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"Le téléphérique s'installe en ville" - Europe 1

11 Juin 2010 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Téléphérique- tram aérien - transport par câble

La Question Environnement de Brigitte Béjean sur Europe 1 portait le 9 juin sur le transport par câble dans les villes, "solution souple et facile à mettre en oeuvre" présentée au Salon Européen des Transports Publics.

 

Pour écouter la chronique sur le site d'Europe 1  (durée environ 2 minutes) ou sur le site de nos amis du FIL, L'AUTRE VOIE  

 

Le téléphérique en ville est-il l'avenir des transports en commun ?  

" Le transport par câble en ville : le téléphérique... c'est une solution présentée au Salon européen des transports publics qui se tient jusqu'à demain à Paris... ce sont des transports très souples, faciles à mettre en oeuvre. Plusieurs grandes villes se sont déjà mises au téléphérique et il y a un projet à Annecy." (Marc-Olivier Fogiel)
 

 

B Béjean : "Oui... quand on pense téléphérique on pense aux stations de ski, à la neige... c'est vrai que c'est pratique quand il y a un dénivelé. Mais il y en a aussi en pleine ville, comme à Grenoble, pour monter à la Bastille... Et plusieurs grandes villes dans le monde, sont en train de s'équiper de transports par câbles, mais très modernes... il y en a un à Medellin en Colombie... à Caracas, Barcelone, Taïpei, Constantine, Istanbul, en Suisse, en Scandinavie aussi...
 

Mais le projet d'Annecy, s'il voit le jour, ce sera un téléphérique à plat qui ira des banlieues au centre ville sur 10 à 12 km qui pourrait bien être la solution pour désengorger une route, un segment à deux fois une voie, qui est devenue un bouchon perpétuel... 50.000 véhicules par jour, notamment parce qu'il dessert un grand centre commercial.
Il faut supprimer ce point noir.. car vous savez qu'Annecy postule pour organiser les J.O d'hiver de 2018...
Le dossier doit être bouclé en janvier prochain... Il ne faut pas traîner.
 

Donc, cette idée de cabines suspendues à un câble, c'est une solution rapide à mettre en oeuvre : en 1 an c'est construit... . Pas de problème d'emprise au sol, il suffit de poser quelques poteaux et de construire gares d'embarquement, accessibles aux poussettes, aux fauteuils roulants. C'est un transport extrêmement sûr , quasiment pas de gaz à effet de serre, c'est électrique, c'est silencieux et à l'usage, des cabines sur un câble suspendu c'est 50 fois moins d'énergies qu'une solution autobus.
La ligne irait de Mésigny à Annecy en passant par la gare de Grand Epagny là où se trouve le centre commercial."
 
MOF : "Et combien ça coûte tout ça ?
B Béjean : " Pas très cher : 5 à 7 millions d'euros le km... beaucoup, beaucoup moins chère qu'un tramway par exemple... On parle d'un budget total pour le Fil de 75 à 105 millions d'euros... et d'après le calcul de l'association qui porte le projet, si on retient la solution route, 2 fois 2 voies sur 8 km, ça coûterait 137 millions d'euros."

Dommage que la ville de Nantes - plus grande ville de France à avoir un projet de transport par câble - ne soit pas mentionnée dans cette chronique, alors François quand tu veux, tu réveilles les Nantais avec un beau reportage sur le projet de Téléphérique sur la Loire à Nantes...

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Que devient Cap21 ? Réponse de Corinne Lepage

7 Juin 2010 Publié dans #Politique

Mes chers amis


Je voudrais tout d'abord remercier au nom du bureau politique tous ceux qui ont participé aux travaux du Congrès le week-end dernier et qui ont contribué ainsi à son succès.

Nous venons de franchir à nouveau une étape importante dans la vie de notre mouvement en reprenant notre indépendance par rapport au Mouvement Démocrate et en nous engageant dans la voie de la refondation du pôle écolo-démocrate auquel nous aspirons depuis plusieurs années.

Les débats ont été riches et nous partageons tous la même volonté de rénover la et le politique en travaillant sur un projet ambitieux de transition écologique et démocratique dont les 4 pactes en débat constituent l'embryon.

Les nouveaux statuts nous permettent d'innover et de nous ouvrir à tous ceux qui d'une manière ou d'une autre ont envie de participer au débat d'idées, qu’ils viennent de la société civile ou d'autres formations politiques.

C'est une ère exaltante qui s'ouvre sur le plan politique, je souhaite que chacun d'entre vous puisse y participer selon son expérience, ses compétences, son temps. Il est indispensable que nous soyons présents sur le terrain, aux contacts de nos concitoyens, des ONG, des associations, des salariés, des jeunes, que nous soyons à l'écoute des plus fragiles, que nous les aidions, que nous agissions avec responsabilité et éthique.

Nous avons acté aussi de la possibilité pour nos équipes de travailler localement avec d’autres formations démocrates, écologistes, radicales, proches de nos valeurs. Nous avons notamment approuvé la possibilité d'avoir une plateforme de discussion avec Europe Ecologie dans l'esprit de la coopérative impulsé par Dany Cohn Bendit. Nous sommes ainsi favorables à la politique de la main tendue non au repli sur soi, la refondation de l'écologie politique autour de l'humanisme et du développement durable pourrait trouver écho auprès beaucoup de nos concitoyens à condition que nous sortions des schémas politiques traditionnels.

