Et en zone de requalification Urbaine Bas-Chantenay (RUBC en  zone inondable affectée par un aléa modéré), la règle de l’emprise foncière  ne s’applique pas à chaque projet ponctuel mais «  à l’échelle de superficie de la sous-zone ».

(Rappel : aucun contrôle de l’opposition sur les permis de construire ou les périmètres d’études comme celui du Bas-Chantenay)

 + A propos du délai de 48 heures pour évacuer : c'est acceptable si on reste dans un schéma de montée des eaux et de submersion lentes mais en cas de hausse brutale du niveau de l'eau ou d'irruption brutale suite à une éventuelle rupture de digue / levée ou remblai ?        

     

CONCLUSION   QUESTIONS     PROPOSITIONS

 « Les maires sont tenus d’informer la population sur le risque inondation au moins une fois tous les deux ans « 

Information à la population sur ce sujet n’est vraiment pas fréquente. Combien de brochures sur ce sujet depuis le début du mandat en 2008 ? Urbanisme à la Nantaise en zone inondable = sujet qui dérange ? Quelle information à la population en dehors des 3 réunions printemps été 2013 ? En particulier les nouveaux habitants peu familiarisés avec la culture du risque inondation ?    

Il faut raisonner agglomération nantaise et pas Nantes seule et encore moins l’Ile de Nantes. Manque une vision d’ensemble de toutes les zones inondables de Nantes et agglo en incluant l’Erdre et la Sèvre.

Propositions pour un prochain conseil municipal : qu'il y ait une délibération - information sur toutes les zones inondables de Nantes, avec des cartes SVP !

+ information via les Conseils de quartiers  

 + invitation à lire le PPRI Loire-amont, au delà du pont de Bellevue qui concerne les communes de l'agglo en amont de Nantes

+ Invitation à regarder attentivement les cartes des zones inondables

 

Quand le quartier « Madeleine –Champs de Mars » a été récemment réaménagé, avait-on conscience de ce risque inondation ? Les constructions ont-elles été adaptées ?

Quid des installations et œuvres d’Estuaire en zone inondable ?

Quid de la prise d’eau potable de Ville de Nantes ? (hors PPRI )

Enfin,

Rappel  Objectifs du PPRI :  «  de maîtriser l’urbanisme et d’interdire toute implantations humaines nouvelles dans les zones les plus dangereuses et de les limiter dans les autres zones inondables »

« Arrêter extension urbanisation dans les zones inondables »

 « PPRI vise à améliorer la culture du risque des personnes exposées et des acteurs de l’aménagement du territoire »

Quid de la responsabilité des élus qui signent des permis de construire en zone inondable ?

Fin de l’intervention.

 

 

Au moment de publier ce billet, je jette un oeil sur les 141 pages du panorama de presse de la Ville de Nantes et qu'est-ce que je lis ?

 

 

 

"INSUBMERSIBLE" dans Presse Océan du samedi 29 juin 2013

 

 

 

"Insubmersible"

 

 

 

"Lundi soir, lors de l'inauguration du nouveau bureau d'accueil de Nantes Tourisme à Vertou, Jean Blaise, directeur du Voyage à Nantes, se plaisait à souligner que le mobilier, dessiné par Métalobil, pouvait résister à une crue. "Cela prouve bien que l'on peut construire, même en zone inondable", a-til conclu dans un sourire. Une phrase très appréciée par Gilles Retière, maire de Rezé et président de Nantes Métropole, qui se bat pour assouplir le plan de prévention des risques inondations, imposé par l'Etat. Celui-ci risque d'empêcher le développement de tout le nouveau quartier des Isles" Presse Océan 29 30 13.

 

 

 

Tiens, tiens, je comprends mieux pourquoi le micro m'a été coupé, sujet qui fâche : en haut lieu local, on se bat pour continuer à construire en zone inondable. Et la question est même présente dans les esprits de tous, jusqu'à Jean Blaise, patron d'Estuaire et du VAN, un petit peu concerné par le devenir des oeuvres situées dans le lit de la Loire (dans la plaine alluviale, lit mineur ou lit majeur du fleuve). Cf. épisodes du grand canard jaune en plastique ou de la Maison dans la Loire qui ont coulé dans la Loire etc. + voir aussi photo Presse Océan du 01 07 2013 légendée "Derrière le Palais de justice, rue Lanoue Bras de Fer, le mètre ruban de Lilian Bourgeat, 136 m de long" 

 

  

 

"Ainsi, lors de la crue de janvier 1994, d'une occurence vingtenale, les communes de Rezé (secteurs de Trentemoult, Northhouse, Basse-Ile et Haute-Ile) et d'Indre (secteur de Soferti) ont été inondées et ont fait l'objet d'arrêtés de catastrophe naturelle" page 17/73

 

L'adjoint à l'urbanisme m'a accusé de faire de l'opposition, de remettre en cause et a fini par se perdre dans une "théorie du complot.

