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aeroport notre- dame-des-landes

Plouf - "Un Z qui veut dire..." - Le Canard Enchaîné 06 10 10

6 Octobre 2010 Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

 

Extrait d'un article sur l'aéroport Notre-Dame-Des-Landes paru dans le Canard Enchaîné le mercredi 6 octobre 2010.

 

"...  Après le Tarn, Marseille, Amiens, l'équipe de "Z" - "revue itinérante de critique sociale" - vient de faire halte à Nantes où elle est tombée sur un vrai "cas d'école" : le projet d'aéroport de Notre-Dame-Des-Landes, à 20 km au nord de la ville.

Et de décortiquer l'histoire, de tout raconter en long, en large et en chemins de traverse.

 

Bref rappel de cette affaire déjà évoquée par "Le Canard" : tout démarre en 1970 quand, en ouvrant le journal, les habitants découvrent que les aménageurs veulent faire de Nantes le "Rotterdam aérien de l'Europe" : un aéroport international mahousse, un terminal de béton digne des Trente Glorieuses dont personne alors ne prévoit la fin.

Crac, 1973, premier choc pétrolier, suivi d'un deuxième en 1979, lesquels envoient Glorieuses et terminal au terminus.

 

Mais voilà qu'en 2000 l'alors Premier ministre Jospin décrète la nécessité d'un troisième aéroport d'envergure internationale en France. Dévoré par l'envie de transformer sa ville en mégapole, Ayrault, le maire PS de Nantes saute sur l'occase, déterre le vieux projet pharaonique, et tous les décideurs du coin, aménageurs, bétonneurs, embrayent.

 

Débat public bidon, enquête publique de façade, début 2008 le projet est déclaré d'utilité publique. Et attention, le Grenelle étant passé par là, chacun claironne que ce monstre de béton sera certifié HQE, haute qualité environnementale ! Les 2 000 hectares de terres saccagées seront décrétés environnementaux, et le kérosène aussi, et le boucan bénéficiera certainement d'un écolabel.

 

....

 

Bref, "Z" nous le rappelle : dans le genre "durable", il n'y a pas que le fameux développement faussement vert. Il y a aussi les résistants têtus, entêtés, systématiquement occultés par les grands médias dévoreurs de temps de cerveau disponible, lesquels préfèrent Zorro en feuilleton signé Disney..."

 

Jean-Luc Porquet

Le Canard Enchaîné du mercredi 6 octobre 2010 numéro 4 693 page 5.

 

Pour lire la totalité de cet article, foncez chez votre marchand de journaux préféré car le Canard n'est pas en ligne. Vous pouvez même en acheter deux exemplaires (1,20 E l'unité) car c'est le seul canard sans réclame !

 

 

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Reportage TF1 sur Ciudad Real l'aéroport fantôme

5 Octobre 2010 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

 

Journal de TF1 du samedi 2 octobre 2010

 

 

http://videos.tf1.fr/jt-we/le-20-heures-du-2-octobre-2010-6087341.html (chapître 11 : Ciudad Real l'aéroport fantôme) ou http://videos.tf1.fr/jt-we/espagne-ciudad-real-l-aeroport-fantome-6087354.html

 

 

" L'Espagne, où le budget du gouvernement de José Louis Zapatéro instaure une véritable cure d'austérité. Ilustration de la crise : l'aéroport, construit il y a quelques mois seulement à 200 km de Madrid, il ressemble aujourd'hui à un lieu fantôme. Faute de moyens il ne peut même pas fonctionner correctement comme l'ont constaté B. Aguirre et T. Leplat. 

 

Le panneau indique clairement un aéroport et à première vue tout semble normal :le terminal, la tour de contrôle et les pistes d'atterrissage.

Pourtant quand on s'approche un peu, le doute s'installe, les parkings sont déserts, le hall principal n'est pas plus animé. L'aéroport ultra moderne de Ciudad Real est entièrement vide.

 

L'entreprise est actuellement en redressement et négocie un plan social.

 

Construit juste avant la crise, l'aéroport était sensé attirer 2 millions de passagers par an. Aujourd'hui seuls trois vols se posent ici chaque semaine, soit un vol tous les deux jours.

 

Moins de 50 000 passagers ont transité ici l'année dernière mais pour autant l'aéroport doit employer près de 300 personnes pour assurer son fonctionnement.

 

En théorie, l'aéroport devait être relié à Madrid par TGV mais les trains ne s'arrêtent pas. Faute d'argent la gare n'a jamais été construite et la passerelle qui devait y mener s'arrête dans le vide.