Malheureusement, nous nous heurtons à la stratégie de certains Verts qui consiste à refuser toute structure organisée autre que celle de leur propre parti au sein d’Europe Ecologie. Les déclarations de Jean-Vincent Placé, n°2 des Verts à l'AFP selon lesquelles «la structuration d'Europe Ecologie est un bide total et n'intéresse personne » traduisent le malaise actuel.

Dès lors, si nous souhaitons le succès d'une écologie politique autonome et ouverte, il est primordial que nous affirmions notre refus d'un tel mode de fonctionnement dans lequel la réalité n'a rien à voir avec la communication et encore moins avec l'espoir qu'avait suscité la démarche de Dany.

Nous sommes un parti ouvert et respectons la liberté de tous ceux qui pensent pouvoir travailler de l'intérieur de EE à un rassemblement. Mais, nous n'avons pas le droit à la naïveté et j'invite ceux qui feraient le choix de participer à la convention inter-régionale de ce week-end de se rappeler que CAP21 en tant que tel n'est pas invité et que les adhérents qui y seront ne pourront y parler qu'à titre individuel et pas au nom de CAP 21.

Le but de certains parait être de vider CAP21 de ses adhérents, ce à quoi ils ne sont évidemment pas parvenus mais surtout de retourner à une idéologie qui a confiné l'écologie politique en France à n'être qu'un très modeste supplétif du PS.

Un partenariat se construit dans la discussion, la confiance et la transparence pas dans l'ignorance.

L'enjeu écologique mérite mieux que cela.

Bien chaleureusement à chacun.

Corinne LEPAGE

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Réponse de François Bayrou aux rumeurs de changement de cap du MoDem

7 Juin 2010 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Politique

 

 

 

Paris, le 4 juin 2010

 

Chers amis,

 

Depuis quelques jours, on entend un certain nombre de commentaires sûrement très bien intentionnés prétendant que nous préparerions un « changement de ligne », un infléchissement de notre action en direction de l'actuelle majorité, en forme de « retour ».

Cela mérite une mise au point claire et nette pour éviter rumeurs et intoxications.

 

Nicolas Sarkozy m'a invité à le rencontrer en privé au mois d'avril. Lorsque le président de la République m'invite, hier François Mitterrand ou Jacques Chirac, aujourd'hui Nicolas Sarkozy, je considère comme normal d'accepter cette rencontre. Je fais de même lorsqu'il s'agit du Premier ministre ou des leaders de l'opposition de gauche. La situation de notre pays est suffisamment grave pour que les responsables conscients des difficultés (ils ne sont pas si nombreux) acceptent d'échanger leurs points de vue, y compris de manière informelle et en toute liberté.

Cela s'impose d'autant plus dans les jours de crise que nous traversons. Devant ces difficultés, que j'avais prédites depuis longtemps, personne ne peut affirmer qu'il a la solution. Tout le monde cherche, tout le monde sait (ou devrait savoir) que nous allons vers des temps difficiles, et dans les temps difficiles il n'est pas inutile de réfléchir ensemble. Nous sommes en désaccord, parfois violent, c'est normal, c'est la démocratie, mais nous ne sommes pas en guerre civile. C'est le point de vue que j'ai toujours défendu et que je défends d'autant plus aujourd'hui.

Parler entre responsables, sans concessions et sans compromissions, pour moi, pour nous, c'est le b-a ba d'une démocratie de citoyens adultes. Je vous le dis clairement, je continuerai de le proposer, et de le mettre en pratique.

 

À ce titre, je revendique avec fierté que nous ayons ces derniers mois tendu la main à une partie de la gauche, social-démocrate, en espérant qu'elle oserait un jour affirmer son identité. Pour l'instant, cela n'a pas été le cas, mais nous avons eu raison de tendre la main et nous devons continuer à le faire !

Il n'y a pas de démocratie sans confrontation des idées et sans dialogue. Et la crise fait du dialogue une obligation.

Cette rencontre avec le président de la République a eu lieu au moment où trois dossiers étaient ouverts par le gouvernement : la burqa, les retraites, et les collectivités territoriales.

 

Sur la burqa, sujet épineux, mis en scène d'abord (ne soyons pas dupes) pour des raisons électorales, mais qui trouble beaucoup de Français, particulièrement de femmes, j'ai indiqué que le texte du gouvernement qui dit seulement qu'en France « nul ne doit dissimuler son visage dans l'espace public » me paraissait raisonnable. Si ce texte ne change pas, je le voterai. C'est aussi le sentiment de notre ami Abdoulatifou Aly, député de Mayotte, seul député musulman de notre Assemblée nationale. Nous sommes ainsi fidèles à notre ligne de conduite : quand une décision nous paraît acceptable, nous votons oui ; si elle ne l'est pas, nous votons non.

 

Sur les retraites, question très lourde (trente milliards d'euros de déficit cette année), j'ai indiqué qu'une réforme était indispensable. Certains disent que la réforme peut être évitée ! Pour moi, cette position est irresponsable. Donc, si la réforme proposée est raisonnable, je la soutiendrai. Dans le cas contraire, je ne l'approuverai pas.

Des financements nouveaux doivent être trouvés et mettre à contribution des revenus, notamment du capital, qui jusqu'à maintenant échappaient à la solidarité.

Il faut augmenter le nombre d'actifs par rapport au nombre des retraités pour que la charge soit supportable. Cela ne pourra se faire que par une politique qui permette de créer davantage d'emplois en France, par une reconquête de productions nouvelles ou de productions que nous avons laissé s'en aller. Personne n'en parle et c'est pourtant là la clé, la seule clé du problème des retraites, comme c'est la seule clé du pouvoir d'achat, ou de l'intégration par exemple.

