Le Niger et nous : relations enrichies à l'uranium
Peut-être avez vous lu ce matin l'article de Ouest France en page 2 Monde/Europe,
"Le Niger au bord de la crise alimentaire" et "que 7,8 millions de personnes - sur une population de 12 millions - se retrouvent en situation d'insécurité alimentaire."
Là bas on a appris aux agriculteurs nigériens à spéculer sur le prix des pommes de terre.
Ils ont été encouragés à ne pas vendre leur production juste après la récolte quand les cours sont bas justement parce que l'offre est importante, mais à déposer leur récolte dans des grands hangars "sécurisés" en attendant que les cours montent.
Résultat des courses : au bout d'un mois, les pommes de terre ont pourri dans le hangar "il a fait trop chaud, on n'a pas pu maintenir la température à l'intérieur du hangar à moins de 32 degrés". Donc les paysans n'ont plus rien à manger et ne peuvent plus vendre une récolte pourrie. En revanche les cours eux sont au plus haut.
Voilà ce qui arrive quand on arrive avec nos méthodes de "traders de la famine" et qu'on veut transformer les agriculteurs africains en spéculateurs. C'est effarant, notre monde tourne à l'envers, et ça va forcément péter un jour ou l'autre. Un système qui tourne ainsi ne peut perdurer, NE DOIT PAS perdurer.
Vous avez sûrement, peut-être, ou pas du tout entendu parler d'un coup d'Etat au Niger en février dernier ? Voici quelques recherches que j'avais faites à ce moment là mais que je n'avais pas publiées. Le papier de Ouest France ce matin m'a donné envie de les partager avec vous, histoire de compléter l'info.
Le Niger est l’un des états les plus pauvres de la planète.
Mais c'est aussi le 3 ème pays producteur mondial d'uranium derrière le Canada et l'Australie. Une population affamée dans un pays pourtant riche d'une matière première extrêmement recherchée.
Savez vous à quel point le destin énergétique de notre pays est lié à celui du Niger ?
Le groupe français nucléaire Areva (ex Cogéma + fusion avec Framatome) est présent depuis 40 ans au Niger, où il extrait près de la moitié de son uranium. Areva exploite actuellement deux gisements d'uranium au Niger, ceux de Somair et Cominak dans le nord du pays, qui devraient produire cette année 4 030 tonnes au total, contre 3 242 l'an dernier.
La France se trouve donc dépendante du Niger pour son approvisionnement en uranium, matière première indispensable pour faire tourner ses réacteurs nucléaires.
Tiens mais alors on ne serait pas plus indépendants avec le nucléaire et les pays producteurs d'uranium qu'avec les producteurs de pétrole ?
Sarkozy défend Areva au Niger, Cent pour cent de l’uranium en France provient de l’étranger, http://www.france24.com/fr/20090327-uranium-niger-areva-visite-sarkozy-lauvergeon-mamadou-tandja-nucleaire
Le nucléaire, l'uranium et l' "indépendance énergétique" française
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/niger.html
France/Niger : des relations à forte teneur en uraniumFrance Info - 19 février 2010
Le Niger possède le fameux gisement d'Imouraren situé au nord du Niger, aujourd'hui considéré comme l'un des principaux gisements d'uranium au monde avec une capacité de production de 5 000 tonnes d'uranium par an. Le groupe français Areva investit 1,2 milliard d'euros dans ce nouveau gisement.
"Après plusieurs mois de négociation, le gouvernement du Niger et AREVA se sont accordés sur les conditions d’exploitation du gisement d’uranium d’Imouraren. Lundi 5 janvier 2009, Anne Lauvergeon, Présidente du Directoire d’AREVA et Mohamed Abdoulahi, Ministre des Mines et de l’Energie de l’Etat du Niger, entérinaient la prolongation du partenariat qui unit le groupe au Niger depuis près d’un demi-siècle en procédant à la signature de la convention minière et des statuts de la future société d’exploitation du gisement d’Imouraren, la réserve d'uranium connue la plus importante de toute l'Afrique et la deuxième au monde derrière celle d’Olympic Dam, en Australie."
http://niger.areva.com/scripts/niger_home/publigen/content/templates/Show.asp?P=74&L=FR.
