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2009 : année noire pour le transport aérien

6 Janvier 2010 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

A l'heure où le maire de notre bonne ville de Nantes, Jean-Marc Ayrault réaffirme avec ses voeux qu'il s'accroche à son inutile projet d'aéroport à Notre-Dame-Des-Landes, voici quelques nouvelles du transport aérien.


Compagnies aériennes : 5,6 milliards $US de pertes nettes en 2010 (US$5.6 Billion Loss in 2010 - Low Yields and Rising Costs Keep Industry in the Red)

Compagnies aériennes : 5,6 milliards $US de pertes nettes en 2010 (US$5.6 Billion Loss in 2010 - Low Yields and Rising Costs Keep Industry in the Red)
 
  
 
  IATA - 15 décembre 2009
  publié le 15 décembre 2009
  Thématique: Pratiques et produits, Transport, Economie, Sécurité risque et crise
 
 

 

 

IATA table sur 5,6 milliards $US de pertes nettes en 2010
 Les compagnies aériennes devraient perdre 5,6 milliards $US en 2010, selon les prévisions de IATA. Les transporteurs d'Europe vont subir les pertes les plus importantes que celles de toute autre région, précise l'association.
L'Association du transport aérien international (IATA) a revu à la hausse les pertes nettes pour 2010 et table sur un déficit de 5,6 milliards $US, alors que les prévisions précédentes faisaient état de pertes de 3,8 milliards $US.

Pour 2009, l'IATA maintient ses prévisions de pertes nettes de 11 milliards $US. "De 2000 à 2009, les transporteurs ont perdu 49,1 milliards $US, soit une moyenne de 5,0 milliards $US par année", a déclaré M. Giovanni Bisignani, directeur général et chef de la direction de l'IATA. "Le pire est probablement derrière nous. Pour 2010, certaines statistiques clés s'orientent dans la bonne direction." précise-t-il encore dans un communiqué. Après un déclin de 4,1 % observé en 2009, le trafic passagers devrait augmenter de 4,5 % en 2010 (plus que les 3,2 % indiqués dans les prévisions précédentes en septembre). On prévoit un total de 2,28 milliards de passagers aériens en 2010, ce qui nous ramènera au niveau record enregistré en 2007, précise IATA. Europe : les transporteurs vont subir 2,5 milliards $US

2009, année noire pour le trafic aérien - Le traffic aérien européen chute davantage encore en 2009 qu'en 2008
http://www.veilleinfotourisme.fr/1261649588009/0/fiche___article/


2009, année noire pour le trafic aérien - Le traffic aérien européen chute davantage encore en 2009 qu'en 2008
 
  
 
  AEA - 28 décembre 2009
  publié le 28 décembre 2009
  Thématique: Economie, Transport
 
 

(Relaxnews) - 2009 devrait s'inscrire comme la pire année pour le secteur aérien en termes de trafic passagers ; pire que 2001 qui avait pourtant vu le nombre de passagers reculer à la suite des attentats aux Etats-Unis, le 11 septembre. L'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) prévoit une diminution du trafic de 3,1%. Aéroports comme compagnies aériennes comptent les pertes après ce qui restera dans les annales de l'aviation une année noire.


L'OACI évoque déjà dans ses résultats préliminaires les "pires résultats" en 2009 pour le trafic aérien de passagers avec une contraction de 3,1%. Les mauvais résultats de cette année parviennent à éclipser ceux de 2001, jusqu'ici pire année pour l'industrie aérienne qui avait enregistré un recul de 2,9%.

L'Association internationale du transport aérien (IATA), qui regroupe 230 compagnies aériennes dans le monde, soit 93% du trafic, estime même que le nombre de passagers devrait reculer de 4,1%.

L'ensemble du trafic a reculé dans toutes les régions du monde, sauf au Moyen-Orient (+10%), toujours selon l'OACI. Le trafic international a tiré les résultats vers le bas avec une diminution de 3,9%, alors que le trafic intérieur a reculé de 1,8%. Ce dernier limite les pertes notamment grâce aux compagnies à bas coût.

Rares sont cette année les aéroports qui sont parvenus à maintenir leur trafic. Entre janvier et octobre derniers, l'Association internationale des aéroports (ACI) note un recul de 3,9% du nombre de passagers dans les aéroports internationaux.

Au niveau européen, la contraction de la demande est encore plus importante. L'ACI souligne une diminution du trafic aérien de 7,2%. En octobre, les aéroports de l'Europe ont réalisé leur 14ème mois de baisse consécutive.