Il demeure qu'il faudra travailler plus longtemps ! C'est le courage de le dire.

Comment y parvenir ? Faut-il faire glisser l'âge légal, progressivement, au-delà de 60 ans ? Pour moi, comme pour Dominique Strauss-Kahn, cet âge n'est pas tabou. À condition que soit traitée la question de la pénibilité de certains métiers, ce qui pour l'instant n'est pas fait.

Faut-il augmenter le nombre d'années de cotisations ? Cette solution qui a la faveur du PS et de certains syndicats n'est pas interdite non plus. Mais cela signifie que pour tous ceux qui ont fait ou feront des études, la retraite serait reportée bien au-delà de 65 ans. Les deux solutions ont leurs inconvénients : peut-être faut-il combiner les deux ? Nous en débattrons d'ici au 26 juin, date à laquelle le Conseil national arrêtera nos propositions. En attendant le débat dans nos rangs est ouvert à partir d'une note d'orientation que vous avez reçue il y a quelques semaines (cliquez ici).

En tout cas, je suis décidé à défendre le seuil (aujourd'hui fixé à 65 ans) où on peut faire valoir ses droits à la retraite sans décote même si l'on n'a pas le nombre de trimestres exigé. Ce « filet de sécurité » est très important, par exemple pour les femmes qui ont repris le travail après avoir élevé des enfants, ou pour ceux qui ont connu la « galère » du chômage, ou pour ceux qui ont travaillé à l'étranger, par exemple.

Il faudra enfin penser la vraie réforme, je devrais dire la vraie refondation des retraites, celle qui assurera l'équilibre sur le long terme et permettra à chacun d'adapter librement sa retraite aux conditions particulières de chaque vie professionnelle ou familiale. Pour nous, nous plaidons depuis dix ans pour un système de retraite à points, ou de comptes personnels, où chacun sait, à tout moment, où il en est. C'est le seul moyen, sur le long terme, d'assurer l'avenir de la retraite par répartition. J'ai été heureux de noter sur ce sujet des prises de position nouvelles, par exemple les déclarations de la CFDT. J'ai demandé au gouvernement de faire de cette réflexion sur une réforme à long terme, par exemple à l'horizon 2020 ou 2025, un chapitre important de sa proposition.

En tout cas, il n'existe pour moi aucune possibilité responsable et juste de ne pas faire de réforme. Il suffit, dans les rues de nos villes ou villages, de compter les retraités, de plus en plus nombreux, et les actifs, de plus en plus rares, pour voir que nous allons dans le mur. Et aller dans le mur, cela signifie, comme en Grèce, en Espagne ou au Portugal baisser brutalement les retraites de 10 % ou de 15 %. Cela, je ne l'accepte pas et je ne serai pas complice d'une telle lâcheté.

Enfin sur les collectivités locales, j'ai combattu à la tribune de l'Assemblée nationale, et je continuerai à combattre le projet du gouvernement de faire élire les futurs conseillers territoriaux à l'actuel scrutin cantonal, ce qui serait la consécration du bipartisme, un recul de l'idée régionale, une renoncement insupportable à la parité et au pluralisme. Selon moi, une telle loi serait inconstitutionnelle et définitivement inopportune (lire intervention).

 

Savoir approuver quand une décision va dans le bon sens, combattre les décisions injustes, cela a toujours été notre ligne de conduite. J'en suis fier et je le revendique.

Cela signifie-t-il une quelconque connivence avec le pouvoir actuel ? Je vois bien la manœuvre qui tente de le faire croire. Mais ceux qui conduisent cette intoxication se mettent le doigt dans l'oeil et il convient, charitablement, de les détromper...

J'ai, depuis le premier jour, mis en garde contre les risques que faisait courir la politique de Nicolas Sarkozy.

Cela n'a rien à voir avec une mésentente personnelle. Je ne dis pas qu'il n'a aucune qualité, d'énergie par exemple. Je ne lui fais pas porter des responsabilités qui ne sont pas les siennes : je sais bien qu'il n'est pas directement responsable de la crise, même si cette crise est celle du capitalisme qu'il défendait.

Mais mon jugement n'a pas changé : les orientations de Nicolas Sarkozy ont porté atteinte à des principes pour nous essentiels.

La justice fiscale a été niée par le « bouclier fiscal ». Les déficits ont explosé, et pas seulement à cause de la relance. L'éducation est maltraitée, sans vision, et dans une approche uniquement comptable. L'indépendance des médias est mise à mal par la nomination directe des responsables de l'audiovisuel public. Le mélange des affaires privées et des affaires publiques a été une réalité de tous les jours. La séparation des pouvoirs est malmenée. Le président porte atteinte à la fonction qu'il exerce en se présentant constamment comme chef de parti.

 

Tout cela, je l'ai dit, directement, à Nicolas Sarkozy chaque fois que je l'ai rencontré. Et pour que nul n'ignore quel est mon jugement sur ces graves erreurs, j'ai écrit un livre « Abus de pouvoir » qui n'était ni un pamphlet, ni un mouvement d'humeur, mais un diagnostic et une défense des principes démocratiques et du modèle républicain français.

Nous avons combattu sans relâche ces choix qui ont aggravé la situation de notre pays ou l'ont empêché d'avancer. Ce combat, pour moi, n'a pas cessé et ne cessera pas.

J'observe d'ailleurs que ce diagnostic, que nous avons formulé depuis trois années, et souvent seuls, est aujourd'hui largement partagé.