 

Si aucun plan de viabilité satisfaisant n'est trouvé d'ici la fin de l'année, l'aéroport Don Quichotte devra, deux ans à peine après son ouverture fermer définitivement ses portes."

 

 

http://videos.tf1.fr/jt-we/le-20-heures-du-2-octobre-2010-6087341.html (chapître 11 : Ciudad Real l'aéroport fantôme)

 

A méditer avant de se lancer dans le dangereux projet de construction d'un Aéroport Notre- Dame-des-Landes  près de Nantes. 

 

Pour en savoir plus :

 

Déjà 300 millions de pertes pour un aéroport vide inauguré il y a 2 ans !

 

Ciudad Real : fiasco prémonitoire du futur aéroport Notre-Dame-Des-Landes ?

 

La mairie de Nantes bien embêtée par l'aéroport de Ciudad Real

 

Les gros menteurs et le financement de l'aéroport à NDDL

 

Le prix "yoyo" de l'aéroport à Notre Dame Des Landes

 

Projet d'aéroport du "grand ouest" ou le "syndrome du Minitel"

 

Le gouvernement britannique annule le projet d’extension de l'aéroport d’Heathrow

 

Réduction du déficit public : la construction d'un nouvel aéroport à Lisbonne est reportée

 

Aéroport : une vigie devant l'Assemblée nationale, Ouest France du 7 mai 2010

 

Pour le MoDem, l'aéroport NDDL c’est non au premier tour et c’est non au second tour !

 

Pourquoi François Bayrou a signé l'appel du Collectif des Elus qui doutent de la pertinence du projet d'aéroport à Notre-Dame-Des-Landes ? Vidéo

 

 

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"Ils veulent tout privatiser, les hôpitaux, les routes, les aéroports". Marianne 25 sep 2010

3 Octobre 2010 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

 

  Marianne.jpg 

 

Article publié dans Marianne n° 701 du 25 septembre au 1er octobre 2010. Auteurs : Clotilde Cadu, JC Jaillette et E Levy - Extrait.

 

" En toute discrétion

 

Pas de répit pour les grands travaux quand les investisseurs privés s'en mèlent. Le 28 juillet 2010, le ministre de tutelle des Transports, Jean-Louis Borloo, a désigné lui-même le vainqueur de l'appel d'offres pour l'aéroport du Grand Ouest. Et le gagnant est... Vinci. Encore ! L'aéroport de Notre-Dame-Des-Landes, près de Nantes, bénéficiera de 250 millions de "contributions" publiques (Etat et collectivités locales). Le contrat court sur cinquante-cinq ans et prévoit que ces participations publiques "pourront se voir remboursées sous forme d'un retour à meilleure fortune lié aux résultats de l'aéroport". Noble engagement ! Mais comment imaginer le géant du BTP résolu à organiser son propre malheur en rendant une partie des sommes péniblement arrachées à l'Etat ? "Il existe de nombreuses facilités pour que le BTPiste loge les éventuels résultats que dégagerait l'opération dans une autre de ses filiales via la sous-traitance" s'amuse un avocat spécialiste de ces montages. Bref, pour le "retour à meilleure fortune", l'Etat, donc le contribuable, risque d'attendre longtemps. Vision pessimiste ? Non, lucide. Ces montages financiers relookés à l'anglo-saxonne sous le nom de PPP ne sont en fait qu'une forme plus sophistiquée des concessions que la France pratique depuis plus de trente ans avec les autoroutes."

 

Article publié dans Marianne n° 701 du 25 septembre au 1er octobre 2010.

Auteurs : Clotilde Cadu, JC Jaillette et E Levy 

 

 

 

Un papier que Jacques Auxiette, président de la région des Pays de la Loire, n'avait pas dû lire avant l'émission "La voix est libre" sur France 3 samedi 2 octobre 2010 à partir de la 7è minute. Il s'est montré d'une naïveté étonnante en assurant que "Vinci rembourserait avec des intérêts" les millions avancés par les collectivités locales ! Les quatre journalistes n'avaient d'ailleurs pas l'air d'être plus convaincus que nous.  

 

 

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Le prix "yoyo" de l'aéroport à Notre Dame Des Landes

24 Septembre 2010 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

 

Le coût de l'aéroport à Notre-Dame-Des-Landes change tout le temps. Ces variations à la hausse ou à la baisse, ces effets de "yoyo" permanents n'ont rien de rassurant et témoignent pour le moins du flou total du coût final du projet. C'est bien pour cela d'ailleurs que NDDLen est toujours au stade de projet.