Avec une telle contraction du trafic aérien, l'IATA s'attend à 11 milliards de dollars de perte pour l'ensemble du secteur cette année.

L'OACI prévoit que le trafic aérien reprendra dès l'année prochaine, avec une hausse de 3,3%. Cette reprise se poursuivra en 2011 et le trafic aérien mondial devrait retrouver son taux de croissance traditionnel de 5,5% par an. L'IATA estime, elle, que 2,28 milliards de voyageurs transiteront dans les aéroports l'année prochaine, soit une hausse de 4,5% par rapport à cette année.


Et à Nantes ? on en est ou ?
Et bien Nantes n'est pas un ilot perdu à l'abri des turbulences qui sévissent dans le monde aérien. Le trafic baisse de 3 % passant de 2,8 à 2,6 M de passagers. On est donc bien loin des 9 millions de passagers annoncés !
Allez, Messieurs les décideurs, un peu de modestie et de nez pour 2010 et pour l'avenir, il est encore temps de reconnaître que vous vous êtes trompés et de renoncer à ce projet d'aéroport à NDDL


Ouest France Pays de la Loire
Aéroport de Nantes : baisse de 3 % mercredi 06 janvier 2010
Avec 2 650 593 passagers en 2009, la fréquentation de l'aéroport subit la crise. C'est la première baisse depuis 2002.
Trois questions à...

 

François Marie, Directeur de l'aéroport de Nantes-Atlantique.


La fréquentation de l'aéroport de Nantes-Atlantique est en baisse pour la première fois depuis 2002. C'est l'impact de la crise ?

Oui. On le constate notamment sur le trafic en provenance des îles britanniques. À cela s'est ajouté le désengagement d'easyJet et de Ryanair sur Nantes-Londres. Cela n'a pas été compensé par la liaison ouverte par Air France, effectuée par des avions d'une capacité moins importante. Sur Londres, de 140 000 passagers annuels, on est passé à 40 000. Au total, la fréquentation de l'aéroport s'est élevée à 2 650 593 passagers, en baisse de 2,96 %.

Qu'en est-il pour les vols vacances et le trafic national ?

Concernant les vols vacances, Nantes reste le deuxième aéroport de province avec un trafic stable à hauteur de 750 000 passagers. Sur les liaisons nationales, nous connaissons une hausse de 2 %, notamment en raison de l'arrivée des compagnies à bas coût sur Marseille et Lyon.


La baisse du trafic remet-elle en cause la légitimité de la création d'un nouvel aéroport ?


Non. Malgré la crise, il y aura de nouvelles lignes : easyJet ouvre une liaison Nantes-Bâle-Mulhouse en juin. Ryanair a annoncé l'ouverture de Leeds en avril. Transavia.com met en place sept lignes régulières vers des destinations soleil. Corsairfly dessert désormais l'Île Maurice. Et les tours-opérateurs comptent proposer 10 % de sièges supplémentaires cet été. Cela montre leur confiance dans la plate-forme de Nantes. Pour 2010, nous prévoyons plus
4 %.

 

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"Bonne année, les clowns !" par Hervé Kempf, Le Monde du 3 Janvier 2010

4 Janvier 2010 Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

Chronique Ecologie 
Bonne année, les clowns !



Le chroniqueur ne cache pas avoir du mal à fixer son esprit. Non qu'il ait abusé de bulles de champagne. Mais la suavité de la trêve hivernale, après l'avoir élevé à des considérations pachamamesques, l'incline maintenant à sourire du spectacle de ses contemporains plutôt qu'à gémir de leurs incohérences. Tenez, ce bon M. Borloo, encore en train de parler de " révolution " à propos de la taxe carbone. Eh, ministre ! Plutôt que de parler de révolution, réduis les inégalités, supprime le bouclier fiscal, discute du revenu maximal admissible, et tu verras comme ta taxe carbone sera ensuite acclamée ! Pas d'écologie sans justice !


Voici une nouvelle du 3 décembre, encore fraîche : " Nantes préside la Task Force, composée de cinq villes des cinq continents, qui a le mandat pour représenter les collectivités locales dans les négociations internationales sur le climat. " Si l'on sait que Jean-Marc Ayrault, le maire (PS) de Nantes, s'obstine à tenter de créer un nouvel aéroport sur plus de 1 000 hectares de champs au nord de sa ville, on comprend que la lutte contre le changement climatique a de beaux jours devant elle.