Tout cela peut-il être corrigé ? Si c'était le cas, tant mieux. Mais cela me paraît, à tout le moins, résolument improbable.

Restent les débats sur le « centre », auquel désormais on semble trouver tant de charmes et de vertus.

 

Pour moi, les choses sont limpides : un centre indépendant est vital pour la démocratie française. Ce courant politique est un des piliers de la vie publique. Il est le garant du pluralisme nécessaire puisqu'il empêche le simplisme de la bipolarisation droite/gauche. Il conjugue la démocratie avec la République. Il refuse que la guerre des deux camps soit le seul horizon de notre vie publique. Il se bat contre le monopole du pouvoir attribué à qui que ce soit. Il veut à la fois la justice sociale et une économie inventive et créative, c'est-à-dire libre. Il considère que l'éducation est la pierre de fondation de tout progrès humain. Il défend notre patrimoine naturel comme un bien commun et prend au plein sens du terme l'association des deux mots « développement » « durable ». Il pose comme principe que l'économie financière ne doit pas gouverner le monde et doit être régulée. Et il sait qu'un tel projet de société ne se défend pas si l'Europe n'est pas forte, unie et libre. Ce projet politique est en confrontation, et souvent en opposition avec les idéologies portées aujourd'hui par l'UMP et par le PS. Il ne peut donc accepter de se laisser satelliser par aucun des deux partis actuellement dominants.

Il peut chercher et trouver des compromis, mais il refuse les compromissions. Il est ouvert, mais il est intègre. Et il ne doit accepter aucune concession, ni sur l'ouverture, ni sur l'intégrité.

C'est pourquoi l'article premier de tout acte d'existence du centre, c'est l'indépendance. Je ne ferai sur ce point central aucune concession à qui que ce soit.

La faiblesse actuelle de ce courant politique vient de sa division et, pour certains, de sa soumission. Division et soumission, ce sont les deux causes de sa faiblesse électorale actuelle. Je ne ménagerai pas mes forces pour qu'il se rassemble, et pour qu'il se redresse.

En tout cas, sa mission est de préparer et d'offrir une alternative réaliste, crédible à la politique qui a été suivie depuis trois ans.

C'est parce que je crois à la force et à l'avenir de cette famille politique que j'ai été, je suis, et je serai intransigeant sur le respect de ses principes. Cela demande courage et caractère ? Tant mieux ! C'est ainsi que se forgent et s'éprouvent les vraies aventures humaines.

Je vous prie de croire à mon amitié.

 

François BAYROU

 

A lire aussi :

 

http://sylvietassinmodem44.over-blog.com/article-communique-du-modem-44-en-reponse-a-ouest-france-et-son-bayrou-se-recentre-a-droite-51719126.html

 

http://modempornichet.over-blog.net/article-halte-a-l-intox-sur-bayrou-qui-se-recentre-a-droite-51640098.html

 

 

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C'est quoi un trolleybus ?

6 Juin 2010 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Transports dont Vélo tram-train

 

« ça dort là-dedans ».

 

On lui devait déjà l'idée du téléphérique pour relier la pointe de l’île de Nantes aux deux rives de la Loire. Et voilà que le MoDem propose un trolleybus pour la future ligne 5 qui doit traverser l’île de Nantes d’est en ouest. Encore une bonne idée que les Verts nantais n’ont pas eue. Ils sont pourtant plus nombreux que les bayrouistes. Alors quoi, on roupille chez les écolos ? »

Lu dans Les Potins du journal Presse Océan, 4 juin 2010

 

 

 

Comme quoi il n’y a pas que la quantité qui compte.

 

Ça roupillerait pas un peu aussi chez Presse O ?   Car enfin ça ne date pas d'aujourd'hui.

Cette proposition de trolleybus à Nantes faisait déjà partie du programme de la liste du MoDem conduite par Benoît Blineau pour les élections municipales de mars 2008.

Mais cela avait fait moins de bruit que le Téléphérique sur la Loire.

 

Bon merci quand même de l'avoir rappelé.

 

Au fait c'est quoi un trolleybus ?

 

trolleybus st etienne

 

 

 C'est un transport en commun. Performant, non polluant, rentable.

 

 

 

 

Et comment on eu cette idée ? Grâce à Lionel Jouan* dont c'est le moyen de transport préféré... et qui a toujours su le défendre avec des arguments solides auprès de toute l'équipe ! En voici quelques-uns :

  

"Le trolleybus est un véhicule de transports en commun urbain, voire suburbain, similaire à un bus sauf que sa motorisation est électrique. Fonctionne avec des caténaires comme le tram.

 

Rendement des moteurs : la motorisation électrique a un bien meilleur rendement que celle d’un bus classique, de l’ordre de 73% contre environ 25%.

  

Consommation d’énergie : des calculs ont été faits sur 4 types de moyens de transports urbains, tramway, trolleybus, bus diesel, bus GNV, et les résultats exprimés en Wh/place/km donnent :

 

 tramway : 23,50,

trolleybus : 25,00

bus au diesel 71,00 

et bus au GNV 92,00

 

Le trolleybus ne contribue pas à la pollution de l’air, il ne produit ni C0² ni Nox, ni C.O.V., ni poussières.

 

 

Le trolleybus est peu bruyant, à l’arrêt il est à 0 dBa, et à 50 km/h il n’est encore qu’à 75 dBa contre 84 dBa pour un bus (attention l’échelle des dBa est logarithmique est non linéaire et avec 9 dBa de différence on a 3 fois l’intensité de bruit).

