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Chronique d'Hervé Kempf sur l'aéroport Notre-Dame-Des-Landes, Le Monde 18 juillet 2009
Chronique
A vous de jouer, par Hervé Kempf
LE MONDE | 18.07.09 | 14h08 • Mis à jour le 18.07.09 | 14h08
Il paraît que le développement durable est la nouvelle boussole des politiques. Il paraît que le Grenelle de l'environnement a marqué une rupture dans la façon de décider. Il paraît qu'il y a un ministre de l'écologie. Il paraît que Parti socialiste et UMP sont opposés. Il paraît...
Voici un jeu d'été. Au terme de cet article, choisissez une réponse parmi les suivantes :
1 - Les décideurs sont menteurs et hypocrites ;
2 - Il y a enfin une vraie politique écologique dans ce pays ;
3 - Toutes vos histoires d'environnement, on s'en bat l'oeil ;
4 - Les responsables sont irresponsables ;
5 - Le capitalisme continue de saccager l'environnement au nom de la "croissance verte" ;
6 - Je cherchais où passer mes vacances, j'ai trouvé.
Or, donc, en la belle ville de Nantes, administrée par Jean-Marc Ayrault, maire et député PS, il y a un aéroport. Son trafic est réduit, mais la disposition de la piste fait que les avions passent au-dessus de l'agglomération, générant des nuisances sonores. Le remède à cet inconvénient est connu de longue date : une piste perpendiculaire à l'existante et-ou divers dispositifs techniques, comme de nouvelles procédures d'atterrissage
Mais cela n'est pas assez beau, pas assez grand, pas assez puissant pour les édiles PS et UMP confondus dans le même enthousiasme bétonneur. Leur rêve ?
Un nouvel aéroport dévorant 2 000 hectares de terres agricoles. La rationalité de ce projet s'éclaire quand on sait que, par exemple, l'aéroport de Genève, avec une seule piste et 340 hectares, accueille chaque année 10 millions de passagers. L'aéroport de Nantes actuel a un trafic de 2,8 millions de passagers.
L'aérodrome projeté sur le site de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) expulserait cinquante exploitations agricoles, bétonnerait des centaines d'hectares et stimulerait l'étalement urbain. Son coût global, présenté à 560 millions d'euros, est manifestement sous-évalué.
Ce projet contredit incontestablement une politique de prévention du changement climatique, de préservation de l'agriculture, de recherche d'autres modes de vie et de transport. Qu'il soit porté par un hiérarque du Parti socialiste confirme l'état de déliquescence de ce parti. Mais l'UMP est tout aussi enthousiaste. Les observateurs s'interrogent : M. Borloo va-t-il sortir de son prudent mutisme ? "Allô, le Grenelle de l'environnement ?"
C'est la mobilisation des citoyens qui fera pencher la balance. Depuis des années, les associations locales se battent, de plus en plus nombreuses et avec un écho grandissant. Elles sont rejointes par un collectif de plus de 200 élus de terrain. Elles organisent du 2 au 9 août la Semaine de la résistance, à Notre-Dame-des-Landes, ainsi qu'un camp "Action climat", pour la première fois en France. On pourra planter sa tente. Pour l'instant, il y a de l'herbe, pas du béton.
Le préfet, la légion d'honneur et l'aéroport Notre-Dame-Des-Landes
Actualité Loire-Atlantique
samedi 18 juillet 2009
Avant de partir, le préfet a fait jeudi le point sur le projet d'aéroport. La principale association d'opposants au projet lui répond point par point.
En reprenant, avant son départ, l'argumentaire de l'État pour la défense du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le préfet Bernard Hagelsteen a soulevé l'indignation des opposants. Pour sa part, l'ACIPA n'hésite à considérer qu'il ne connaît pas le dossier.
Fermeture définitive de Nantes-Atlantique : « C'est un scoop »,s'étonne l'association qui s'interroge sur ce que vont en penser la société EADS-Airbus et ses salariés. « Il a toujours été affirmé que Nantes-Atlantique resterait affecté à Airbus ». Le préfet a indiqué que Nantes-Atlantique serait définitivement fermé après trois ans d'activité du nouvel aéroport.
Deux pistes pour 4 millions de passagers. L'ACIPA soutient qu'il n'existe aucune règle européenne allant dans ce sens. « Si c'était lecas, il faudrait 8 pistes supplémentaires à Roissy, avec 60 millions de passagers sur 4 pistes ». L'ACIPA rappelle par ailleurs que l'aéroport de Gatwick en Grande-Bretagne n'a qu'une piste pour 35 millions de passagers, et que les mouvementsd'avions stagnent à Nantes-Atlantique. « Faire croire qu'il y a saturation par le nombre de passagers, c'est de la désinformation ».
Nouvelle piste à Nantes-Atlantique. Il ne s'agit pas d'une deuxième piste mais d'une réorientation de la piste existante, affirme l'ACIPA, soulignant que le préfet reprend l'étude « mensongère » du conseil général. « Elle a consisté à calquer le projet de Notre-Dame-des-Landes au sud Loire. Le refus obstiné de mener une étude indépendante sur ce point prouve la crainte de voir démontrée la pertinence de cette proposition ».