La télévision du chroniqueur est en panne depuis belle lurette, mais il est impossible d'échapper au marronnier du 1er janvier : le Dakar. En fait, le " Dakar " a lieu en Amérique latine. Une réminiscence de l'Aéropostale, sans doute. L'association Agir pour l'environnement a calculé que ce rallye aurait un bilan carbone supérieur à 20 000 tonnes de CO2. Question bête, mais alors vraiment bête : les sports de combat très violents sont interdits, n'est-ce pas ? Ne faudrait-il pas interdire les courses de voitures ?

Découvert que Vincent Courtillot, climato-sceptique, nourrit une grande estime pour Fred Singer, à qui il attribue le prix Nobel en tant que membre du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat). Las. Une enquête du site Contreinfo montre que M. Singer n'est pas membre du GIEC, mais directeur du " Science and Environnement Policy Project ", qui s'est mobilisé pour nier le lien entre tabagisme passif et cancer, la dangerosité de l'amiante, celle des pesticides, le trou de la couche d'ozone. Et le changement climatique...

Ai écouté les voeux de Son Excellence Nicolas Sarkozy. " Son Excellence " est un titre honorifique régi par les conventions diplomatiques, traditionnellement utilisé pour désigner les chefs d'Etat, explique Wikipédia. Tout va bien, explique Son Excellence. Qui avait déclaré le 14 décembre, à propos du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) que " le CEA deviendra le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives ". Ah ? Voyons... alternatives à quoi ? Et, hmm, voyons... Comment va-t-on dire ? C E A E A ? Ça sonne comme... chihuahua, ou... ouah ouah, ouah, ou... chabadabada. Oui, C E A chabadabada, tip, tip, tip, chabadabada. Bonne année, les clowns !

 

Hervé Kempf

 

Courriel :

kempf@lemonde.fr



Oui Bonne et heureuse année à tous, clowns ou pas clowns !
Que 2010 soit l'année de la sagesse et que l'inutile projet d'aéroport à Notre-Dame-Des-Landes soit définitivement abandonné !

Isabelle Loirat
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Aéroport : Quand on touche le fond sans "rien savoir sur le fond"

6 Décembre 2009 , Rédigé par Lionel Jouan Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

ETONNANT

 

 

Presse-Océan de ce jour consacre un article au projet de Notre Dame des Landes et publie les déclarations de Patrick Mareschal sur ce dossier, celles ci méritent le qualificatif de ETONNANT, et valent une petite analyse. En effet :

 

Première question : qui choisira parmi les trois candidats. Réponse « l’ETAT c’est lui qui porte le projet ». Etonnant de la part de celui qui est le Président du  Syndicat Mixte d’études du futur aéroport et le « Patron » du Département. Etonnant de la part de celui qui s’apprête à mettre la main dans le portefeuille départemental en déclarant « nous n’excluons pas un concours financier » des collectivités locales. Etonnant comme titre de gloire il a obtenu un « observateur … mais sans poids sur la décision ».

 

Seconde question : que savez-vous du contenu des dossiers. Réponse « Rien sur le fond ». Etonnant pour quelqu’un qui est le Président du  Syndicat Mixte d’études du futur aéroport. Etonnant pour quelqu’un qui affirme « tous rentrent dans l’enveloppe des 581 M€ …cela prouve que le budget n’est pas sous-estimé… », mais s’il ne sait rien sur le fond, sait-il au moins à quoi correspondent ces 581 M€ ?

 

Troisième question : les collectivités locales devront malgré tout mettre la main à la poche. Réponse : 490 M€ seront à la charge du concessionnaire et 91 M€ de l’Etat, mais en précisant « il se peut que les collectivités soient sollicitées ». Etonnant donc car c’est clair rien que sur cette petite enveloppe il accepte l’idée que le département paiera. Mais surtout à quoi correspondent ces 581 M€ ? il est déjà évident que le concessionnaire n’est pas concerné par tous les travaux routiers qui sont la conséquence directe de cet aéroport, ni par le coût de la liaison tram/train inhérente aussi à ce projet, et encore moins par le financement du renforcement des lignes RTE pour alimenter la plateforme, ni par le délicat problème de gestion des besoins en alimentation/évacuation de l’eau. Qui peut penser que la vulgaire gestion des ordures ménagères générées sur ce site et d’une station d’épuration spécifique ont été chiffrées ? Ne parlons même pas du coût du déplacement des réseaux qui passent sur ou sous le site, etc.. Tous ces travaux il faudra bien les payer, et ils seront à la charge des collectivités locales.