 

 

 

Le trolleybus est un moyen de transport rentable :

 

Il faut en effet raisonner en coût complet, c’est à dire coût d’investissement +

coût d’exploitation sur la durée de vie du matériel.

 

Combien ça coûte un trolleybus ? un peu plus cher qu'un bus, moitié moins cher qu'un tram.

 

0,4 à 0,5 M Euros pour un véhicule trolleybus standard, capacité 80 passagers

0,6 à 0,8 M E pour un véhicule trolleybus articulé, capacité 120 passagers

 

Capacité de 80 à 120 passagers

Durée de vie : 20 à 25 ans

 

Un trolleybus articulé simple (2 cabines) à un coût moyen à la place estimé entre 6,7 et 8,4 k € contre 5 à 7,5 pour un bus articulé.

  

A titre comparatif :

un bus coûte de 0,19 à 0,35 M d'Euros bus articulé ou standard, capacité 80 à 120 passagers, durée de vie de 10 à 15 ans

 un tramway sur fer coûte 2 à 3 M d'Euros pour une capacité de 120 à 280 passagers (ne pas confondre avec le prix du km de ligne de tram)

 un tram train coûte 3,5 M d'Euros pour 250 passagers 

 cout-trolleybus.jpg

 

 

 

4– Le trolleybus doit ses avantages à sa motorisation : (Aie ! un peu de technique…)

 

- le moteur électrique est un moteur rotatif, alors que les moteurs à pistons classiques (essence, diesel, GPL, GNV, etc.) sont des moteurs à mouvements rectilignes alternatifs qui nécessitent une étape pour transformer ces mouvements rectilignes en mouvements rotatifs ( les roues tournent ). C’est comme à vélo, les pieds font des mouvements alternatifs de haut en bas pour descendre la pédale ( temps moteur) et de bas en haut quand la pédale remonte (temps mort), c’est pour améliorer ça qu’on a d’abord inventé les cale-pieds, puis les pédales avec « cales

automatiques » pour transformer le temps mort de remontée de la pédale en temps moteur, le pied tirant la pédale vers le haut. Schématiquement c’est ce qui explique le mauvais rendement.

 

- Le moteur électrique ne provoque aucun frottement, le rotor tourne librement sur ses roulements, ce qui le fait tourner c’est un champ magnétique, alors que dans le moteur classique les pistons frottent dans les chemises ( c’est même encore plus complexe…)

 

- Le moteur électrique ne nécessite pas de boîte de vitesses, ni d’embrayage, d’où suppression de l’usure de ces éléments, et des pannes éventuelles.

- Pour ralentir, les véhicules à moteur électrique n’ont pas besoin de freins, les moteurs sont alors utilisés en génératrices, ce qui les freine, là encore sans usure, donc pas de garnitures à changer, ni de tambours, et en plus, cerise sur le gâteau, en freinant ces véhicules produisent de l’énergie, alors qu’en freinant un véhicule classique dissipe en pure perte de l’énergie… (pour vérifier, regardez simplement le conducteur de tram, pour ralentir il n’appuie pas sur une pédale de frein, il inverse simplement son curseur sur son tableau de bord).

Il y a encore plein d’avantages, c’est passionnant."

 

Lionel Jouan le 27/10/07

 

 

 

Citoyen nantais bénévole, à la retraite, non encarté au MoDem mais qui nous aide sur tout un tas de sujets, de dossiers techniques depuis 2007. Un grand merci, Lionel !

 

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Tram train : "livraison d'un matériel fiable et sécurisé" : ça va pas être possible...

2 Juin 2010 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Transports dont Vélo tram-train

 

Enfin pas tout de suite. L'inauguration prévue pour juin 2010 est décalée. La presse locale s'est fendue de deux articles hier pour nous faire part de l'info.

 

 Les retards sont dus à des "procédures complexes d'homologation". "Le tram train est un matériel qui nécessite de nombreux ajustements".  "La livraison d'un matériel fiable et sécurisé est donc retardée". (Presse O du 1er juin 2010)

 

Tu m'étonnes ? Cela fait un bon moment que nous avons souligné les faiblesses et irrégularités du dossier tram train en particulier sur la ligne Nantes-Chateaubriant

 

 

Tram train Nantes - Châteaubriant : ersatz de TER/RER

 

Région Pays de la Loire : Violation des lois sur l'Environnement

 

Des nouvelles du tram train et du RER

 

Voir la catégorie Transports sur ce blog.

 

Face à la situation la réponse de la Région : "mise en place d'un cycle de réunions avec ALSTOM et la SNCF pour élaborer un nouveau calendrier". C'est seulement après que nous saurons quand et combien cela va coûter.

 

Mais tout va bien - comme d'habitude -  dormez tranquille, les élus de la Région vous font des bisous - il n'y aura pas de retard sur le tram train Nantes Chateaubriant et Nort sur Erdre. 

 

 

Cocasse la réaction de la droite sarkozyste nantaise ce matin avec un "tram train de retard" à son tour : elle "réclame des pénalités auprès du constructeur" Alstom ! Pourtant ce n'est pas faute de les avoir informés, ils sont parfaitement au courant que le dossier tram train est vérolé, mais étrangement ils ne se sont jamais prononcés sur le fond du dossier se bornant à une opposition de pure forme. Quand on sait que le patron d'Alstom P. Kron est un grand ami du président Sarkozy, on se dit qu'ils ne vont pas avoir de mal à obtenir gain de cause...