 

Depuis 2002 le prix officiel annoncé par les porteurs du projet d'aéroport à Notre-Dame-Des-Landes était de 581 Millions HT (voir document Préfecture de Loire-Atlantique à la page 2)

Tant pis si la DGAC chiffrait elle le côut de NDDL à 3 ou 4 milliards.

 

Le 14 juillet 2010 lorsque l'Etat et les collectivités locales ont décidé en catimini de se partager le financement de l'aéroport, le coût avait brutalement augmenté, décomposé en :

   138,5 M pour l'Etat 

+ 115,5 M pour les collectivités locales (régions, départements, ville et métropole)

 + 400 à 500 M pour le concessionnaire Vinci

soit un total de 654 à 754 Millions. Lire le communiqué de presse de la préfecture de Loire-Atlantique 

 

  Mais ce matin, le prix du joujou aéroportuaire Notre-Dame-Des-Landes a subitement baissé à 556,5 Millions d'euros ! Pourtant il n'y a pas de solde en ce moment. " L'aéroport Notre-Dame-des-Landes, ses équipements de navigation et la route de desserte vont coûter 556,5 millions d'euros, détaille P. Mareschal, président du conseil général".   "Le groupe Vinci, constructeur et concessionnaire pendant 55 ans, ne mettra plus que  "302,5 millions d'euros de sa poche" .Tiens comme par hasard, c'est le groupe Vinci, le plus riche des acteurs de NDDL, qui va mettre moins que prévu.

 

La répartition du financement confirme bien que tout le monde va payer : tous les contribuables français à travers la participation de l'Etat et les contribuables de l'ouest une deuxième fois avec leurs impôts locaux "La région Pays de la Loire contribuera à hauteur de 35 %, et la région Bretagne 25 %. Le reste, environ 20 %, sera à la charge de Nantes Métropole et d'autres collectivités comme la Carène et peut-être Cap Atlantique".

 

Remarquez qu'il y a toujours autant de virgules mais toujours pas de financement prévu pour les dessertes ferroviaires. Combien de plus faut-il rajouter ? La suite dans le prochain numéro des Compères et l'aéroport.

 

Comme l'argent ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval - ou d'un éléphant - "les collectivités vont emprunter"  et donc augmenter leur dette pour financer l'aéroport. "Elles rembourseront pendant trente ans." . Super comme vision d'avenir... L'argent qui sera investi dans ce projet absurde ne sera évidemment plus disponible pour d'autres investissements plus utiles, surtout ferroviaires.

 

C'est donc un vrai choix de société qui se joue à Notre Dame Des Landes. Hélas la génération des compères a fait le choix de l'aérien, du gaspillage d'argent public, de l'augmentation de la dette, de la destruction de terres agricoles et de la destruction d'emplois industriels dans le Sud Loire, d'emplois agricoles dans toute la zone impactée par l'arrivée de la plateforme.

 

Un truc rassurant quand même, les porteurs du projet NDDL arrivent à l'âge de la retraite à 60 ans. Ils se battent comme des diables sur le sujet. Ils vont sûrement montrer l'exemple, non ? Et avec un peu de chance le projet NDDL va pouvoir lui aussi prendre une retraite bien méritée. 

 

 

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Aéroport NDDL : stop à la cacophonie !

18 Septembre 2010 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

 

  

C'est la semaine de la mobilité European Mobility Week du 16 au 22 septembre. Pour les ministres aussi. Deux d'entre eux, D. Bussereau et JL. Borloo sont venus cette semaine à Nantes et dans le département de Loire-Atlantique.

  

Le premier a bien essayé d'inaugurer la nouvelle autoroute de la mer entre Saint-Nazaire et Gijon mais il n'a pas réussi.

  

Le second s'est déplacé sur le site Airbus de Nantes où il a surpris tout le monde en annonçant le maintien de la piste et de l'aéroport de Nantes Atlantique après l'ouverture de l'aéroport à Notre-Dame-Des-Landes.

En fait de surprise JL Borloo s'est contenté de confirmer la DUP qu'il avait signée en février 2008 contredisant ainsi le maire de Nantes Jean-Marc Ayrault qui lui avait annoncé - sans consulter personne* - début octobre 2009 la fermeture de Nantes Atlantique, au motif que « cela libérera 300 ha qui pourront être à terme urbanisés. 300 ha, cela représente la superficie de l'île de Nantes. »

Il faudrait peut-être qu'ils accordent leurs violons. Qui croire ? le ministre ou le maire ?