 

Quatrième question : et pour les accès ? Réponse : « pour le train deux hypothèses sont étudiées ». Etonnant, là aussi c’est clair, rien n’est chiffré puisqu’on en est à des hypothèses. Une gare souterraine comme les collectivités ont déclaré vouloir c’est au bas mot plus de 500 M€, quant aux voies ferrées … Or si on construit une gare à Notre Dame des Landes ce sera bien à cause de l’Aéroport, et uniquement pour le desservir, donc ce sera bien un coût inhérent à ce projet.

 

Cinquième question : mais cela n’est pas budgété ? Réponse : « Sans doute, mais aucun aéroport, hors Roissy et Orly n’est relié au TGV… » alors encore plus ETONNANT, là Patrick Mareschal  ne connaît  « Rien sur le fond » du dossier, mais en plus il ne connaît rien sur les aéroports français, car si Roissy possède  bien une gare TGV, Orly n’en a pas, et n’est même pas relié au réseau grandes lignes SNCF ( uniquement RER ligne C et ORLYVAL le reste en routier). Par contre Lyon St Exupéry possède une gare TGV avec plus de 20 liaisons par jour, et Marseille Provence est relié depuis fin 2008 par une gare accueillant les TER sur une plateforme multimodale (gare Vitrolles Aéroport Marseille Provence), mais il n’y aura même pas de TER à Notre Dame des Landes. Dans sa réponse P. Mareschal confirme bien que le coût d’une liaison par rail n’est pas budgétée dans les coûts annoncés.

 

Sixième question : la coupure verte avec quels effets. Réponse « préserver pour 30 ans ce périmètre » donc après on fera ce qu’on voudra.

 

Septième question : la somme de 200 000  € de communication c’est pas un peu cher ? réponse : « … le Syndicat mixte à été créé pour porter le projet… », pourtant à  la question de la prise de décision il a déclaré que c’était l’Etat qui portait le projet, comprenne qui pourra !!!

 

En marge de ces réponse, permettons nous une question : M. Mustière, ancien responsable local, a précisé que la construction de cet aéroport représentait du travail pour quatre mille personnes durant cinq ans, est-ce que ce coût de main d’œuvre est inclus dans le budget des 581 M€ ? Visiblement il n’a pas fait le calcul  de plus en plus étonnant car rien que ce coût dépasse le budget annoncé.

 

Mais au fait Patrick Mareschal se pose-t-il la question toute bête de savoir si nous avons besoin de construire cet aéroport pharaonique à l’heure où notre compagnie française Air France KLM annonce la suppression de 27 liaisons intérieures plus rentables à l’heure du TGV, et ces liaisons là aucune chance que les compagnie low-cost ne les reprennent.


Lionel Jouan, citoyen nantais (non encarté), le 3 décembre 2009

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Le lézard et l'aéroport

27 Novembre 2009 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

Relevé dans les Indiscrets sur la Newsletter de l'Express le 27 novembre 2009

Le triton crêté, une espèce de gros lézard aquatique, pourrait faire reculer le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes. Experts et autorités ont déjà repéré l'animal dans le secteur concerné, relevant de l'annexe II de la directive européenne Habitats. Il est prévu de déménager les mares, mais les naturalistes ne sont pas convaincus par cette proposition. Par LEXPRESS.fr, publié le 27/11/2009 à 15:21


L'article original se trouvait avec moult détails et arguments dans La Lettre à Lulu de novembre 2009 (irrégulomadaire satirique n°66) sous le titre "Triton crêté : le dinosaure nain contre l'aéroport".

 

Extraits : "Dans les étangs de Notre-Dame-Des-Landes, une bestiole rare, un amphibien en forte régression, pourrait donner du fil à retordre aux aménageurs et aux rouleaux compresseurs : le triton crêté alias triturus cristatus" pour les intimes. Un genre de salamandre avec une crête en dents de scie pour les garçons, ce qui lui donne un côté dinosaure minus, quinze centimètres de long à l'âge adulte. Vivant dans les trous d'eau, en forte régression en Europe et tout aussi menacé en France, ce triton est intouchable de par l'annexe 2 de la Directive européenne Habitats  (Directive Habitats Faune Flore 92/43/CEE qui protège aussi l'habitat des espèces, car une protection des espèces seule ne suffit pas, il faut aussi protéger leur habitat. IL) donc archi protégé par le réseau Natura 2000, et par la liste de 1993 du ministère de l'agriculture protégeant amphibiens et reptiles. Considéré comme "espèce vulnérable" au livre rouge de la faune menacée.