"Autrement dit une convention lui attribuant le permis d’exploitation de l'énorme gisement d’Imouraren et devenir ainsi maître de la plus grande mine d'uranium d'Afrique". http://www.afrik.com/article16046.html
Seulement voilà ce gouvernement n'est plus, l'ex-président Mamadou Tandja a été renversé par un putsch le 18 février dernier.
Le prochain gouvernement au Niger va t'il laisser Areva poursuivre son business là bas ?
Niger: le producteur d'uranium Areva à la merci des putschistes http://www.radio-kankan.com/Nouvelles-Radio-KanKan.161.0.html?&cHash=25f66efb46&tx_ttnews%5Btt_news%5D=5777
Areva reporte l'exploitation du gisement d'Imouraren au Niger (Reuters 26/02/10)
Areva annonce que la production d'uranium sur le gisement nigérien d'Imouraren ne débutera qu'en 2013 ou 2014, soit un à deux ans plus tard que prévu initialement en raison des conséquences de la crise financière.
Le groupe français continue de tabler sur une production de 5 000 tonnes par an pour ce site, a précisé le groupe français.
Concernant Imouraren, "nous ne serons pas en mesure de démarrer la production en 2012. Les premières tonnes d'uranium sont prévues en 2013-2014", a déclaré vendredi Moussa Souley, un porte-parole d'Areva à Niamey, dans un courrier électronique en réponse à des questions de Reuters.
Areva reporte l'exploitation du gisement d'Imouraren au Niger
http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2010-02-26/areva-reporte-l-exploitation-du-gisement-d-imouraren-au-niger/916/0/428435
Voilà qui n'arrange pas les affaires d'Areva et de sa présidente Atomic Anne laquelle se retrouve sur un siège éjectable.
Areva : Anne Lauvergeon serait sur le départ dans un contexte de relations très difficiles avec EDF http://www.lefigaro.fr/societes/2010/02/26/04015-20100226ARTFIG00455-areva-anne-lauvergeon-serait-sur-le-depart-.php
La population n'est pas invitée au partage des richesses issues de l'exploitation de ces gisements d'uranium. D'où des révoltes comme celle des Touaregs dans le nord du pays.
Le Niger, victime de sa richesse - le JDD http://www.lejdd.fr/Ecologie/Actualite/Le-Niger-victime-de-sa-richesse-79184/
Malgré ses richesses minières, le nord du pays est régulièrement touché par des crises alimentaires et une dégradation de son environnement. Secoué par la rébellion touareg, le pays négocie au prix fort l'exploitation de l'uranium avec les firmes étrangères, dont Areva.
Ajoutez à cela des conséquences sur l'environnement et le fait que ces mines d'uranium se trouvent en plein territoire de rébellion des Touaregs.
http://www.france5.fr/etvous/France_5_et_vous/Demandez_le_programme/LE_MAG/LE_MAG_N_3/articles/p-1501-Niger_la_bataille_de_l_uranium.htm
Les sites d'extraction d'uranium sont situés dans les plaines désertiques du nord du Niger, en territoire touareg.
Au nord du Niger, dans une région de plaines désertiques où est implantée Areva, le fleuron français de l'industrie nucléaire, les Touareg ont pris les armes. Leurs revendications : un partage équitable des revenus issus de l'extraction d'uranium et des conditions d'exploitation du minerai qui respectent leur mode de vie, leur santé et leur environnement.
Quant aux Touareg et aux 80 000 âmes de la ville d'Arlit, à proximité des sites d'extraction, ils ont « gagné la poussière, la radioactivité, plus de pollution et plus d'atteintes à l'environnement », selon Moussa Tchangari, un militant associatif.