Terres agricoles détruites. Il est bien question de 2 000 hectares détruits par la réalisation de l'aéroport et de ses infrastructures, et non de 1 000 hectares, selon l'ACIPA. « Précisément, ce sont 1 208 hectares, pour l'aéroport, auxquels il faut ajouter 450 hectares pour la création de la Zone d'intérêt départemental, et autant pour les besoins des différentes communautés de communes ». L'association considère d'ailleurs que la création de mares et de zones naturelles ajouterait des perturbations aux exploitations agricoles.
Entre Nantes et Rennes. L'ACIPA ironise également sur les propos du préfet devant le conseil général, plaçant l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes entre Rennes et Nantes. « Le site aéroportuaire est à 12 kilomètres du périphérique nantais et à 99 kilomètres de Rennes ».
(1) Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
Camille GUILLEMOIS.
Ouest-France
Voici ce qu'avait dit le préfet la veille
Actualité Loire-Atlantique
vendredi 17 juillet 2009
« Sur les quatre premiers mois de 2009, la baisse liée aux impacts de la crise économique est inférieure à 3 %, moins que la moyenne nationale de 6 % », rappelle le préfet.
Les politiques considérant que le débat est clos, on n'entend plus les défenseurs du projet d'aéroport. Hier, le préfet a répondu aux opposants qui continuent à mobiliser contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
Le doute gagne du terrain. Les opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes marquent des points dans l'opinion. Pour preuves la récente constitution d'un collectif d'élus opposants, ou encore les interrogations du maire de Saint-Nazaire, à l'occasion d'un débat public. Devant la multiplication des initiatives et déclarations hostiles, le préfet a remis sur la table, hier, l'argumentaire de l'État. « Il m'est arrivé de lire que Notre-Dame-des-Landes serait une catastrophe pour la presqu'île guérandaise, à cause des délestages de carburant. En réalité, les avions ne délestent plus depuis 20 ans », soupire Bernard Hagelsteen.
Le financement reste une grosse inconnue. En novembre, le remplaçant du préfet saura combien les candidats à la construction et à la gestion de l'équipement sont prêts à investir. Les quatre groupements intéressés auront remis leurs propositions. Le concessionnaire devra apporter l'essentiel, l'État et les collectivités assurant le complément. Question : cette part peut-elle être financée par le grand emprunt national annoncé par Nicolas Sarkozy ? « A ce stade, il est impossible de répondre. » Mais, ajoute le préfet, « pour ce type de grand équipement, ont été envisagées des modalités de recours à l'emprunt qui n'obéiront pas aux règles ordinaires. »
Ce que dit le préfet.
Transfert. « Il s'agit bien d'un transfert de Nantes-Atlantique, et non d'une création... Dès l'ouverture de la plate-forme, Nantes Atlantique sera fermé à l'aviation commerciale et aux aéro-clubs. Sa fermeture définitive interviendra dans un délai de trois ans à compter de l'ouverture de Notre-Dame-des-Landes. »
La baisse du trafic. « Les règles européennes nécessitent deux pistes à partir de 4 millions de passagers. Ce seuil sera atteint d'ici 10 à 15 ans. À Nantes Atlantique, le trafic 2008 a présenté une progression importante conduisant à des chiffres supérieurs aux prévisions. Sur les quatre premiers mois de 2009, la baisse liée aux impacts de la crise économique est inférieure à 3 %, moins que la moyenne nationale de 6 % ».
Une nouvelle piste à Nantes Atlantique ? « La création d'une piste perpendiculaire à la piste existante n'a pas été retenue pour les raisons suivantes : son coût (540 millions d'euros) ; le temps de roulage entre la piste et l'aérogare, environ 20 minutes ; un lycée, deux collèges, deux écoles incluses dans le plan d'exposition au bruit ; 10 000 personnes touchées par ce plan, contre 2700 à Notre-Dame-des-Landes ; 29 villages urbanisés disparaissent et 27 villages urbanisés sont à moins d'un kilomètre ; il faut dévier la ligne SNCF Nantes-Pornic... »
Environnement et agriculture. « Le projet entraîne la suppression de 1 000 ha de zones agricoles. Un important dispositif d'aménagement foncier et d'accompagnement des agriculteurs sera mis en oeuvre, avec les représentants de la profession. Sur le plan environnemental, le projet prévoit d'importantes mesures de protection et de compensation. Ainsi 156 mares remplaceront les 78 détruites. Les batraciens protégés seront déplacés. Au nord, la zone présentant un intérêt écologique plus important sera préservée sur 165 ha. De même, la partie sud de 120 ha entre la piste et la route de desserte sera conservée en milieu naturel et agricole. »
Des bus pour commencer. « Si tout va bien, à l'ouverture la desserte se fera par des lignes de bus utilisant une voie dédiée du barreau routier. Ensuite, nous avancerons par étapes. Le tram-train n'est pas à écarter, pas plus que le passage par Savenay. À moyen terme, il est prévu que la future ligne ferroviaire Nantes-Rennes s'arrête à Notre-Dame-des-Landes. »
Marc LE DUC.