Pique prune bis

Côté notoriété, il pourrait devenir un cousin du pique-prune. L'autoroute A28 entre le Mans et Tours a déjà fait les frais du désormais célèbre pique-prune, scarabée dont les impératifs de reproduction ont fait reculer le tracé de l'autoroute. Petite bêbête, mais chainon essentiel dans le fonctionnement écologique des milieux forestiers, et excellent indicateur de la qualité biologique des milieux. Le chantier et les bulldozers risquaient de faire disparaître l'habitat de cette espèce protégée.
Même configuration avec le triton à crête et le projet d'aéroport écrase-tout".

Lire la suite de l'article sur la version papier de la Lettre à Lulu qui n'est pas dispo sur Internet.

Tiens cela me donne une idée pour le tout nouveau pôle nantais Sciences et environnement SEQUOIA.  Il proposait dans son programme d'inauguration du 14 au 21 novembre 2009 un atelier intitulé "Il faut sauver le dodo, Atelier sur les conditions de survie du dodo, oiseau trop lourd pour voler, trop gros pour courir et trop maladroit pour échapper à la menace humaine."
C'est bien. Mais on ne peut plus rien faire pour ce pauvre dodo, il a hélas complètement disparu. (Le dodo disparu est devenu l'emblème de l'Ile Maurice)

Mais il est encore temps de sauver le triton crêté !
Voilà une belle action concrète pour les générations futures !

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Loire c'est Noir par un jeune nantais Julien Merlaud (vidéo)

9 Novembre 2009 Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes




Un docu friction sur l'envers de notre si "raffinée" économie par Julien Merlaud, un jeune originaire de la région nantaise, qui voulait être grand reporter.
Il s'intéresse aux politiques locales en particulier aux transports et au projet d'aéroport à Notre-Dame-Des-Landes.
Il s'interroge : "quel avenir nous prépare t'on sur les rives de la Loire ? "
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170 aéroports en France, pourquoi en construire un 171ème à Notre-Dame-Des-Landes?

5 Novembre 2009 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

Tandis que la France se targue de donner des leçons d’écologie à tout le monde, y compris au président Obama et que le président de la République se place en champion vert qui voudrait avec ses petits poings rageurs sauver le sommet mondial du climat à Copenhague en décembre, la France pourrait peut-être balayer devant sa porte.

 Les Enjeux, mensuel Economie du journal Les Echos

 




A retenir :


France : 170 aéroports pour 60 millions d'habitants, la plus forte densité européenne d'aéroports par millions d'habitants,  « mauvaise élève de l’Europe »

155 aéroports se disputent 10 % des 145 M de pax en 2007

 

"pléthore aéroportuaire" : maillage fourmille de doublons

 

 

 

Finances locales plombées : de 2000 à 2006, le secteur a reçu 590 Millions d’euros de subventions d’exploitation. Un montant appelé à croître sous la poussée des investissements imposés par les nouvelles normes environnementales et de sûreté.

« Maintenir des doublons à l’heure où les deniers publics sont plus rares est inacceptable »


Les magistrats de la Cour des Comptes pointent la flambée (+ 300%) de ce poste depuis 2001. En comparaison Paris n’a investi que 10 M ds équipements aéroportuaires


Lois de 2004 et 2005 ont organisé la cession de leur propriété par l’Etat et la possibilité de les privatiser en partie, l’Etat ne conservant une participation que sur les plus gros aéroports (Lyon, Nice, Marseille)


La Bretagne aligne pas moins de 7 plateformes dont 3 rien que pour le Finistère : Brest, Morlaix, Quimper


De Nantes à Orléans la vallée de la Loire héberge 5 aéroports

 

La Normandie a 3 aéroports internationaux.

 

Le pire serait encore à venir : de 1990 à 2030, l’avion aura perdu 39 Millions de passagers au profit du train (selon étude de la FNAUT reprise par le Ministère des Transports)

Sur le trajet Paris-Strasbourg par exemple, les parts de marché respectives de Air France et de la SNCF sont passées de 60 à 15% et de 35 à 80%

 

80% du Paris-Londres captés par l’Eurostar et 20% seulement à l’aérien alors que 15 ans plus tôt le rapport était de 2 à 88 % 

S'il y a déjà trop d'aéroports en France, pourquoi en construire encore un autre à Notre-Dame-Des-Landes ?