  

La fermeture de la piste de Nantes Atlantique mettrait évidemment en péril l'avenir de l'usine Airbus et donc du pôle aéronautique de Nantes-Bouguenais car qui pourrait soutenir un instant que dans la compétition mondiale entre les constructeurs aériens une usine Airbus sans piste pourra s'en sortir ?

 

Jean-Louis Borloo a aussi confirmé vendredi dernier à Nantes qu'il était extrêmement dépensier car si on construit un deuxième aéroport à NDDL et qu'on garde Nantes Atlantique, on va se retrouver avec 6 pistes dans le département de Loire-Atlantique pour une population d'un peu plus d'un million d'habitants (1,24 M en 2010) !

 

Faites le calcul vous même  :

 

    2 pistes à NDDL

+ 1 piste à Nantes Atlantique pour l'usine Airbus de Bouguenais 

+ 1 piste à Saint-Nazaire pour la deuxième usine Airbus

+ 1 piste à Ancenis

+ 1 piste à La Baule

 

= 6 pistes rien que pour le 44; ça grouille de pistes !  

 

+ 1 aéroport à Angers Marcé (49)

+1 aéroport à Rennes (35) 

+ P. de Villiers qui veut relancer l'aéroport de la Roche sur Yon (85) 

  

Cherchez l'excès. N'y at-il pas là risque majeur de suréquipement aéroportuaire dans les Pays de la Loire et dans l'ouest en général ?

 

Mini coup de théatre vendredi, les déclarations du ministre concernant le maintien de la piste de Nantes Atlantique pour Airbus ont été immédiatement démenties par son propre cabinet ! Quelle confusion !  Sur ordre de qui a t-il été démenti ?

 

François Fillon ? Lequel est sur ce dossier d'aéroport est "copain comme cochon" avec Jean-Marc Ayrault. Tous deux sont issus de la même région les Pays de la Loire et tous deux veulent leur aéroport.

 

A noter : lorsque le maire de Nantes avait annoncé la fermeture de Nantes Atlantique, il n'avait pas été contredit par Matignon.

 

Sans consulter personne * : Vous vous souvenez ? La maire de Bouguenais Michèle Gressus (à ne surtout pas confondre avec Françoise Verchère l'ancienne maire de Bouguenais)directement concernée par l'annonce intempestive de la fermeture de Nantes Atlantique n'avait même pas été informée et déclarait : « Les 18 maires de la majorité à la communauté urbaine, nous sommes actuellement en train de réfléchir pour définir une position commune, à ce sujet, qui sera connue dans quelque temps. ».  On aimerait bien savoir s'ils ont fini de réfléchir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

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L'A 380 sur la piste de Nantes-Atlantique c'est possible

31 Août 2010 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

 

Jusque là on nous avait toujours dit que l'A380 ne pouvait pas se poser sur la piste de Nantes-Atlantique, et qu'il fallait absolument construire un autre aéroport à Notre-Dame-Des-Landes pour pouvoir accueillir le fameux plus gros avion civil en service du monde.

 

En fait c'était faux, ça aussi.

 

L'A 380 peut se poser à Nantes et il l'a même fait avec grand succès dimanche dernier (29.08.10) à l'occasion du Family Day d'Airbus, allant même jusqu'à qu'à offrir deux tours de piste aux spectateurs avant de se poser sur le tarmac. Bien sûr, l'opération a nécessité quelques aménagements comme retirer des panneaux de bordure de piste, fermer des postes de stationnement, renforcer les dispositifs de sécurité mais avec un peu d'ingéniosité et de bonne volonté atterrissage et décollage de l'A 380 ont été possibles à Nantes Atlantique et Nantes a eu la fierté d'accueillir sur sa piste le "Super Jumbo", dont une partie est usinée ou assemblée dans les deux usines Airbus de Loire-Atlantique. Comme quoi c'était possible. Même sans Notre-Dame-Des-Landes.

 

 

Bonus bonum, l'A 380 est "silencieux". "Comme un mirage, l'avion effectue une boucle silencieuse, majestueuse, au-dessus des ateliers d'Airbus". s'enthousiasme un journaliste de Ouest France. Voilà une bonne nouvelle qui va rassurer JMAyrault et P Mareschal, tellement soucieux des nuisances sonores des avions qui survolent Nantes.