Ouest-France
Voici aussi ce qu'on pouvait lire deux jours plus tôt :
Ouest France du Mercredi 15 Juillet 2009 page 7 Loire-Atlantique
Promotions dans l’ordre de la Légion d’honneur
Un décret en date du 13 Juillet 2009, porte promotions et nominations dans l’ordre national de la Légion d’honneur. C’est ainsi que Madame Marie Dominique Montraix, présidente de la section des travaux publics au Conseil d’Etat est élevée au grade de Commandeur. Madame Montraix est l’épouse de Bernard Hagelsteen préfet de la Région des Pays de la Loire et de la Loire Atlantique jusqu’à la fin du mois de Juillet. Ensuite, il rejoindra Paris où il est nommé conseiller maitres à la cour des comptes. Ouest France du Mercredi 15 Juillet 2009 page 7 Loire Atlantique
Pour info : La section des travaux publics du Conseil d'Etat a pour mission d’examiner les projets de texte - lois, ordonnances et décrets - relatifs à la protection de l’environnement, au logement, à l’urbanisme et à la ville, à l’énergie, aux communications, aux mines et aux transports, à la propriété et au domaine publics, aux travaux publics, à l’utilité publique et à la sécurité publique, à l’agriculture, la pêche et la chasse.
Joël Batteux, maire PS de Saint-Nazaire et vice-président de la région Pays de Loire, reste favorable au projet d’aéroport, mais reconnait un doute.
« On voit bien que le risque d’atteinte à l’environnement est réel. En face, il y a l’intérêt économique et social. Entre les deux, le doute vient de la crise. Ce qui peut nous amener à revoir définitivement ou temporairement la décision d’engager le projet d'aéroport. La vitesse à laquelle évolue le trafic aérien est telle qu’on ne sait pas ce ce qu'il en sera en octobre 2009, date à laquelle l'Etat qui est l’initiateur et le principal financeur du projet, devra décider d'y aller. Pour éviter le débat idéologique ou politicien, je préconise que nous attendions octobre 2009. Nous saurons alors ce que les candidats à l'investissement et à la gestion de l'équipement sollicitent d'argent public. Un élément clé pour décider de faire ou ne pas faire Notre-Dame-des-Landes. »
Le maire de Saint-Nazaire ne croit plus au projet d'aéroport à Notre-Dame-Des-Landes !
Pour le maire de Saint-Nazaire, Joel Batteux, le jeu de l'aéroport à Notre Dame Des Landes "n'en vaut pas la chandelle" ! ( voir article de Julien Bouliou L'Echo de la Presqu'île, 3 juillet 2009)
Quand je vous disais que ce projet d'aéroport serait bientôt le Mistigri dont plus personne ne voudrait dans son jeu.
Nous y sommes, l'édifice fragile des arguments en faveur de l'aéroport à Notre dame Des Landes s'écroule.
Il y a fort à parier que bientôt tous se battront - comme les Résistants de 1945 - pour dire qu'ils n'y ont jamais crû, qu'au fond d'eux ils n'étaient pas pour, qu'ils sont tous pour le Développement durable (nouvelle hypocrisie de la classe politique) etc...
Certes, il était temps, les citoyens qu'ils soient "vigilants Notre Dame Des Landes" ou pas en ont plus qu'assez de tous ces projets vitrines aussi coûteux qu'inutiles (voir aussi le projet de circuit de Flins).
Avec un score d'Europe Ecologie à 25 % ici, comment se fait-il qu'un projet comme NDDL soit encore à l'ordre du jour ?
Ce projet d'aéroport est un scandale économique, écologique, et politique à plusieurs milliards.
"Le dossier brûlant (et comment !) de l'aéroport NDDL s'est invité au Conseil municipal de Saint-Nazaire (44)
J. Batteux :
"Pour Donges Est, je sentais que les considérations économiques ne pouvaient s'imposer aux préoccupations environnementales. Mais c'est une décision pragmatique, pas idéologique. Il doit en être de même pour Notre Dame Des Landes. (projet d'aéroport remontant à la fin des années 60)
"Entre l'atteinte environnementale et l'intérêt économique et social qu'on pressentait s'est glissé un doute qu'est la crise. Qui peut dire ce que sera le trafic aérien en octobre 2009 ? Nous ne sommes pas en mesure d'évaluer l'intérêt économique et social de ce projet".
"L'évolution du trafic est tel qu'il est difficile de savoir ce qu'il en sera dans les années à venir"
"Il n'est pas exclu que nous devions revoir temporairement OU DEFINITIVEMENT le lancement des travaux."