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“Notre-Dame des Landes est un projet du passé, un projet dépassé” par Jean Renard, géographe

2 Novembre 2009 Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

 

PAYSAN NANTAIS - NOVEMBRE 2009 - N° 1224  

 

“Notre-Dame des Landes est un projet du passé, un projet dépassé” Jean Renard, géographe


Dans cette nouvelle rubrique, nous demanderons l'avis d'un spécialiste, un expert, sur un sujet d'actualité. Ce mois-ci, questions à Jean Renard, professeur émérite de géographie à l'Université de Nantes, au sujet du projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes.


Pour que Nantes maintienne et développe son statut de métropole européenne, il faut un nouvel aéroport, disent les défenseurs du projet, sinon Nantes s'isolera et déclinera.

En tant que spécialiste des dynamiques de territoires, pensez-vous que l'avenir de Nantes se joue sur ce nouvel équipement ?

Oui, un aéroport international est nécessaire. Mais Nantes dispose d’un tel équipement. C’est Nantes Atlantique. Il suffit aux besoins actuels et futurs. Avec 2,7 millions de passagers (soit trois fois moins que l’actuelle gare ferroviaire) le trafic peut doubler, voire plus, sur place.

D’autant qu’il a été récemment modernisé et agrandi, qu’il est à proximité de la ville, relié à elle par une voie ferrée curieusement non utilisée, mais c’est que le concessionnaire tire profit des parkings.

Le seul problème est le danger provoqué par le survol de la ville. Or, depuis trente ans on a accepté ce survol. Si c’est si dangereux il faut immédiatement l’interdire. C’est possible si l’on rétablit l’ancienne piste désaffectée orientée Est-Ouest, qui était à l’origine. Pourquoi l’a t-on abandonnée ? Une simple modification de l’axe résoudrait le problème. Certes des populations seraient touchées qui ne le sont pas.

On comprend leur crainte. Mais cela éviterait le survol de la ville. Le coût serait bien plus faible que le transfert envisagé sur le site de Notre-Dame des Landes (NDDL).

L’avis des pilotes, exprimé dans Ouest-France du 8 octobre 2009 : « Un nouvel aéroport pour quoi faire ? » est sans appel quant à l’inutilité de NDDL. Le projet était, il y a près de quarante ans, associé au Concorde, et les « experts » prévoyaient alors un trafic de 6 millions de passagers en l’an 2000. On en est loin.

 La construction d'un nouvel aéroport va coûter cher aux collectivités territoriales et à l'État, ne faudrait-il pas investir dans d'autres secteurs stratégiques ou d'autres facteurs de développement ?

Le coût du projet est manifestement sous- évalué. Les exemples d’autres équipements du même type montrent que cela coûtera trois ou quatre fois plus. Qui paiera ? On a dit au départ que ce serait le constructeur privé le mieux disant. Aujourd’hui on parle des collectivités locales. C’est-à-dire chacun d’entre nous. Pour quel montant ? Nul ne le sait. Rappelons pour mémoire que cet équipement est du domaine de l'État et non pas une décision des collectivités locales.

On nous dit que NDDL serait associé à une ligne à grande vitesse Nantes-Rennes. C’est une bonne initiative que de relier les deux villes par une ligne TGV. Mais alors pourquoi nos élus ont-ils refusé le projet alternatif à la ligne Le Mans-Rennes qui consistait à créer une ligne Le Mans, Château-Gontier, Châteaubriant, et à partir de cette ville de faire deux branches, l’une vers Rennes, l’autre vers Nantes, solution proposée par la FNAUT (Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports) ? On faisait ainsi d’une pierre deux coups. Aujourd’hui on se réveille pour proposer une ligne directe Nantes-Rennes. On croit rêver !

Bien d’autres investissements pour le bien être des populations et l’attractivité de la ville sont plus utiles (transports en commun, lycées, services de santé, recherche). Au total ce projet du passé est un projet dépassé.


L'impact de ce projet sur l'agriculture n'est-il pas sous-estimé par les porteurs du projet ?

L’impact sur les terres agricoles serait considérable. Outre plusieurs milliers d’hectares consommés par le projet et les infrastructures pour y conduire, il faut évoquer toutes les consommations indirectes : zones commerciales, industrielles, carrières, etc.