 

 

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Le gouvernement britannique annule le projet d’extension de l'aéroport d’Heathrow

22 Mai 2010 Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

Greenpeace obtient l’annulation du projet d’extension de l’aéroport londonien d’Heathrow

 

Excellente nouvelle pour le climat au Royaume-Uni : le nouveau gouvernement britannique a annoncé la semaine dernière l’annulation du projet d’extension d’Heathrow, le principal aéroport de Londres. Greenpeace et les résidents locaux se félicitent de cette belle victoire, qui vient couronner huit années de campagne et qui coupe court à un projet climaticide.

« À l’heure où la lutte contre les changements climatiques est une priorité, le projet de construction d’une troisième piste d’aéroport apparaissait comme irresponsable et déraisonné. Aujourd’hui, cette victoire nous montre que la mobilisation citoyenne en faveur du climat peut payer ! », déclare Anaïz Parfait, chargée de campagne Climat à Greenpeace France.

 

Pour s’opposer à ce projet, Greenpeace a lancé une campagne baptisée « Airplot » (jeu de mots entre « airport », aéroport en anglais, et « plot », qui signifie « complot »).

 

Son principe était simple : acheter un terrain grand comme un stade de football, situé à l’orée du village de Sipson (700 foyers environ), qui est menacé de destruction par la construction d’une troisième piste pour l’aéroport d’Heathrow, et en diviser la propriété entre plusieurs milliers de personnes du monde entier. Objectif : créer un vrai casse-tête juridique pour le gouvernement…

 

Pari réussi : plus de 90 000 personnes ont « occupé » symboliquement le terrain affecté à l’expansion de l’aéroport, demandant l’annulation du projet aux parlementaires britanniques. Grâce à leur mobilisation, ce sont près de 3,5 millions de tonnes de CO2 qui ne seront pas rejetées dans l’atmosphère.

Le secteur des transports est responsable à lui seul de plus de 25 % des émissions de gaz à effet de serre européennes – un chiffre en constante augmentation, ce qui compromet les efforts entrepris dans d’autres secteurs. Accroître des infrastructures aéroportuaires sur le sol européen, comme c’est prévu en France à Notre Dame des Landes, est absurde quand on sait que les pays européens se sont engagés à réduire de 20 % leurs émissions de gaz à effet de serre. La décision courageuse du gouvernement britannique devrait inspirer d’autres gouvernements…

 

http://energie-climat.greenpeace.fr/greenpeace-obtient-lannulation-du-projet-dextension-de-laeroport-londonien-dheathrow

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Propositions pour le pluralisme et la parité. Lettre de François Bayrou au Premier Ministre

20 Mai 2010 Publié dans #Démocratie - citoyenneté - pluralisme

 

Le Mouvement Démocrate  s'est déclaré favorable ce jeudi sur le mode d'élection des conseillers territoriaux, prévus dans une loi actuellement en discussion au Parlement, dans un courrier adressé au Premier ministre François Fillon.

Voici la lettre adressée par François Bayrou au Premier ministre :

Monsieur le Premier Ministre,

Vous avez demandé à notre mouvement de vous transmettre notre analyse et nos propositions sur le mode d'élection des conseillers territoriaux qui se verraient institués par l'adoption de la loi actuellement en discussion devant le Parlement.

Permettez-nous trois remarques préliminaires :


- notre mouvement est favorable au rapprochement entre conseils régionaux et généraux par l’instauration d’un même élu qui appartiendrait ainsi aux deux assemblées. Il s’agit moins de « simplifier », ou de diminuer le nombre de nos élus locaux, que de coordonner de la manière la plus efficace possible l’action des deux collectivités locales chargées des stratégies territoriales et de la solidarité, qui se révèlent souvent redondantes ou concurrentes, en tout cas trop étrangères l’une à l’autre.

- Nous avons été extrêmement surpris, avant même d’avoir pu répondre à votre interrogation (comme la quasi-totalité des formations politiques de notre pays, à la seule exception de l’UMP et d’un parti associé), de découvrir en commission des lois un amendement du gouvernement tranchant la question dans le sens du scrutin majoritaire à deux tours dans des cantons redécoupés par ordonnance ! Comment, dans un tel scénario législatif, parler de « concertation » ?

- Les sénateurs de notre mouvement, ainsi que leurs collègues du groupe Union Centriste du Sénat, s’étaient laissé convaincre de voter le texte en première lecture en raison de la prise en compte d’un amendement, accepté par le gouvernement, prévoyant que le mode d’élection de ces nouveaux élus locaux permettrait de représenter « les territoires par un scrutin majoritaire » et « le pluralisme et la parité par un complément proportionnel. » Comme vous l’imaginez sans peine, nous sommes profondément choqués par le reniement de cet engagement et déterminés à défendre, contre le gouvernement, les principes sur lesquels un accord avait été trouvé permettant de réunir une majorité en première lecture.

Notre réflexion sur le mode de scrutin n’a pas changé et ses principes sont simples. Nous estimons qu’une loi électorale équitable doit permettre d’assurer plusieurs légitimités :

- une collectivité locale doit assurer équitablement la représentation des électeurs des différents territoires qui la composent. La représentation directe qui permet aux électeurs de choisir leur élu sur sa personnalité est une tradition française qui garantit que le tissu des élus « couvrira » de manière exhaustive et identifiée la mosaïque de ces territoires et des aspirations de ceux qui y vivent. Le mode d’élection qui permet cette représentation est le scrutin uninominal de circonscription ou de cantons équitablement composés sous le contrôle de la loi et de commissions arbitrales pluralistes.