 

Plein de superbes photos d'un rezéen Tom dont les deux ci dessous sur spottingaviation.com http://spottingaviation.forumactif.com/nantes-f9/29-08-2010-visite-de-l-airbus-a380-a-nantes-atlantique-t2021.htm 

 

 

A380-Nantes-vol.jpg A380-Nantes.jpgPhotos de Tom sur spottingaviation.com

 

A380-Nantes-Atlantique.jpg Crédit photo : FC Nantes sur spotting aviation.com

 

En fait, il est super notre aéroport de Nantes-Atlantique. Un aéroport à taille humaine. Il récolte même tous les suffrages des usagers(voir enquête Que choisir) - Enquête - qui le placent au deuxième rang derrière Bâle-Mulhouse. On peut déjà partir de Nantes pour de nombreuses destinations internationales. Certes il a besoin d'un bon coup de travaux pour être modernisé, réaménagé (parkings et aérogare). Proche de la ville, il pourrait même facilement être desservi par le train avec une gare souterraine (une ligne ferroviaire existante passe juste devant l'aérogare). Enfin la piste pourrait même être réorientée afin d'éviter un trop grand nombre de survols sur Nantes si le trafic devenait un jour significatif.

 

 

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Projet d'aéroport du "grand ouest" ou le "syndrome du Minitel"

23 Juillet 2010 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

 

L'expression "syndrome du Minitel" vient d'une journaliste du Nouvel Observateur Dominique Nora qui a écrit Les pionniers de l'or vert, ouvrage dans lequel elle s'est intéressée à la révolution des clean tech et green tech (technologies propres et vertes) et au développement exponentiel des énergies vertes dans la Silicone Valley en Californie. Voici ce qu'elle écrit sur son blog westsidestories :

 

"La France doit, elle aussi, prendre cette révolution au sérieux. Comme on a chez nous de très bons ingénieurs, on a une certaine propension à sous-estimer – voire à mépriser - ce qui vient d’ailleurs. C’est le syndrôme du « Not Invented Here ». Je me souviens encore que, quand je suis revenue à Paris pour terminer mon enquête sur « Les Conquérants du Cybermonde » qui racontait l’émergence de l’économie numérique américaine, je suis allée voir France Télécom. Et ils m’ont dit : internet ne viendra jamais en France. Nous, on a le Minitel ! C’était… fin 1994."

 

Elle invite la France à tirer des leçons de la fantastique expérience californienne, "ne serait-ce que pour nous départir de notre légendaire arrogance."

 

Le projet d'aéroport du "Grand Ouest" à Notre-Dame-Des-Landes (au nord de Nantes) est caractéristique de ce "syndrome du Minitel" et de l'arrogance et du conservatisme de nos dirigeants, droite et gauche confondues, qui veulent coûte que coûte construire un gigantesque aéroport ex nihilo pour un trafic de 2,5 M de passagers dans un monde qui change alors que partout ailleurs on développe le ferroviaire et que le Royaume Uni, le Portugal viennent d'annuler leurs projets de construction ou d'extension d'aéroport à Stansted ou à Lisbonne.

 

L'Histoire les jugera, leur mémoire finira au gibet de Montfaucon.

 

 

 

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Aéroport : manque de transparence dit le MoDem

21 Juillet 2010 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

 

Communiqué de presse du 20 juillet 2010 (paru dans Ouest France et Presse Ocean le 22 juillet 2010)

 

Le MoDem rappelle son opposition  au projet de nouvel aéroport au nord de Nantes, qu'il estime aberrant économiquement, écologiquement et financièrement.

MM. Ayrault et Bussereau ont conclu, au cœur de l'été, un accord sur le financement de cet aéroport, qui met à contribution le Département et la Région, contrairement à ce qui avait été annoncé par MM. Mareschal et Auxiette, en particulier pendant la dernière campagne électorale.
Est ce le moment d'engager des finances publiques alors que nos déficits et nos dettes sont astronomiques et qu'il faut opérer des choix d'investissements durables ?
Est ce la bonne méthode de signer en catimini un financement public sur un projet qui engage autant les générations actuelles et prochaines ?

Nous soulignons là un manque de transparence très préjudiciable à la démocratie.

Les leaders socialistes locaux montrent aussi leur manque de considération pour leurs alliés Verts, qu'ils n'ont pas même pas informés de la signature d'un accord de financement avec le secrétaire d'Etat aux transports ! 

Nous proposons à tous les opposants à ce projet néfaste de nous allier pour convaincre qu'une alternative réaliste est toujours possible.