Pollution de l'eau, de l'air, des sols : le Niger paie un lourd tribut. De fait, l'eau des puits est polluée par l'acide sulfurique utilisé dans le traitement de la pierre.
L'air est chargé de poussières de minerais hautement radiotoxiques. Enfin, des matériaux irradiés récupérés par les mineurs se retrouvent dans les charpentes des maisons, les voitures ou les ustensiles de cuisine.
http://www.criirad.org/actualites/dossiers-08/niger-areva/imouraren.html
Contamination à l’uranium au Niger et au Gabon : Areva accusée
http://www.afrik.com/article11482.html
Contamination radioactive au Niger ?
Accusations de deux associations françaises contre le géant AREVA
http://www.afrik.com/article8346.html
Site du collectif Areva ne fera pas la loi au Niger http://areva.niger.free.fr/
Areva : les conditions d’exploitation de l'uranium au Niger vivement critiquées http://www.developpementdurable.com/environnement/2009/03/A1302/areva-les-conditions-dexploitation-de-luranium-au-niger-vivement-critiquees.html
Photo par "Tsouret" disponible (en beau et en grand) sur le lien suivant
C'est beau le Niger mais c'est où ?

En Afrique occidentale, au sud du Sahara, pays tropical aux reliefs peu élevés, pays quasi désertique (Ténéré), traversé par le plateau de l'Aïr au nord, la population vit essentiellement au sud du pays dans la plaine du fleuve Niger où se trouvent Niamey la capitale et les villes principales.
(Niger : le fleuve des fleuves, nom d'origine touareg) qui contrairement à ce qu'on pourrait croire ne traverse qu'une infime partie du pays Niger au sud ouest.
Sans accès direct à la mer, le Niger souffre de son enclavement.
Et tout ce qui touche à l'uranium, au nucléaire nous concerne au quotidien. Un exemple ?
L'imagerie médicale menacée de paralysie mondiale
Le réacteur HFR est une petite installation nucléaire située à Petten, aux Pays-Bas. Il a été discrètement mis à l'arrêt, vendredi 19 février, pour des opérations de réparation et de maintenance.
Prévue pour durer six mois, cette mise au repos est passée relativement inaperçue. Elle n'en menace pas moins les approvisionnements mondiaux en molybdène 99 (99Mo), l'élément radioactif utilisé dans 80 % des protocoles d'imagerie médicale nucléaire. Au point que, sporadiquement au moins, de nombreux services hospitaliers devront trouver des alternatives à ces méthodes d'imagerie, renoncer à certains actes ou encore revoir leur organisation pour économiser une ressource devenue rare.
A lui seul, HFR produisait environ 30 % du 99 Mo utilisé dans le monde. Son arrêt s'ajoute à la panne, en mai 2009, du réacteur canadien NRU. Celui-ci, qui assurait en 2007 45 % de la production mondiale, pourrait redémarrer en avril. Mais il se dit aussi qu'il serait trop endommagé pour pouvoir être jamais remis en service... En définitive, avec les deux principaux producteurs de 99 Mo à l'arrêt, la capacité mondiale de production est aujourd'hui amputée de près de 75 %.
Seuls 7 réacteurs dans le monde produisent du 99Mo, à partir d'uranium hautement enrichi. Outre les deux principaux à l'arrêt, un belge (BR2), un sud-africain (Safari) et un français (Osiris) approvisionnent le marché mondial. La production d'une installation australienne (Opale) est, quant à elle, exclusivement destinée au marché intérieur. Lire la suite sur LeMonde.fr
Si vous avez lu jusqu'au bout ce long billet qui ne parle ni du gros mot du jour, ni de la Coupe du Monde de football, vous avez tout mon respect.