Trouvé sur le blog des habitants de Saint-Nazaire :
"Trois groupes politiques (les verts, label-gauche et le modem) avaient souhaité s’exprimer lors du conseil municipal de St-Nazaire, vendredi 26 juin, afin que chacun puisse y exprimer son point de vue. Ces trois groupes, étant opposés au projet d’aéroport, leurs élus respectifs ont rejoint le “collectif des élus” opposés au projet, formé il y a quelques jours. Il aura fallu attendre 23h, et la fin du conseil, quand le public se fait rare et les journalistes sur le départ, pour que les élus puissent s’exprimer
Kévin Izorce s’exprimera enfin pour le Modem, rappelant que son groupe est opposé au projet d’aéroport, comme il était opposé à Donges-Est. “Nous avons rejoint le collectif d’élus (…) il y a des contre-propositions intéressantes (…) nous aurions souhaité que le conseil municipal prenne un voeu, mais vous avez refusé”. Constatant aussi chez certaines personnes que “petit à petit les avis peuvent changer”.
L’UMP brillera par son absence de prise de position sur le sujet".
Dans un prochain billet, je reviendrai sur notre aéroport international Nantes Atlantique que ses usagers aiment. L'Aéroport Nantes Atlantique: 2ème Aéroport préféré des lecteurs du magazine « Que Choisir »
On se demande bien pourquoi, les décideurs économiques et politiques locaux veulent leur enlever.
Appel du collectif d'élus qui doutent du projet d'aéroport NDDL, juin 2009
Notre Dame des Landes, le 04 juin 2009.
Madame, Monsieur, Chèr-e Collègue,
Le projet d’aéroport imaginé sur le site de Notre Dame des Landes dans les années 60 revient régulièrement sur la place publique. En dépit des incohérences du projet et des incertitudes quant à son financement, le décret déclarant d’utilité publique les travaux nécessaires à sa réalisation a été signé le 9 février 2008.
Cinq recours en annulation contre ce décret sont actuellement engagés devant le Conseil d’Etat, respectivement présentés par une coordination d’associations, par le Conseil Général de Vendée, par Bernard FOURAGE de la société ESG INFRA, par la Communauté de Communes Erdre et Gesvres et par la commune de Vigneux de Bretagne.
Tant que la haute juridiction administrative n’a pas statué, la réalisation de ce projet peut et doit encore être discutée. Les élus sont de plus en plus nombreux à douter de la cohérence d’un projet vieux de 40 ans avec les aspirations de notre monde actuel. Et les questions restées sans réponse demeurent nombreuses :
1 – L’aéroport international actuel est-il saturé ? Nous pouvons fortement en douter ; en effet, grâce à un meilleur emport (nombre de passagers par avion), le nombre de mouvements n’a pas évolué depuis 1997 !
2 – Les hypothèses de trafic présentées par les porteurs du projet (9 millions de passagers en 2050) justifient-elles de construire un nouvel aéroport de la taille de Roissy en termes de surfaces utilisées (Roissy accueille actuellement 55 millions de passagers !) ?
3 – Le choix du site de Notre Dame des Landes n’est-il pas une aberration écologique ? Qui, de nos jours, peut envisager de détruire 1.400 ha de bocages classés en ZNIEFF pour construire un nouveau projet, quel que soit ce projet, dans un département où disparaissent quotidiennement 4 ha d’espaces agricoles ou naturels ?
4 – Ce projet ne respecte pas les recommandations issues du Grenelle de l’Environnement qui prévoit le gel de la création de nouvelles plate-formes aéroportuaires. Or, ne s’agit-il pas, à Notre Dame des Landes, d’une nouvelle plate-forme et non d’un transfert. Peut-on parler de transfert lorsque l’on passe de 400 ha à 1.400 ha, lorsque l’on passe d’une seule piste à 2 pistes et lorsque le site d’origine n’est pas fermé mais continuera d’être exploité ?
5 – Ce projet ne bénéficie toujours pas d’un plan de financement prévisionnel et, pourtant, la Région des Pays de la Loire, le Département de Loire Atlantique et Nantes Métropole se sont malgré tout engagés à le soutenir financièrement en dépit de sa sous-évaluation chronique. Qui peut encore croire à un coût de 581 millions d’€ (alors qu’une simple extension de Roissy avec un nouveau terminal est chiffrée à 850 millions d’€ ! ou que l’ajout d’une piste, d’un terminal et d’une aire de stationnement à Stansted Airport à Londres est évalué à 2,9 milliards d’€) ? Et au détriment de quels autres investissements s’effectuera ce soutien ?
La Commission d’Enquête sur l’utilité publique du projet avait donné en 2007 un avis favorable à la seule majorité de 5 voix sur 7 et avait indiqué que ce projet était un pari sur l’avenir. Etes-vous prêt-e-s à prendre ce pari ?
Dans une situation économique mondiale très difficile, ne faudrait-il pas à nouveau se pencher sur les solutions alternatives qui ont toujours été écartées sans études sérieuses et notamment la solution de piste est/ouest proposée par l’association Solidarité Ecologie sur le site actuel. Ce site ne pourrait-il pas, à moindre coût, être desservi par plusieurs modes de transport (terminal de tram à 800 mètres seulement et voie ferrée existante à proximité). Cette solution n’aurait-elle pas l’avantage d’améliorer la sécurité et de diminuer la gêne sonore en limitant presque totalement le survol des zones urbanisées ?