 

 

 

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Les gros menteurs et le financement de l'aéroport à NDDL

17 Juillet 2010 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

 

Je pose quelques instants ma ponçeuse et mes pinceaux. 

 

Il y a eu hier à Nantes une visite "en catimini" du secrétaire d'état aux transports D. Bussereau UMP pour signer un accord de financement pour le projet d'aéroport à NDDL avec les collectivités PS du coin. Un accord de financement signé en douce.

 

JMA bien sûr, qui a trouvé un moment dans son agenda hyper chargé (de maire de Nantes, député de Loire-Atlantique, président de la Communauté Urbaine de Nantes Métropole,  président du groupe PS à l'Assemblée Nationale, président du conseil de surveillance du CHU de Nantes etc...) pour signer un petit accord de financement pour son Ayraultport entre amis et voisins - Bussereau est l'éternel perdant face à Ségolène Royal chez nos voisins de Poitou-Charentes -  Il y avait aussi son vieux compère, le président du Conseil Général de Loire-Atlantique P. Mareschal, et la tête (dans le journal) du président de la région Jacques Auxiette. On dirait les compères dans Sylvain et Sylvette...

 

Aucune pub n'avait été faite bien sûr au sujet de cette visite en douce et de son objet, les élus Verts de la majorité locale n'ayant même pas été prévenus. Application du principe de JMA : "Mais qui est majoritaire dans ma majorité ?" En pleine affaire Woerth, ça la fichait mal de montrer au bon peuple que sur certains dossiers aussi coûteux qu'inutiles mais juteux à coup sûr pour d'autres, gauche et droite sont bien capables de s'entendre.

 

Alors qu'ont ils décidé en catimini ? ben justement que les collectivités et l'Etat c'est-à-dire nous, allions collectivement participer à la gabegie. Vous vous souvenez qu'au départ, surtout pendant les campagnes électorales ils nous disaient que jamais ô grand jamais les collectivités ne mettraient la main à la poche pour financer l'aéroport. C'était juste un gros mensonge. Finalement ils ont décidé que si et à hauteur de 115,5 M d'Euros et de 138,5 M pour l'Etat. J'adore le virgule 5 million, comme s'ils avaient la moindre idée de la facture finale pour les contribuables alors que le concessionnaire qui doit mettre entre 400 et 500 M reste encore à choisir.

 

Les collectivités locales (région, départements) vont donc financer leur " part de desserte routière et les compléments de financement de l'aéroport". Ils peuvent mettre tout ce qu'ils veulent là-dedans et qu'est-ce qui les empêche de refaire une petite réunion le 15 août ou la veille de Noël prochain pour décider, toujours à une poignée de compères - que finalement ce ne sera plus 250 M mais 350 ou 499, 5 Millions ? Un petit avenant au contrat et allez hop ni vu ni connu j't'embrouille sur le financement.

 

Prochain épisode : le choix du concessionnaire qui va construire NDDL. Qui va remporter le marché ? Bouygues, Lavallin ou Vinci ? Que du menu fretin et des petits enjeux financiers tout ça... Réponse sans doute un dimanche d'août.

 

Indéniables sont les liens entre les deux projets actuels de transfert de la métropole nantaise : l'hôpital et de l'aéroport. Déménager l'hôpital sur l'île de Nantes, c'est une façon détournée d'accélerer le projet d'aéroport à NDDL en prétextant du survol des avions sur le futur hôpital. D'ailleurs la nomination cette semaine d'un architecte belge M. Smets pour remplacer A. Chemetoff comme urbaniste de l'île de Nantes, qui a d'emblée annoncé qu'il validait l'idée de transfert du CHU n'est pas anodine et tend à monter que les choses sont entendues et qu'il n'y aura pas de vrai débat sur le sujet.

Déménager l'hôpital, c'est aussi une façon d'accélerer la spéculation immobilière sur les terrains ainsi libérés à Nantes Atlantique et maintenant dans le centre ville. C'est moche pour une grande ville de gauche qui se veut capitale culturelle en 2012.

"Capitale de la culture des compères."

 

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Ciudad Real : fiasco prémonitoire du futur aéroport Notre-Dame-Des-Landes ?