Coupe du Monde de football : une grande équipe orange jouera sous le téléphérique
Il y a quelques jours, je vous faisais part de la présence d'un téléphérique au dessus du stade Moses Mabhida de Durban (70 000 places, deuxième plus grand stade d'Afrique du sud, derrière le Soccer City de Johannesburg) qui accueillera un match de demi finale.
Ce que je ne savais pas c'est que demain samedi 19 juin à 13 h 30, une équipe toute vêtue d'orange jouera sous le téléphérique...
L'équipe néerlandaise de football
Le Téléphérique du stade de Durban
Déjà 300 millions de pertes pour un aéroport vide inauguré il y a 2 ans !
En Castille-La Manche, à Ciudad Real, un aéroport fantôme avoisine des chantiers abandonnés. Pourtant, malgré l'explosion de la bulle immobilière, le chômage endémique et la crise de ses finances publiques, l'Espagne prépare son rebond. (Nouvel Obs)
Drôle d'aéroport ! On n'y croise ni hôtesses de l'air, ni passagers, ni bagages... La passerelle qui doit le relier à la ligne de TGV Madrid-Séville flotte dans le vide, inachevée. Les 24 comptoirs d'enregistrement restent fermés pratiquement toute la journée. Les pistes sont vides. Seuls les faucons dressés pour décourager les autres oiseaux de passer au-dessus des infrastructures animent le ciel. La vie aéronautique ne reprend un peu ses droits que trois fois par semaine, en fin de journée, lorsque le vol de Ryanair en provenance de Londres, le seul pour l'instant, arrive et repart.
Début juin, l'aéroport flambant neuf de Ciudad Real, une ville moyenne située à 200 kilomètres du sud de Madrid, a été placé en liquidation judiciaire. Il avait été inauguré il y a moins de deux ans ! Total des pertes enregistrées depuis sa création : 300 millions d'euros... Et ce n'est pas terminé. Car, vol ou pas, 300 personnes doivent en permanence travailler à l'entretien, la sécurité, la gestion de cet aéroport. Dans le hall vide, les employés ne perdent pas le moral pour autant. Leur aéroport a été construit dans les règles de l'art, avec des technologies dernier cri et des pistes qui peuvent accueillir tous les types d'avions, y compris l'A380 et les plus gros cargos. 100% privée, l'infrastructure ne va peut-être pas le rester. La Caisse d'Epargne de Castille-La Manche (CCM), qui en détient 40%, a fait faillite en mars 2009 et se retrouve sous la tutelle de la Banque d'Espagne. Le parlement de la région - à majorité socialiste - vient de voter la création d'une société publique pour apporter sa caution.
L'aéroport de Ciudad Real Central n'est qu'un des nombreux projets fous permis par la bulle du crédit, dont l'éclatement dévaste l'économie espagnole et fait plonger les Caisses d'Epargne les unes après les autres. Au point que les analystes du Crédit suisse craignent que le fonds de restructuration bancaire - le FROB - mis en place par l'Etat pour assainir ce secteur finisse par alourdir la dette publique espagnole de 100 milliards d'euros, soit 10% de PIB. Une véritable bombe à retardement qui paralyse tous les financements.
Lire la suite de l'article sur le nouvelobs.com
Brr ! ça fait froid dans le dos surtout quand on sait que cela pourrait bien nous arriver en France aussi.
Allez, Messieurs Ayrault, Fillon, Borloo and co, quand allez vous mettre un terme à cette mascarade de projet d'aéroport à Notre-Dame-Des-Landes (Nantes) ?
Ce qui se passe autour de vous ne vous interpelle donc jamais ?
Que le Premier ministre qui vient de promettre 100 milliards d'économies d'ici 2013 commence d'abord par annuler ce projet : cela fera tout de suite deux ou trois milliards d'économies !! On a déjà dépensé assez d'argent en études et campagnes de propagande pour cet aéroport inutile.
Ils me font penser à de vieux féodaux qui en seraient encore à construire des châteaux forts alors que la Renaissance et son nouvel art de vivre sont déjà là.