Les agriculteurs chassés de ces terres,certes souvent bien indemnisés, iront propager la spéculation foncière sur un très vaste périmètre, par un effet domino bien connu.

Des promoteurs sont à l’affût. Il suffit d’observer ce qui se passe sur le marché foncier. Mais le veut t-on ?

Alors que l’on manque de bonnes terres arables c’est un gaspillage inconsidéré, d’autant qu’il n’est pas envisagé de procéder à des remembrements associés à la mutualisation des plus-values liées au changement d’affectation des sols, seul moyen pour tenter d’économiser les terres disponibles en brisant la spéculation.

 

 

Paru dans PAYSAN NANTAIS - NOVEMBRE 2009 - N° 1224

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Franchissement de la Loire abandonné : que restera t'il de la DTA à part un réacteur nucléaire?

26 Octobre 2009 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

"Le franchissement de l'estuaire de la Loire est enterré", Ouest France du 24 octobre 2009. 

L'Etat et les collectivités locales abandonnent le projet de franchissement de la Loire (pont ou  tunnel) entre Nantes et Saint-Nazaire, estimant le trafic prévu insuffisant pour justifier la mise en oeuvre d'une telle infrastructure. La fin de l'article fait le lien avec le projet d'aéroport à Notre-Dame-Des-Landes.
 
Première remarque : maintenant, à chaque fois qu'il est question d'un dossier important dans la région : les élections Régionales ou le franchissement de la Loire comme ici, le dossier NDDL revient toujours - par la porte ou par la fenêtre, au début ou à la fin de l'article - mais il revient toujours. Incontournable NDDL, fâcheux dossier d'aéroport ,  qui va sans aucun doute polluer sérieusement la campagne de certains. 

Question du jour : que restera t'il des 4 projets prévus par la Directive Territoriale d'Aménagement (DTA 2003-2006) de l'estuaire de la Loire,  c'est-à-dire ce que l'Etat a prévu pour nous ?

L'extension du port de Donges Est vers l'amont a déjà été abandonnée.

Le franchissement de la Loire entre Nantes et Saint-Nazaire est maintenant abandonné.

L'aéroport Notre-Dame-des-Landes est bien mal parti. Voir derniers billets sur ce sujet.

Il reste : la construction d'une centrale de production d'électricité, "centrale de production de base" autrement dit un réacteur nucléaire. Gageons que ce projet là aura lui aussi du mal à passer. Un autre "Mistigri" ?

Voici le document qui m'a mis la puce à l'oreille.

1.3. L'avenir des moyens de production d'énergie électrique dans l'estuaire de la Loire (source Directive territoriale d'Aménagement de l'estuaire DTA 2006, extraits) 


"Les régions Pays-de-la-Loire et Bretagne consomment, 6 800 MW. Les moyens de production existants, essentiellement localisés dans l'estuaire de la Loire sur le site de Cordemais, couvrent seulement près du quart de la demande. La croissance du besoin en puissance est estimée à 750 MW pour ces deux régions, à l'horizon 2010."
 
"Cependant, la réorganisation du secteur électrique ne modifiera pas complètement les problèmes techniques

d'exploitation du réseau du grand Ouest qui constitue une zone d'accueil potentiel de production permettant de répondre à la fois à un équilibre entre la production nationale à moyen terme et la consommation, et au problème de sécurité d'alimentation régionale au même horizon."
" Ainsi, selon les hypothèses actuelles, desrisques de congestion du réseau très haute tension d'alimentation de l'Ouest à l'horizon 2010 sont prévisibles.

"L'estuaire de la Loire est techniquement intéressant pour l'implantation d'une centrale de production d'électricité.

Comme, par ailleurs, en nord-Loire, le site de Cordemais bénéficie déjà des infrastructures de raccordement au réseau très haute tension, il semble plus propice pour accueillir de nouveaux moyens de production.

"Au-delà de 2010, la sécurité en tension de la région ne sera plus assurée par le système électrique dans sa structure actuelle."



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Aéroport Notre-Dame-Des-Landes : les porteurs PS du projet prennent leurs distances avec la DUP

24 Octobre 2009 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

 

Les arguments des opposants portent leurs fruits et poussent les porteurs du projet à réajuster les leurs, lesquels rendent donc une nouvelle copie : une version complètement différente de la DUP de 2008 et postérieure à celle-ci.