En votre qualité d’élu-e-s ayant le souci d’un aménagement raisonné de notre territoire, nous vous proposons donc de créer un collectif d’élu-e-s doutant de la pertinence de l’aéroport de Notre Dame des Landes pour demander aux porteurs du projet de le réétudier dans une logique de développement durable, de maîtrise de l’étalement urbain et de maîtrise des coûts.
Si le maintien de ce projet vous interpelle, si vous avez des doutes sur son utilité réelle, ou encore sur son financement, rejoignez-nous au sein de ce collectif !
Bien cordialement,
Signataires : Jean-Paul NAUD (Maire NDL), François AUTAIN (Sénateur), Hervé BOCHER (CG 44), Emmanuelle BOUCHAUD (CR Pays de la Loire), Thierry BRULAVOINE (CM St Nazaire), Gilles DENIGOT (CG 44), Chantal LEDUC-BOUCHAUD (CG 44), Isabelle LOIRAT (CM Nantes), Jean-Philippe MAGNEN (Adjoint Maire de Nantes), Claude NAUD (CG 44), François de RUGY (Député), Françoise VERCHERE (CG 44), Marcel VERGER (CG 44), Bertrand VRAIN (CM Nantes)
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Rejoignez-nous dans le collectif d’élu-e-s doutant de la pertinence de l’aéroport de Notre Dame des Landes !
Réponse : Je soussigné-e, M
Elu-e de :
Accepte de rejoindre le collectif d’élus doutant de la pertinence de l’aéroport de Notre Dame des Landes en vue de demander aux porteurs du projet de le réétudier dans une logique de développement durable, de maîtrise de l’étalement urbain et de maîtrise des coûts.
Signature :
A retourner à la mairie de Notre Dame des Landes – par fax au 02 40 57 23 29 ou par mail : collectif.elus@notre-dame-des-landes.fr
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CM : Conseiller Municipal
CG : Conseiller Général
CR : Conseiller Régional
Pour clarifier : le MoDem et l'aéroport NDDL
Au cours des dernières semaines, nous avons trop entendu "le MoDem n'est pas clair sur l'aéroport", "nous ne savions pas qu'il y avait eu un vote de votre conseil Départemental" etc...
Alors je tiens à préciser et ainsi clarifier les choses.
Une nouvelle réflexion sur le dossier NDDL a commencé avec la naissance du MoDem en 2007.
Dès la mise en place des commissions de travail autour de André-Hubert Mesnard et Benoît Blineau, les deux élus municipaux centristes du mandat précédent, pour élaborer un projet pour les Municipales, les auditions des alternatives au projet NDDL ont commencé. Un militant bien informé en vaut deux.
Pour les Municipales 2008, la liste Modem Nantes (65 candidats) conduite par Benoît Blineau et Isabelle Loirat disait NON à ce projet d'aéroport et privilégiait le Rail concrètement sur son programme "Changeons d'ère" avec des propositions ferroviaires très fortes de RER / TER et TGV / AGV plutôt que cet inutile et coûteux aéroport à Notre-Dame-Des-Landes. En février 2008, ils étaient ainsi soutenus et encouragés par la visite de Corinne Lepage, vice présidente du MoDem, présidente de Cap 21, élue Députée européenne en juin dernier.
C'est vrai qu'au départ, nous n'étions pas tous d'accord, il y avait des réticences internes à débattre de NDDL pour aboutir à une position claire du MoDem.
Les questions et doutes étaient si nombreux que des débats internes au Modem puis externes ont eu lieu. A Nantes, nous avons même organisé une audition des alternatives complémentaires de Solidarités Ecologie et Esg Infra suivi d'un débat transpartitaire avec des élus Verts ou d'autres partis politiques.
Enfin, après les débats et les élections, le conseil départemental du MoDem 44 a voté en décembre 2008. Ce vote a eu lieu à bulletin secret et le résultat est plus que clair. Il nous a nous même surpris. Il ne restait que 4 POUR NDDL !
Vote du Conseil Départemental MoDem 44 en décembre 2008 sur le projet d'aéroport à Notre-Dame-Des-Landes
Résultats du vote : sur 62 votants
- 4 : POUR
- 13 : CONTRE
- 42 : demande de MORATOIRE durable et argumenté sur le projet NDDL
Hélas, on peut regretter que la communication du MoDem n'ait pas été "optimale" sur ce vote. 57 votes qui montrent qu'ils ne sont pas convaincus par la pertinence du projet, qu'ils n'ont jamais obtenu les réponses à leurs questions, qu'ils doutent du financement, des élus qui ont aussi d'autres priorités en matière d'investissements etc... d'où cette demande de MORATOIRE ferme et argumentée.