Le donjon de Sancoins (Moyen Age)
Crédit photo http://www.photo-evasion.com/photos/photographie-ruine_donjon_jouy_sancoins_chateau_medieval-424.html
Le château de Chenonceau et sa galerie sur le Cher (Renaissance)
Crédit photo http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Ch%C3%A2teau-de-chenonceau_cot%C3%A9_aval.JPG
« Des idées entendues » Point d'étape sur le mandat en cours avec les élus du MoDem
Benoît Blineau et Isabelle Loirat attribuent satisfecit et coups de griffe à la politique municipale.
Les points positifs
« Nous nous félicitons du projet de réaménagement du boulevard Guist'hau même si on a proposé ce projet il y a déjà deux ans de cela. Ce qui est dommage, c'est que l'on aurait pu avancer plus vite et surtout pu prendre plus de temps pour mener la concertation. Pour ce qui est de l'idée d'un téléphérique au-dessus de la Loire, les élus du MoDem ne lâchent pas : « On va même présenter cette idée aux élus Verts de Nantes métropole. En clair, on ne nous rit plus au nez avec ce projet dont se sont déjà emparées de grandes villes dans le monde. Autre point de satisfaction sur lequel Benoît Blineau et Isabelle Loirat reviennent est l'aide apportée par la ville aux structures dont des salariés touchent plus de dix fois le SMIC. « Il n'est pas logique de demander aux gens de nourrir les nantis. Et selon eux, « Les carences se font de moins en moins sentir depuis un an et demi ».
Les points négatifs
Le plan vélo ne satisfait pas. « Beaucoup de temps de perdu, selon les élus. Sur la sécurité, on insiste beaucoup pour avoir de vraies pistes cyclables. Et pour ce qui est du prix des transports en commune, s'ils admettent que la gratuité proposée n'ait pas été adoptée, ils regrettent qu'un compromis n'ait pas été trouvé. Sur l'île de Nantes, « La ligne 5 ne desservira qu'un petit bout. L'urbanisation a été pensée avant les transports. C'est regrettable ». Sur cette même île de Nantes, « le projet de CHU, selon Cyril Begue (MoDem), tombe comme un cheveu sur la soupe. Il n'y a pas eu de véritable débat. Il faut mener des études d'impact avec les deux solutions ».
Cédric Blondeel
(En fait on a fait le point sur les propositions qui ont été reprises ou pas)
Article Ouest France du 18 juin 2010
Les bons et mauvais points du MoDem
Le parti du centre, qui se déclare "proposant notoire" à Nantes, passe en revue quelques dossiers d'actualité.
"Sur tous les dossiers, nous voulons faire entendre notre différence et notre voix de proposant "notoire". Nous ne nous opposons pas systématiquement. Mais quand les deux écuries politiques principales s'engagent dans une impasse, comme par exemple sur le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes (ou le tram-train Nantes Chateaubriant), nous ne sommes pas obligés de bêler à l'unisson", souligne Isabelle Loirat, soutenue par Benoît Blineau, le chef de file du MoDem à Nantes. Voici quelques-uns des bons et mauvais points distribués par les deux conseillers municipaux d'opposition.
Téléphérique : "Au départ, notre idée de développer le transport par câble entre Nantes et Rezé, faisait sourire. Aujourd'hui, Nantes Métropole a entrepris une étude sur le sujet. Et les Verts sont prêts à nous rencontrer. Nous nous en réjouissons." Reste qu'il n'est pas certain du tout que Nantes Métropole prenne le projet à son compte.
Subventions* : "Dans notre groupe, on refuse de voter une subvention à une association ou à une (SEM) société d'économie mixte dès lors qu'un ou plusieurs de ses salariés gagnent plus de 10 fois le SMIC, salaire minimum. Cette pratique devrait être la règle pour éviter les dérapages." (Nantes : le groupe Centre Démocrate propose de limiter les salaires payés avec de l’argent public, Nantes Passion, page 26, avril 2009)
Plan vélo : "il y a des manques criants concernant la sécurité."