En effet, c'est quoi ce nouveau projet NDDL avec promesse de TGV Rennes-Nantes via NDDL ?
C'est quoi cette nouvelle annonce intempestive et sans concertation de fermeture de Nantes Atlantique ?
D'où ça sort ? En tout cas pas du projet officiel validé par l'Etat ! 
Cette nouvelle version de NDDL, à la seule existence médiatique, c'est le projet NDDL du Père Noël ! Elle n'existe pas dans la réalité officielle du projet validé par l'Etat.

Ce que l'Enquête Publique et la DUP ont validé : c'est la construction d'un aéroport à 2 pistes "sur environ 1650 ha", " en tant que nouvelle plateforme" à Notre-Dame-Des-Landes, sans desserte ferroviaire, ni TGV, ni quoi que ce soit d'autre, pas même le tram train NDDL-Nantes et qui prévoit aussi de "maintenir la piste de Nantes Atlantique" . (Projet qualifié de "pari"  selon les conclusions du rapport d'Enquête.)

Si les porteurs du projet ne sont plus d'accord avec ce projet initial et avec la DUP qu'ils demandent son annulation et la révision du projet !


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Nantes et les médias: NDDL finit par nuire durablement à l'image de la ville

18 Octobre 2009 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

A nouveau épinglé sur France Inter, le projet d'aéroport à Notre-Dame-Des-Landes fait citer Nantes et notre région dans la rubrique bonnet d'âne.

A écouter : l'émission de Denis Cheissoux "CO2 Mon Amour" du samedi 17 octobre avec Jean-Marie Pelt et Hervé Kempf, journaliste du quotidien  Le Monde qui a suivi les discussions sur le climat à New York pour la préparation du sommet de Copenhague et a publié une excellente chronique sur NDDL.

 

A la 16è minute, à l’occasion d’un « petit tour en France » avec la journaliste Anne Choron, Nantes et la Loire-Atlantique (44) sont citées car la Ville de Nantes vient de recevoir le Civitas Award* , un prix européen qui récompense les « efforts en faveur de mobilité durable ».

 

Elle souligne le  « malencontreux télescopage cette semaine de la part des élus nantais » qui d’une part « se félicitent du prix reçu » et de l’autre ont choisi cette même semaine pour adresser « une déclaration solennelle soutenant le projet d’aéroport très controversé de Notre-Dame-Des-Landes ». « L’idée c’est de délocaliser l’aéroport  à NDDL en plein bocage, ça veut dire artificialiser 2000 ha dont la moitié d’exploitations agricoles » sans que les « nuisances en terme de gaz à effet serre » n’aient été comptabilisées.

La journaliste s’interroge sur la « schizophrénie » qu’il y a entre « préparer un accord mondial sur le climat » pour Copenhague et en même temps "construire un nouvel aéroport, sans anticiper le devenir du transport aérien ni le renchérissement du prix du pétrole »

 

« ll faut appeler les psychiatres à l’aide ! On en a tous besoin les uns et les autres » lance Denis Cheissoux pour conclure.
 

Dommage que le dessin de Frap ne soit pas accessible en ligne sinon je vous l'aurais mis en illustration. Le dessin vu dans l'émission Transbordeur** avec un parallèle rigolo entre le nom de "Saint Jacques" qui est celui de l'aéroport de Rennes mais aussi celui de l'hôpital psychiatrique de Nantes.


Si vous ne trouvez plus l'émission CO2 Mon Amour du 17 octobre en ligne, allez donc faire un petit tour sur le blog de Luc Verstraete, il a une foule d'archives très utiles.



Civitas Award* : Ce prix a été évoqué par Ronan Dantec, adjoint (Les Verts) au maire avant-hier au conseil municipal de Nantes). Vous retrouverez son intervention dans le prochain procès verbal du Conseil municipal sur le site de la mairie de Nantes.

Transbordeur**  Emission sur le rapprochement Nantes Rennes. A voir ABSOLUMENT la partie sur les Transports à la 25è minute qui dure 15 à 20 minutes sur les questions de TGV, d'aéroports de Nantes et Rennes, de tram train, TER, liaison rapide Nantes Rennes Nantes etc...On est au coeur des alternatives à NDDL mais surtout du contre-projet de Bernard Fourage Esg Infra
http://www.esginfra.fr/

qui propose justement depuis longtemps de mettre un terme à ces frontières que sont Checkpoint Redon et Check point Châteaubriant" entre nos deux villes
Et les dessins de Frap dont un avion stoppé par une barrière de train !

 

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