 

En fait c'est le pouvoir local qui remet en cause le PPRI, pas nous !

 

Au contraire, nous l'avons travaillé, lu avec grand intérêt et grande attention. Si j'avais remis en cause le PPRI, toute mon intervention n'aurait pas été bâtie sur sur son contenu d'où le grand nombre de citations extraites du PPRI. Ce que je remets en cause, ce sont toutes les dérogations voulues par les élus décisionnaires, la volonté inexorable de continuer à construire en zone inondable et surtout la façon biaisée de présenter le dossier aux élus sans aucune transparence.

 

Cette histoire de remise en cause d'étude technique n'est pas anodine, la veille du conseil municipal, Mediapart révélait un scandale concernant le cabinet d'études "Biotope" lié au dossier Notre-Dame-Des-Landes. Mais je n’ai pas retrouvé cet article dans le panorama de presse…

 

 

 

"Chargé de l’évaluation environnementale du site menacé par le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le bureau d’études Biotope est soupçonné de détournement d’emplois jeunes. Le rapport initial sur les oiseaux et les reptiles, qui fait tant débat aujourd’hui, a été réalisé par un jeune sous-traitant employé par une agence de voyage de façade. Ces révélations mettent en doute la rigueur des études préalables "

 

 

"Derrière ce conflit du travail, se cache une histoire peu banale".  

 

 

  "Si ce litige sort aujourd’hui de l’anonymat, c’est parce que Biotope est l’un des principaux bureaux d’études impliqués dans le développement du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes."  

 

 

 

"Depuis 2003, ses collaborateurs ont rédigé une grande partie des évaluations environnementales du site menacé par le projet. En ce début d’été 2013, il vient de proposer à AGO, la filiale du groupe Vinci concessionnaire de l’aérogare, une nouvelle façon de compenser les dommages environnementaux du chantier à venir – la précédente méthodologie a été invalidée par les experts scientifiques sollicités par l’État, (voir nos articles ici (Mediapart) et là à ce sujet).

 

 

 

Lire la suite de l'article sur le site de Mediapart

 

http://www.mediapart.fr/journal/france/230613/notre-dame-des-landes-et-s-il-fallait-tout-recommencer ?  (27 06 2013)

 

 

 

 

 

 

 

 Notes complémentaires :

 

 

 

«le PPRI est un Plan de Prévention des Risques Naturels Prévisibles (PPRNP) qui appréhende le risque inondation » (page 11/73)

 

Nouveau PPRI prescrit en 2007 par l’ancien préfet B. Boucault.

 

 

 

Atlas Zones inondables (AZI) notifié aux communes en 2007

 

 

 

Etudes PPRI menées par l’Etat et les collectivités concernées de 2007 à 2012.

 

 

 

"Suite à ces échanges, une étude hydraulique a été confiée à un bureau d'étude afin de modéliser les lignes d'eau du fleuve dans l'estuaire, c'est-à-dire les hauteurs atteintes par le fleuve en prenant en compte les évolutions du lit intervenues au cours du XXème siècle."  Page 20/73

 

"La crue de référence retenue pour le PPRI est donc la crue modélisée intégrant la perspective d'une restauration morphologique optimisée de l'estuaire et l'évolution du niveau de la mer de 1 mètre à 100 ans. Cette décision a été validée par l'ensemble des partenaires associés à l'élaboration du PPRI lors du comité de pilotage du 27/06/2011.

 

 

 

 Mais débit supérieur à ceux de 1910 a déjà été mesuré en 1982

 

"3 scénarii évolution Loire dont scénario de restauration morphologique d’ensemble avec leviers recréation de vasières et remontée des fonds de chenal à échéance 2040. »

 

Pour mémoire :

 

9,77 mètres en 1982 à Mauves-sur-Loire

 

8,43 m en 1936

 

7,90 m en 1995 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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NDDL : "le transfert de l'aéroport est une erreur" pour le patron d'Air Caraïbes

30 Avril 2013 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

"FUTUR AEROPORT. Pour le patron d'Air Caraïbes, le transfert de l'aéroport est une erreur"

 

"Jean-Paul Dubreuil doute." Presse Océan 30 04 2013. logo presse ocean

 

L'ancien patron de Régional estime que le transfert de l'aéroport à Notre-Dame-Des-Landes est une erreur.