Tarifs des transports : "Nous contestons l'augmentation augmentation constante et trop forte des tarifs de transports (à Nantes). Et nous réclamons plus de modération."
Chronobus : "Il faut d'abord rappeler que le Chronobus n'est qu'un super-bus. Par ailleurs, la ligne 5, telle qu'elle est envisagée sur l'île de Nantes ne nous convient pas. Nous craignons une simple demi-desserte. Nous demandons encore une fois d'étudier la prolongation de la ligne 5 jusqu'au Hangar à Bananes à l'extrémité ouest de l'île de Nantes."
Philippe Gambert - Ouest France (article non dispo sur Internet)
Dommage ou bizarre que nos propos sur le tram train Nantes Châteaubriant ne soient jamais repris à propos des dossiers sur lesquels UMP et PS sont bras dessus bras dessous.
Communiqué de presse du MoDem 44 sur le projet de réforme des retraites
17 juin 2010
Suite à la présentation par le gouvernement du projet de réforme des retraites, le Mouvement Démocrate estime que ce projet n'est pas équitable.
La réforme des retraites est nécessaire. Elle ne se fera pas sans efforts. Mais lorsque les efforts ne sont pas équilibrés, ils ne sont pas acceptés.
Le plan annoncé n’est pas convaincant en matière de ressources nouvelles !(1% sur la dernière tranche d’impôt est à peine symbolique) Là où on attendait un effort des plus favorisés, on annonce des mesurettes sans grand effet.La question d’une politique pour la production et le travail, l’encouragement à la création d’emplois est presque totalement absente du plan gouvernemental.
Pour les Démocrates, le seuil des 62 ans en 2018 est acceptable, avec les dérogations prévues, même si le glissement est un peu rapide, il n’y a pas là d’erreur majeure.
Mais pour la pénibilité, le gouvernement a choisi un examen individuel diagnostiquant une dégradation précoce de l’état de santé. Ce n’est pas vraiment juste car la pénibilité supportée longtemps, en soi, avec ou sans conséquences détectables devrait entraîner un droit à la retraite plus précoce.
La décision la plus injuste, et pour nous inacceptable, c’est la modification du seuil de 65 ans qui permettait de liquider sa retraite, avec les droits acquis, même incomplets, mais sans pénalisation.
Cette disposition concerne les salariés les moins favorisés, très souvent les femmes ayant élevé des enfants, ou tous ceux qui ont eu des difficultés de carrière. C’était un filet de sécurité. C’est seulement un artifice comptable, (les salariés sont déjà pour beaucoup au chômage ) . Il s’agit donc en fait d’un transfert de charges des caisses de retraite vers les caisses d’indemnisation du chômage !
Les efforts demandés aux fonctionnaires, et dans quelques années aux régimes spéciaux, correspondent à une attente en termes de justice et d’égalité devant la retraite. Mais ils auront des conséquences graves sur le pouvoir d’achat, dont il faudra tenir compte dans la politique à suivre à l’égard de la fonction publique.
En l’état, ce projet n’est pas équitable. Nos parlementaires vont participer au débat à l’Assemblée nationale et au Sénat, pour que les changements indispensables rendent, si c’est encore possible, cette réforme plus équilibrée et plus juste.
Pour Alain Guillon, Président et le Bureau de Loire Atlantique,
(Patricia Gallerneau Porte Parole MODEM44)
"Du café renversé chez BP" (Vidéo)
Jusque là je ne vous avais pas parlé de la marée noire qui sévit dans le golfe du Mexique depuis l'explosion le 20 avril 2010 d'une plateforme offshore Deep Water Horizon de la compagnie BP (Beyond Petroleum, ex British Petroleum).