Et aujourd'hui, trop peu de gens ont connaissance de l'existence de ce vote et surtout de son résultat, c'est pourquoi j'ai rédigé ce billet aujourd'hui.
Pour résumer, sur le dossier de l'aéroport Notre-Dame-Des-Landes, les choses sont bien claires pour le MoDem 44, le Modem Nantes et de nombreux présidents de section ou vice président(e)s du MoDem 44.
C'est vrai, pour certains élus MoDem, les choses ne sont peut-être pas aussi limpides et je le déplore.
Les votes, ou abstentions ou non participation au vote des élus MoDem au à l'agglo de Nantes, au CG44 et au CR303 leur valent quelques moqueries sur le terrain et dans le petit paysage politique local.
C'est vrai qu'il y a un risque à prendre trop de libertés vis à vis du vote des militants, de la démocratie incarnée par le débat démocrate clôturé par un vote démocrate, un risque de perdre des soutiens.
Lundi 29 juin, Sylvie Tassin, présidente du Modem de Nantes et Isabelle Loirat conseillère municipale à Nantes assureront ensemble la vigie citoyenne NDDL devant le Conseil général 44 à Nantes.
Venez nombreux leur rendre une petite visite et les soutenir. Le site est magnifique, les bords de l'Erdre, la façade de Ceineray, le bateau-lavoir de l'Erdre, les arbres bleus.
Pour information, sachez aussi qu'une audition (interne) des alternatives de Esg Infra est organisée le 1er juillet à Angers par le président MoDem 49, Laurent Gérault. Qu'il en soit remercié ici.
Cette semaine, les 7 élus du groupe Angers Démocrate au conseil municipal d'Angers se sont aussi prononcés par écrit en opposition avec le projet d'aéroport à Notre-dame-Des-Landes. Nous les en remercions aussi.
En Vendée, une présentation des alternatives à NDDL a eu lieu devant une salle de 150 personnes lors d'un colloque du MoDem l'hiver dernier. Je ne me souviens pas qu'il restait beaucoup de gens pro NDDL en fin de journée.
Une synthèse a été envoyée à Marielle de Sarnez, vice présidente du MoDem par un responsable la commission nationale Agriculture du MoDem. Nous attendons sa réponse avec impatience.
Voilà, on sent bien que les lignes bougent, les élus sont de plus en plus nombreux à se prononcer contre ce projet du XXè siècle.
C'est maintenant qu'il faut battre le fer.
Il est indispensable que la liste et les candidats du Modem aux Régionales aient une position claire sur le dossier NDDL.
Ce n'était pas le cas aux Européennes. Le MoDem ne peut se permettre d'être flou à nouveau.
N'hésitez pas à dire ici sur ce blog ce que vous pensez de ce projet NDDL.
Un collectif de 150 élus doutent de l'aéroport Notre-Dame-Des-Landes
15:32 - jeudi 25 juin 2009


Portrait de groupe avant élargissement d'un collectif d'élus aux deux régions Bretagne et Pays-de-La-Loire.
Les élus de Loire-Atlantique ont reçu un appel à se prononcer sur le projet de Notre-Dame-des-Landes. Un appel aussi à en débattre.
Moment presque solennel, ce jeudi matin, à la mairie de Notre-Dame-des-Landes. Devant un aréopage d'élus locaux et territoriaux, un appel à la constitution d'un collectif est lancé.
Son objectif : « Après 40 années de combat contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, rouvrir un débat qui n'a jamais vraiment eu lieu... » dit Jean-Paul Naud, maire de Notre-Dame-des-Landes.
150 élus engagés. Autour de la table : les élus Verts nantais Jean-Philippe Magnen, Pascale Chiron, l'alternatif Bertrand Vrain, mais encore des sans étiquette comme la conseillère de Saint-Père-en-Retz, Chantal Leduc-Bouchaud, ou l'élue nantaise Modem, Isabelle Loirat.
La vice-présidente du département Françoise Verchère et son collègue Marcel Verger sont là aussi. Ils sont le noyau dur d'un rassemblement espéré à l'échelle des deux régions Pays-de-la-Loire et Bretagne.
« L'idée d'un collectif est née après les municipales de 2008, rappelle Jean-Paul Naud. Un courrier a été envoyé à l'ensemble des élus du département, début juin. Nous avons recueilli 150 réponses positives en deux semaines. »
La discussion pas close. La déclaration d'utilité publique de l'aéroport n'est pas un frein. « Souvenons-nous de la centrale du Carnet », dit Jean-Paul Naud. Gilles Denigot ajoute Donges Est à la liste des projets avortés. « De plus en plus d'élus se posent des questions sur la pertinence d'un nouvel aéroport, quand Nantes Atlantique est loin d'être saturé, martèle Jean-Paul Naud. Il y a d'autres moyens de fonctionner qu'en créant ex-nihilo un aéroport pourvu de deux pistes, sur 1 300 ha de bonne terre agricole, dans un site naturel classé en zone d'intérêt écologique majeur... »
Projet anti-Grenelle. Françoise Verchère invite les membres de ce collectif à contrer chaque argument des partisans du projet : sur l'emploi créé par le chantier de l'aéroport ; sur la sécurité du survol de l'agglomération nantaise ; sur le coût financier estimé d'un projet (581 millions d'euros) par ailleurs contraire au Grenelle.