26 Juin 2010 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

 

Le Monde vient de sortir un papier extrêmement intéressant sur l'aéroport fantôme de Ciudad Réal (Espagne). (voir aussi sur ce blog Déjà 300 millions de pertes pour un aéroport vide inauguré il y a 2 ans ! Et en page 3, pour le week-end. J'en connais qui vont faire une drôle de tête dans les cabinets politiques locaux si jamais ils tombent dessus. Impossible pour les porteurs du projet NDDL de ne pas faire un parallèle avec leur maudit projet. J'espère qu'ensuite cette affreuse vision d'aéroport vide qui leur ferait perdre le pouvoir, leur trottera dans la tête, et reviendra régulièrement triturer leur conscience, jusqu'à ce qu'ils sentent le gouffre sous leurs pieds.

 

Stopper le projet NDDL, c'est être RESPONSABLE aujourd'hui. Demain quand ce sera trop tard il y aura des COUPABLES. 

 

Même si vous en avez parfois un peu ras-le-bol de NDDL, lisez l'article ci-dessous, il "le vaut bien" et ce n'est pas maintenant qu'il faut lâcher.

Allez encore un effort, ce sera bientôt fini NDDL...

 

logo Le Monde27 juin 2010

 

   CIUDAD-REAL-10062703_AEROPORT-X1P1_ori.jpg.567.jpg

FOURMY MARIO/SIPA

 

Avec ses trois vols hebdomadaires, la compagnie irlandaise Ryanair est seule à maintenir un filet de vie dans cet aéroport moribond.

 

Ciudad Real Envoyé spécial
Flambant neuf, le premier aéroport privé d'Espagne, construit pour recevoir 2,5 millions de passagers par an, agonise au rythme d'un vol par jour

 logo Le Monde

 

Fermin et Carmen Delgado peuvent dormir tranquilles. La sieste de ces deux octogénaires ne sera pas troublée par le vrombissement des avions. Leur village, Villar del Pozo, est pourtant situé à 400 mètres à vol d'oiseau de l'aéroport international de Ciudad Real, dans la région de Castille-La Manche. Comme tous les riverains, ils en redoutaient les nuisances sonores : " Un peu plus, ils nous faisaient la piste au milieu de la place ", pestait le couple à la veille de l'inauguration, en décembre 2008.

 

Les maires des trois communes les plus proches avaient même négocié des indemnités avec le propriétaire de ce premier aéroport privé d'Espagne, destiné à devenir, à moins de cinquante minutes de Madrid par le TGV, la seconde plateforme de la capitale consacrée au prometteur trafic des compagnies aériennes à bas coût.

 

L'imposante aérogare, posée au bord d'une piste de 4 kilomètres - l'une des plus longues d'Europe, capable d'accueillir des Airbus A380 -, est dimensionnée pour recevoir 2,5 millions de passagers à l'année. Lors de l'ouverture, c'était l'objectif affiché pour fin 2011. Aucun risque de saturation, assuraient les promoteurs du projet, puisque les 1 234 hectares autorisent une extension quasi infinie avec, notamment, la possibilité d'ouvrir deux autres terminaux identiques. Dans les années 1990, lorsque est née l'idée de cette infrastructure, l'Espagne voyait les choses en grand et l'avenir en rose.

 

Aujourd'hui, un silence de cathédrale règne dans l'immense hall des départs, où l'alignement des 24 postes d'enregistrement est totalement désert. Ce matin-là, au tableau lumineux du hall des départs, un seul vol est affiché : Londres, 20 h 30. La journée sera longue.

Au comptoir de La Barrila, le barman est aux petits soins pour ses clients, qu'il appelle par leur prénom. Ce sont quelques-uns des 91 employés de l'aéroport et des 200 collaborateurs des entreprises présentes sur le site. Parfois, des passagers rompent sa routine. Les jours où il y a un vol, c'est-à-dire les mardis, vendredis et dimanches, il sert " jusqu'à 500 cafés ".

 

Loin des 750 000 passagers attendus la première année, Ciudad Real Central a comptabilisé 53 557 voyageurs en 2009. La fréquentation s'est effondrée en 2010. La compagnie Air Berlin a plié bagages fin mai. Restée seule, Ryanair a failli en faire autant début juin, lorsque le tribunal de commerce a placé la société gestionnaire de l'aéroport en liquidation judiciaire. Une subvention publique a convaincu in extremis la compagnie irlandaise de maintenir ses trois vols hebdomadaires, et d'entretenir, par la même occasion, un filet de vie dans cet aéroport moribond bien que flambant neuf.

 

Avec ses 75 000 habitants, Ciudad Real avait-elle besoin d'un tel équipement, qui a nécessité un investissement de 500 millions d'euros ? La ville, essentiellement administrative et résidentielle, somnole doucement sous le soleil de Castille-La Manche.