Non pas que je m'en désintéresse mais je ne savais pas par quel bout commencer. Chaque jour une info chasse celle de la veille, un jour ils ont réussi à colmater la fuite estimée à 5000 barils par jour, le lendemain, non finalement la fuite n'est pas colmatée, et ce sont maintenant
20 000 à 40 000 barils (soit environ 3 à un peu plus de 6 millions de litres) qui s'échappent chaque jour. Pendant que BP cherche à rassurer l'opinion et donc à minimiser les conséquences de l'évenement, le pétrole coule. Abondamment. Déjà 100 à 215 millions de litres ? Et cela pourrait encore durer longtemps. Le président Obama qui en est à son quatrième déplacement dans le golfe du Mexique a qualifié cette pollution de "11 septembre écologique".
Malgré les moyens titanesques et parfois ridicules mis en oeuvre, BP n'a toujours pas réussi à stopper la fuite de pétrole.
Alors voici une courte vidéo qui tourne en dérision ces tentatives qui toutes furent des échecs en cascade comme les couvercles, les cheveux, les injections de ciment, la dispersion de produits au moins aussi toxiques que le brut, les incendies de nappes etc..
http://www.youtube.com/watch?v=o7XWYD2xtOg (version en français)
Le pire c'est que la catastrophe aurait peut-être pu être évitée si les signaux d'alerte avant l'explosion fatale avaient été pris au sérieux (brutale augmentation de la pression dans le conduit de forage, quantité de liquide sortant du puits supérieure à celle pompée dans ce puits).
Si on ne sait pas maîtriser ces machines infernales que sont les plateformes offshore que notre addiction au pétrole nous conduit à construire toujours plus loin, toujours plus profond, dans des zones où nous ne maîtrisons plus rien alors il faut arrêter. Et mettre le paquet sur la recherche et le développement des énergies renouvelables qui devront remplacer les énergies fossiles.
Un moratoire de six mois a été décrété par les Etats-Unis sur les forages pétroliers dans le golfe du Mexique, et d’autres pays, dont les eaux territoriales abritent des forages offshore réfléchissent à des normes plus strictes.
Une note positive cependant : cette catastrophe écologique permet aux Américains de s'interroger sur leur avenir énergétique et de prendre des mesures pour limiter la dépendance des Etats-Unis au pétrole et aux autres énergies fossiles. C'est sur ce point surtout que nous attendons Obama cette nuit dans le Bureau Ovale.
Ile de Nantes et ligne 5 - communiqué de presse MoDem
L'urbanisme durable pour le XXI è siècle impose de penser le bâti et les transports en même temps et en amont.
Construire un éco-quartier sur une île mal desservie c'est prendre le risque de ne pas avoir un éco-quartier mais une simple ZAC à l'arrivée. (Zone d'Aménagement Concerté)
Nous demandons donc encore une fois d'étudier la prolongation de ligne 5 jusqu'au Hangar à Bananes à l'extrémité ouest de l'île de Nantes.
Cumul de mandats : quand le principe de procrastination l'emporte
Mauvaise nouvelle pour la démocratie. On aurait pu se faire avoir et croire qu'enfin un groupe politique allait ouvrir la voie du non-cumul de mandats. Mais non ce ne sera pas pour cette fois. On a assisté au cours des dernières semaines à "une fronde des élus PS, des sénateurs surtout, mais pas seulement car ces derniers ont reçu le soutien du président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault" pour remettre au lendemain (procrastination) l'application du non-cumul des mandats.
Face à cette levée de boucliers la première secrétaire du PS Martine Aubry, qui en avait fait "un symbole de l'exemplarité du PS face à une droite qui n'en veut pas, et se targuait de cette révolution plébiscitée par un vote des militants en octobre 2009" a rendu les armes, remballant vite fait bien fait sa proposition.
Pourquoi ne veulent-ils pas du non-cumul de mandats ? Réponse des parlementaires : « C'est suicidaire » car l'application du non-cumul de mandats dès 2011 mettrait en péril une possible victoire de la gauche au Sénat. Ils comptent donc sur l'adoption d'une loi s'appliquant à tous les élus, mais pas avant 2014 !