Et tant pis pour le pied de nez fait au député-maire Jean-Marc Ayrault, lequel refusait récemment de rouvrir le débat.
Jocelyne RAT.

Des élus se rassemblent pour obtenir un abandon du projet « incohérent ». Photo archives N.B.
Le collectif demande un vrai débat, un abandon du projet et une étude des solutions alternatives.
Le courrier, signé par une quinzaine d'élus, est parti il y a deux semaines. Il invitait les représentants politiques du département « doutant de la pertinence du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes » à rejoindre le collectif. L'initiative a reçu un bon écho : ils sont aujourd'hui 150 représentants du peuple à avoir rejoint le collectif.
« On voulait situer le combat à une autre échelle », lance Jean-Paul Naud, maire de Notre-Dame-des-Landes : « La réalisation de ce projet peut et doit encore être discutée. Les élus sont de plus en plus nombreux à douter d'un projet vieux de 40 ans avec les aspirations de notre monde actuel ».
Evidemment, le collectif rassemble des opposants de longue date. Le sénateur François Autain et les conseillers généraux Françoise Verchère, Hervé Bocher, Gilles Denigot, Claude Naud, ou Marcel Verger, ainsi que le député Verts François de Rugy. Idem avec des élus Verts et UDB du Conseil municipal de Nantes - Isabelle Loirat*, Jean-Philippe Magnen, Bertrand Vrain - ou au Conseil régional avec Emmanuelle Bouchaud. « Les réponses viennent de partout : de Saint-Mars-de-Coutais à Saint-Malo-de-Guersac », note le maire de Notre-Dame-des-Landes. Et de Saint-Nazaire aussi, avec Thierry Brulavoine, conseiller municipal, ou du Sud Loire, notamment Claude Naud, conseiller général de Legé ou Chantal Leduc-Bouchaud, de Saint-Père-en-Retz. « On rencontre de plus en plus d'habitants favorables au projet il y a trente ans et qui ne le sont plus », remarque cette dernière.
* Je suis membre de Cap 21 depuis 2002 et du Modem depuis 2007 et à jour de mes cotisations 2009. Je n'ai jamais été adhérente des Verts et encore moins de l'UDB qui jusque là est toujours pro-NDDL (rectificatif Isabelle Loirat)
« Autant de surface que Roissy ! »
Les arguments du collectif sont variés. « Les hypothèses de trafic, 9 millions de passagers en 2050, justifient-ils de construire un nouvel aéroport de la taille de Roissy en terme de surfaces ; Roissy accueille 55 millions de passagers... », résume Jean-Paul Naud, rappelant aussi « la destruction de 1 400 hectares de bocages classés ».
Les anti-aéroport redoutent « le gouffre financier » pour les collectivités avec un coût prévisionnel (581 millions d'euros) « sous-estimé ». « Quand les habitants nous demanderont un collège, une crèche, on devra leur répondre que les collectivités n'ont plus d'argent... », note Gilles Denigot, conseiller général de Saint-Nazaire.
Un « débat citoyen »
Le collectif prône les solutions alternatives et demande ardemment une reprise des discussions. « Jean-Marc Ayrault ne veut pas rouvrir le débat mais il n'a pas encore eu lieu ! », note Jean-Philippe Magnen. Et Ronan Dantec appuie là où ça fait mal : « Il y a beaucoup de similitudes entre le projet abandonné de Donges Est et le projet d'aéroport. Plus on tire sur les fils, plus on voit que les arguments ne tiennent pas ».
Caroline Tréman
caroline.treman@presse-ocean.com
Les principaux titres du journal de Radio France Bleu Loire Océan du 25/06/2009 par Carl Dechâtre
Des élus réclament un vrai débat autour du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes Un collectif regroupe désormais les élus de Loire Atlantique qui "doutent de la pertinence" du projet d'aéroport à notre dame des landes.
Ce collectif déclaré sans couleur politique regroupe des élus des communes directement concernées par le projet, mais aussi d'autres communes, des conseillers généraux, régionaux, un sénateur et un député de différents sensibilités politiques (verts, gauche, modem, et sans étiquette).
Ils réclament un véritable débat sur ce projet et les questions qu'il pose. Débat qu'ils estiment escamoté par les principaux décideurs.
Pour compléter cette revue de presse, à venir liens vers les reportages de France 3, Nantes 7 et Europe 1
Circuit de Flins et Aéroport à Notre-Dame-Des-Landes : même combat ?
Quelle ne fut pas ma surprise ce matin à la lecture d'Aujourd'hui Le Parisien en France ! On y apprend que B Laporte soutient le projet de Flins, lequel serait même financé par le Conseil Général des Yvelines.
En voilà une idée de relance incongrue de faire un circuit de F1 au moment où l'industrie automobile se casse la figure.