- Deux autres légitimités doivent être prises en compte : celle de la représentation équitable du pluralisme des sensibilités, et celle de la juste parité entre femmes et hommes dans les Assemblées. En effet, le scrutin majoritaire peut conduire au monopole de la représentation au profit d’une ou deux familles politiques, et à la domination voire à l’exclusion d’un sexe de la représentation politique. Pour garantir le pluralisme et la parité, le mode d’élection est la représentation proportionnelle.

- Enfin l’égalité du citoyen devant le suffrage ne peut être satisfaite que par une juste représentation des minorités et des découpages qui n’admettront pas de graves disparités entre circonscriptions. Si ces disparités existaient, elles devraient nécessairement être effacées ou amoindries par des mécanismes de correction. Là encore une représentation proportionnelle est la seule réponse.

Est-il besoin de souligner que parité, pluralisme, égalité des électeurs devant le suffrage forment trois obligations constitutionnelles qui se trouveraient inévitablement mises en cause par le retour en arrière décidé par le gouvernement ? Une telle atteinte aux principes constitutionnels se trouverait d’autant plus sanctionnée par le Conseil Constitutionnel qu’il s’agirait, pour la première fois depuis des décennies, d’un recul par rapport à la situation établie (actuellement un tiers environ des élus concernés sont élus au scrutin de liste proportionnel, répondant donc aux impératifs de parité et de pluralisme) !

Notre proposition est donc celle-ci :

- les conseillers territoriaux devraient être élus pour partie (les deux tiers environ) au scrutin uninominal majoritaire de circonscription à deux tours, assorti de règles d’encouragement à la mixité de la présentation de candidatures pour améliorer la parité.

- Le tiers des sièges restant serait attribué au scrutin proportionnel sur base des suffrages obtenus par les formations politiques au premier tour. Les sièges seraient attribués aux formations ayant dépassé le seuil de 5 pour cent des suffrages exprimés, après prise en compte des sièges obtenus à l’issue du deuxième tour dans les circonscriptions territoriales.

Ce mode de scrutin qui obéit aux mêmes principes que le scrutin en vigueur en Allemagne permet de satisfaire à la fois tous les critères d’une représentation équitable, territoriale, paritaire et pluraliste.

Il faut ajouter, de surcroît, que s’agissant d’élire une assemblée unique, là où deux assemblées existaient préalablement avec deux règles de représentation différente, l’équité de la représentation ne peut être sacrifiée sauf à manquer gravement, et pour six ans, aux lois d’équilibre sans lesquelles la démocratie menace de n’être plus que la dictature de la majorité sur des minorités écartées de la représentation.

Je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, à l’assurance de mes sentiments distingués.


François Bayrou

 
 
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"24 heures Chron'EAU" : Risques Inondations Paris - Nantes en cas de crues de la Seine ou de la Loire

18 Mai 2010 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #La Loire - la Mer - l'Eau

Voici une vidéo fiction d'une crue centennale de la Seine à Paris. (merci David !)

 

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Et à Nantes ça donnerait quoi une crue centennale de la Loire ?

 

On a bien un Plan de Prévention des Risques mais il daterait de 1958. (voir article de Presse Ocean de Xavier Boussion il y a quelques semaines, mais je n'arrive pas à remettre la main dessus)

 

 

 

 

Quel serait l'impact aujourd'hui d'une telle inondation ? Quelles conséquences sur les infrastructures, les réseaux d'électricité, de gaz, de communication, de transports, sur notre approvisionnement en eau potable ? Quels sont les risques de submersion ? Quel avenir pour toutes ces nouvelles constructions en zones inondables (NCN à Pont Rousseau, Ile de Nantes sur laquelle les "déménageurs nantais en chef" veulent transférer le CHU, nouveau mémorial de l'abolition de l'esclavage etc.? Comment évacuerait-on la ville rapidement si tout dysfonctionnait, dans la panique générale alors qu'en temps "normal" les entrées, les ponts, les sorties de Nantes sont souvent saturés ?

 

 

Lorsque nous posions cette question en 2007 - 2008 alors que nous avions fait de la Loire et de la question de l'Eau en général un axe majeur, pour ne pas dire central de notre programme pour Nantes, on nous a souvent rétorqué que nous étions pessimistes, que tout allait bien, que nous n'étions "pas sérieux" etc. Pourtant nous posions là des questions qui fâchent encore bien plus que les problèmes de subventions ou d'augmentation des impôts. Cette marée noire dans la Loire suite à une fuite à la raffinerie TOTAL de Donges qui débutait le dimanche du deuxième tour des municipales de mars 2008 allait nous donner raison plus vite que prévu. Deuxième tour dont les Nantais se sont privés en élisant pour la quatrième fois le même maire. On dit les Nantais conservateurs mais je ne pensais pas que ce serait à ce point...

 

  

En fait, "Le Plan de Prévention des Risques Inondation (PPRI) de la Loire de l’agglomération nantaise prescrit en juillet 2007 est EN COURS D'ELABORATION"

source : http://ddaf44.agriculture.gouv.fr/article.php3?id_article=455

 

Plutôt que de payer des cabinets d'études pour trouver un nouveau nom pour Nantes - pardon, on doit dire un nouveau logo maintenant que tout devient commercial au royaume des marketeux - ou pour des études pro aéroport NDDL qui vont toujours dans le même sens, ils feraient bien à la préfecture, au département, à la ville etc. de se magner le train à finir "d'élaborer" un Plan de Préventions des Risques Inondation qui tienne la marée !

  crue-Loire-Nantes-Feydeau-Commerce.jpg

A défaut, vous pouvez consulter :

 

l'Atlas des Zones Inondables (AZI) Vallée de la Loire entre Saint-Sébastien-sur-Loire et le Pellerin (44) qui "correspond à un scénario d'inondation qui s'est produit dans le passé et qui peut parfaitement se reproduire. Il n'est donc pas exclu que le scénario de 1910 se reproduise mais pour des débits très supérieurs à la crue de référence".