Et pourtant non ce n'est pas suicidaire, cela eût même été exemplaire de renoncer les premiers au cumul à tout va dans le temps et dans l'espace, cumul de mandats hautement "démocracide" qui plombe la vie politique, verrouille tout et empêche le renouvellement de la classe politique et donc des idées et des méthodes. Car que fait un élu sitôt qu'il est élu ? Il pense à sa réélection ou à sa prochaine élection ! Et le voilà avec des pieds de plomb n'osant plus voter pour ou contre une décision, n'osant plus dire ce qu'il pense de peur de perdre quelques voix. Alors oui il faut libérer les élus de ce maudit cumul.
Un bon moyen pour finir par y parvenir : STOPPER le cumul des indemnités d'élus. Un élu cumulard ne serait rémunéré que pour un seul de ses mandats. Et là vous verrez, il y aura tout de suite moins de monde à se bousculer au portillon. Voilà une mesure qui ne coûterait pas cher et serait à coup sûr persuasive.
http://fr.news.yahoo.com/73/20100609/tpl-non-cumul-des-mandats-les-lus-font-p-1198b37.html
.
http://www.liberation.fr/politiques/0101636081-les-senateurs-ps-contre-le-zele-anticumul
.
http://www.lepost.fr/article/2010/05/20/2081276_le-cumul-contre-la-vertu.html
http://www.rue89.com/2009/10/01/et-si-on-essayait-plutot-le-non-cumul-des-indemnites
Un téléphérique surplombe le stade de foot de DURBAN en Afrique du Sud !
Des téléphériques, on commencera bientôt à en voir partout - sauf à Nantes ?
Saviez-vous qu'un des 10 stades qui accueillent la Coupe du Monde de football, celui de Durban était équipé d'un téléphérique à 106 mètres au dessus du stade ?
Allez joyeuse Coupe du Monde à tous!
La capacité du stade Moses Mabhida à DURBAN est de 70 000 spectateurs. Il se situe à proximité de la promenade de l'océan Indien, au milieu du nouveau centre sportif de Durban. Il est équipé d'un terminal tout neuf pour passagers incluant une gare, un stationnement, et des aménagements de "park and ride" pour les spectateurs.
C'est un stade remarquable par son architecture et surtout par sa grande arche au centre, de 106m de haut, qui intègre un téléphérique. Ce dernier transportera les visiteurs à son plus haut point, d'où ils pourront admirer des vues splendides et panoramiques de la ville et l'océan. Enfin, magasins, bars, cafés et restaurants seront présents dans l'enceinte de Kings Park. Capacité d'accueil : 70 000 personnes
Photos du stade de Durban
Pour réussir une Coupe du monde, il ne faut pas seulement une bonne organisation, de bons joueurs et des supporters. Il faut aussi de bonnes infrastructures. L'Afrique du Sud dispose de dix stades où les matches du Mondial seront joués. Petit visite de ces temples du football sud-africain.
2. Moses Mabhida of Durban Stadium
Le "Durban Stadium" incarne véritablement l'innovation architecturale de l'Afrique du Sud. La conception du stade s'inspire du drapeau national, le grand arc qui l'entoure représente l'unité de la nation à travers le sport. Les deux branches de l'arc côté sud et côté nord se rejoignent pour former une même branche, symbole de la nouvelle unité d'un pays autrefois divisé.
Le stade peut contenir 70.000 personnes. Ce projet ultra-moderne fait partie d'un grand parc sportif. Un téléphérique passe au-dessus du stade, offrant un spectacle phénoménal, 350 mètres plus haut que la pelouse. Chaque spectateur dispose donc d'une vue dégagée sur le terrain.
Après la Coupe du Monde, ce temple du sport sera également utilisé pour le rugby et l'athlétisme.