N'ont-ils pas d'autres priorités au CG des Yvelines ?
N'ont- ils pas le RSA à gérer, des maisons de retraite ou des collèges à construire ?
Que le circuit soit situé au dessus d'un captage vital pour l'eau en Ile de France, qui plus est en zone inondable, qu'on ait besoin de terres agricoles pour faire du bio, que le ministre Jean-Louis Borloo soit contre cette idée, rien n'y fait et rien n'arrête Messieurs Bédier (UMP) et Laporte.
Ah mais j'oubliais, le circuit sera "HQE" ! Ben voyons.
Tout cela me fait vraiment penser au projet d'aéroport à Notre-Dame-Des-Landes : mêmes arguments fallacieux du pseudo développement durable et du sacro-saint développement économique.
Vivement le remaniement au gouvernement, espérons qu'ils vont se débarasser de toutes ces ministres "brèleux" qui soutiennent les "quenelles de l'environnement" comme Flins ou Notre-dame-Des-Landes.
Si le sujet vous intéresse, je vous invite à aller sur le site du Collectif Flins Sans F1.
Avion détourné sur Nantes : Une bombe à bord d'un vol Paris-Marrakech?
Alerte info de l'Express reçue à l'instant. Il va être question de l'aéroport de Nantes dans les médias, les gens vont chercher des infos via google par exemple. Pourvu qu'ils tombent aussi sur nos sites ou blogs d'opposants.
Pour l'instant rien sur nantesma ville.com à part Projet d'aéroport : les opposants bloquent une route
Au delà de cela, ce n'est pas très rassurant de savoir qu'en cas de "crainte de bombe à bord", on détourne les avions sur Nantes !
Par L'EXPRESS.fr, publié le 30/04/2009 12:24 - mis à jour le 30/04/2009 12:53
Un avion de la compagnie EasyJet assurant la liaison Paris-Marrakech a été dérouté ce jeudi 30 avril vers l'aéroport de Nantes-Atlantique par crainte d'une bombe à bord.
Parti à 10 heures 05 de Paris Charles de Gaulle, le vol 3869, avec à son bord de nombreuses familles partant pour le grand week-end du 1er mai, a été dérouté vers Nantes après 45 minutes de vol.
"On nous a indiqué qu'on allait atterrir le plus vite possible, explique Tracy Francelet, qui voyageait avec son mari et leur fille. L'avion s'est posé de façon brutale. Là, les hôtesses nous ont dit en espagnol et en anglais de sortir le plus vite possible en laissant nos sacs et effets personnels. Sur la piste, il y avait déjà des bus, quatre camions de pompiers et des policiers."
Les passagers ont été accueillis dans une salle d'attente de l'aéroport, où ils ont pu se reposer. Un responsable de la sécurité leur a ensuite indiqué que tout le fret ainsi que les bagages en soute allaient être inspectés par les équipes de déminage.
Un chien spécialement entraîné à la détection d'explosifs doit être expédié de Brest par hélicoptère pour passer entre les voyageurs eux-mêmes, après une première fouille de chaque passager, y compris des enfants.
Tandis qu'Obama rêve du TGV français, la France s'apprête
La DUP de ce projet anachronique et dispendieux (pour moins de 3 millions de passagers, cela fait bien rire nos amis US et d'ailleurs) a été signée par le Premier Ministre en personne le 10 février 2008.
Là où Obama va mettre 8 milliards sur le rail (25 fois moins polluant que l'avion), nous nous allons mettre la moitié (NDDL estimé à 4 milliards d'Euros par la DGAC (source Ouest France Octobre 2002) sur un aéroport "ringard" dès son ouverture.
Le pire c'est que nous sommes tous concernés, puisque c'est l'Etat qui porte le projet. Ce sont donc nos impôts à tous qui vont le payer.
Barack Obama a mis jeudi sur les rails la première étape d'un vaste projet de train à grande vitesse pour désengorger aéroports et agglomérations et rattraper le retard sur la France (voir Lci Tf1)
Obama a cité l'exemple de la France où "le système à grande vitesse a sorti des régions de l'isolement" et de l'Espagne où "une ligne à grande vitesse entre Madrid et Séville connaît tellement de succès que plus de gens voyagent entre les deux villes en train, qu'en voiture et avion combinés". "Il n'y a aucune raison pour que nous ne puissions pas faire cela.
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Obama a souligné que son plan allait permettre de créer des emplois, de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d'aider les Etats-Unis à atteindre l'indépendance énergétique. Le plan sera financé en prélevant huit milliards de dollars sur les 787 milliards du plan de relance voté en février par le Congrès. En outre, Washington dépensera un milliard par an sur cinq ans pour ce projet.
Il faut lancer maintenant ce «projet à long terme» qui ne relève pas d'une vision «utopique» de l'avenir, a fait valoir le chef de la Maison Blanche, citant les lignes à grande vitesse déjà en service au Japon, en France ou en Espagne.
L'info a été reprise dans tous les médias.