 

Jean-Paul-Dubreuil-doute-transfert-aeroport-est-une-erreur.jpgAlors que le débat reste vif autour du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, Jean-Paul Dubreuil ne cache pas son scepticisme.

 

" Je pense qu'on est parti sur une mauvaise analyse"

 

Son avis, qu'il reconnaît "atypique", est celui d"un professionnel reconnu : créateur de Régional Air Lines (revendu à Air France) puis d'Air Caraïbes, qui fait de lui le troisième opérateur français, le Vendéen a su imposer son nom dans le domaine du transport aérien. "On parlait déjà du déménagement de l'aéroport de Nantes vers Notre-Dame-Des-Landes au début des années 1990. Je pense qu'on est parti sur une mauvaise analyse, qu'on ne l'a pas réactualisée et surtout qu'on n'y a pas associé les professionnels de l'aviation. A l'époque, l'aéroport de Nantes connaissait, c'est vrai, une croissance à deux chiffres, mais on n'a pas vu que le métier a considérablement évolué : les compagnies majeures ont constitué des hubs, c'est-à-dire, des plateformes de correspondance à Paris, Bruxelles, Frankfort. Parrallèlement, sur le moyen-courrier, les low-cost ont pris l'avantage et changé la donne". Pour Jean-Paul Dubreuil, "c'est une erreur de quitter l'actuelle plateforme : sa proximité par rapport à l'agglomération de Nantes et par rapport au Sud-Loire est un atout qu'on ne retrouvera pas après le transfert. Notre-Dame-Des-Landes sera un aéroport d'intérêt européen, point. On aura les mêmes destinations qu'aujourd'hui, il n'est plus question d'en faire le troisième aéroport français". Le patron vendéen observe aussi que Rennes gardera son propre aéroport. "

Presse Océan 30 04 2013 page 8.

http://www.presseocean.fr/actualite/nddl-la-patron-dair-caraibes-sceptique-sur-le-projet-du-nouvel-aeroport-30-04-2013-63898 

 

 

http://www.franceinfo.fr/transports/chroniques-du-ciel/jean-paul-dubreuil-de-la-grande-distribution-a-l-aviation-908755-2013-03-03

 

Biographie http://www.fxgpariscaraibe.com/article-jean-paul-dubreuil-la-biographie-officielle-115549927.html

 

 http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=29361

 

« Jean-Paul Dubreuil, qui connaît le sujet, nous dit que c'est une grave erreur. L'étude réalisée il y a dix ans est dépassée et contredite par les bouleversements qui se produisent dans le transport, notamment avec le TGV. » http://acipa.presse.free.fr/Articles/mv20041127-1.htm

 

 

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"Baisses significatives du trafic aérien dans tous les aéroports européens" selon la DGAC (carte)

30 Avril 2013 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes


Voici (un lien vers ) une carte européenne plus transparente que tous les discours sur la croissance du trafic aérien dans l'îlot nantais pour justifier la construction d'un aéroport à Notre-Dame-Des-Landes.


 


"Tableau de bord Février 2013. Tendance. Des baisses significatives du trafic aérien dans tous les aéroport européens. Seul l'aéroport de Toulouse affiche une légère évolution
positive par rapport à février 2012. " Source DGAC 2013 Aviation civile.


http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/DGAC_Aviation_Civile_366-.pdf (carte page 4) 


 





Et les tendances sont ainsi depuis 2008, sauf peut-être en Chine ou dans certaines monarchies pétrolières. Drôle de pays anormal que la France dont les deux derniers Premiers ministres Fillon et Ayrault, issus de la même région administrative des Pays de la Loire, ont tous deux pris la décision de réaliser le vieux projet de leurs prédécesseurs. Après on s'étonne que la France ne s'en sorte pas. Tant que ce type de projet aberrant sera maintenu, c'est que la prise de conscience
d'un monde en mutation n'a pas eu lieu.         




               
 


http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/DGAC_Aviation_Civile_366-.pdf


  


       

modifié 10 09 2013

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