Un aérodrome plus modeste aurait suffi pour recevoir la noria d'avions privés qui, à la saison de la chasse, fait converger de toute l'Espagne, voire d'Europe, les plus fines gâchettes vers les propriétés giboyeuses de la région.

 

Quand la chambre de commerce locale, la députation et la mairie de Ciudad Real ont esquissé le projet, il était question d'un aéroport essentiellement consacré au fret, les grands espaces déserts de la Castille, au centre du pays, permettant d'établir une gigantesque plate-forme logistique à la croisée des principaux axes ferroviaires et autoroutes. Les années de croissance espagnole étaient en route, le crédit facile. Dans l'euphorie, personne n'a contesté la modification du projet de départ vers une infrastructure consacrée au voyage aérien bon marché, qui devait désengorger l'aéroport madrilène de Barajas.

L'aéroport Central, qui rêvait de devenir " Madrid Sud ", imaginait son destin comme celui de Gérone, deuxième aéroport de Barcelone. Mais, à force de retards bureaucratiques et d'embûches politiques, " il a ouvert au plus mauvais moment, au terme d'un processus tortueux ", regrette Francisco Canizares, l'adjoint à l'urbanisme de Ciudad Real.

 

La société propriétaire, CR Aeropuertos, a accumulé 290 millions de dettes. La Caisse d'épargne de Castille-La Manche (CCM), qui a financé l'opération à 40 %, a été placée en 2009 sous tutelle de la Banque d'Espagne après avoir frôlé la banqueroute. Le fiasco d'un tel équipement privé était-il évitable dans un pays où les aéroports à l'équilibre se comptent sur les doigts d'une main ?

Après la nomination d'administrateurs judiciaires, le président socialiste de Castille-La Manche, José Maria Barreda, a rappelé le soutien de la région " quels que soient les interlocuteurs ". Une société publique, créée en catastrophe pour " promouvoir et contribuer à la viabilité des infrastructures aéroportuaires de Castille-La Manche ", a mis 140 millions d'euros à disposition de l'équipement privé, dont les coûts fixes continuent de grever le résultat : " Il serait dommage de laisser pousser l'herbe sur la piste ", a assuré M. Barreda, pour qui l'infrastructure est " génératrice de richesse et d'emplois " et demeure " un facteur dynamisant de l'économie locale qui en a bien besoin ".

 

L'aéroport fantôme sera un enjeu des élections régionales prévues en mai 2011. Dans cette communauté autonome gouvernée historiquement par les socialistes, le Parti populaire (PP, droite) est donné favori. " Le PP estime qu'il faut faire cesser l'hypocrisie consistant à financer un équipement privé par de l'argent public ", affirme Francisco Canizares, en rappelant que ni CCM ni CR Aeropuertos ne sont plus en mesure de faire face à leurs obligations. L'argent injecté par la région est, aux yeux des conservateurs, un pis-aller " en attendant qu'un repreneur miracle se manifeste ". Or les rumeurs menant à un groupe du golfe Persique puis à un fonds de pension américain se sont évanouies.

 

Le PP prône l'expropriation pure et simple, puis la mise en concession de cet équipement devenu public à une société spécialisée. " Si le monde ne s'écroule pas, l'aéroport a forcément un avenir ", veut croire un représentant du Reino de Don Quijote (le Royaume de Don Quichotte). Cette entreprise promeut depuis le début des années 2000 un projet de " complexe résidentiel, de loisirs et d'affaires ", à 16 kilomètres au sud de l'aéroport. Sur 400 hectares, le projet est colossal, puisque 4 000 chambres d'hôtel, un casino, plusieurs parcours de golf, un centre commercial et de congrès, une salle de spectacles et quelque 9 000 logements sont censés attirer à terme quelque deux millions de visiteurs à l'année et doubler la population de Ciudad Real. Plus de 160 millions d'euros ont déjà été dépensés en études et infrastructures. L'investissement final flirterait avec les 6 milliards d'euros.

Les promoteurs reconnaissent toutefois que le Royaume de Don Quichotte restera un mirage, sans un aéroport international à proximité. Celui de Ciudad Real n'avait pas pu prendre le nom du héros de Cervantès. Bien que baptisé officiellement Central, une grande stèle en acier placée à l'entrée de l'aérogare souhaite pourtant la bienvenue à l'" aéroport Don Quichotte ".

Au pays de l'ingénieux hidalgo, on ne renonce pas si vite à ses chimères.

 

Jean-Jacques Bozonnet

© Le Monde
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