 

ou la carte des PHEC (Plus Hautes Eaux Connues)

 

ou le site vigiecrues  d'information nationale et locale sur la vigilance des crues   http://www.vigicrues.ecologie.gouv.fr/

 

et sinon relisez "Un barrage contre le Pacifique" de Marguerite Duras...

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Réduction du déficit public : la construction d'un nouvel aéroport à Lisbonne est reportée

17 Mai 2010 , Rédigé par I Loirat Publié dans #Economie - Energies

Le premier ministre portugais José Socrates a annoncé son intention de reporter certains investissements publics, comme la construction du nouvel aéroport de Lisbonne, a rapporté la presse portugaise. L'objectif est d'accélérer la réduction du déficit public en 2010.

"Le gouvernement a décidé de réduire le déficit cette année à 7,3% du produit intérieur brut (PIB)", améliorant ainsi d'un point l'objectif des 8,3% fixés dans son programme de stabilité et de croissance, a déclaré M. Socrates. Le chef du gouvernement portugais s'exprimait devant les médias portugais à l'issue du sommet européen à Bruxelles.

En 2009, le déficit public portugais a atteint un niveau historique de 9,4% pour une dette à 76,6% du PIB. Une dette qui devrait s'alourdir à 86% du PIB cette année, soit plus de 142 milliards d'euros (201 milliards de francs).

Pour renforcer la réduction du déficit, le premier ministre socialiste a annoncé le report de plusieurs grands investissements publics. Il s'agit de la construction du nouvel aéroport de Lisbonne et d'un troisième pont sur le fleuve Tage devant permettre notamment au futur TGV Madrid-Lisbonne de rejoindre la capitale portugaise.

Après la Grèce, le Portugal est considéré comme l'un des principaux maillons faibles de la zone euro en raison de l'ampleur de ses déficits publics et de ses faibles perspectives de croissance.

http://www.tdg.ch/depeches/economie/portugal-va-accelerer-reduction-deficit-2010

  

Le Portugal a fait l'objet cette semaine de fortes pressions en faveur d'une réduction plus importante de son déficit budgétaire.

La réduction du déficit sera rendue possible par la suspension de la construction d'un nouvel aéroport international pour Lisbonne et d'un pont sur le Tage pour relier la ville à l'aéroport, dit-on de source gouvernementale.

 

L'opposition sociale-démocrate, qui a promis de soutenir le gouvernement socialiste minoritaire au Parlement dans ses efforts d'assainissement des finances publiques, réclamait à cette fin la suspension de grands projets de travaux publics.

http://www.investir.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/lisbonne-promet-a-l-ue-de-reduire-davantage-son-deficit-en-2010-251310.php

 

 

"Le Portugal n'est pas la Grèce et compte bien ne pas arriver à une situation aussi désespérée que son collègue européen.

Pour prouver sa "bonne volonté" et tenter de ne pas sombrer au fond du gouffre, le premier ministre portugais José Socrates a annoncé son intention de reporter certains investissements publics.

 

Première coupe sombre : la construction du nouvel aéroport de Lisbonne.

 

Le premier ministre socialiste a également annoncé le report d'un troisième pont sur le fleuve Tage, lequel doit permettre notamment au futur TGV Madrid-Lisbonne de rejoindre la capitale portugaise."

.........

 

Début 2008, l'état portugais avait annoncé la construction du Nouvel Aéroport de Lisbonne (NAL) à Alcochete, sur la rive sud du Tage. Le projet étant alors évalué à 3,2 Mds EUR pour une mise en service en 2017. L'objectif : desservir la capitale en prévision de la saturation prochaine de l'aéroport de Portela. La zone choisie, Ota, se trouve à environ 45km au Nord de Lisbonne.

Deux pistes sont actuellement prévues, et deux autres sont envisageables, permettant une fréquence de trafic de 100 avions/heure et surtout d'accueillir l'A380. L'objectif du NAER, nouvel aéroport international de Lisbonne, est de devenir la première passerelle entre l'Europe et l'Amérique Latine, mettant directement en concurrence l'aéroport de Madrid Barajas. 

Dans l'attente du déménagement vers Alcochete, l'actuel aéroport de Lisbonne (Portela), régulièrement au bord de la saturation, devrait investir 380 M EUR dans des travaux d'agrandissement d'ici 2010. Des travaux qui devraient permettre d'accueillir 40 avions par heure, contre 36 actuellement.

 

Source :

http://www.leblogfinance.com/2010/05/portugal-report-dinvestissements-publics.html

 

Pas de risque que cela arrive en France, on n'a pas de problème de crise, pas de déficit public, pas de problème de pétrole, pas de retraites à payer, pas besoin de maisons de retraite ou de crèches, des super ministres écolos et tout et tout !

06 Juin 2017

"L’aéroport de Lisbonne renommé Humberto Delgado"

http://www.air-journal.fr/2016-05-16-laeroport-de-lisbonne-renomme-humberto-delgado-5163093.html  

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Les limites de Nantes Atlantique ne sont pas celles qu'on croit

17 Mai 2010 , Rédigé par L Jouan et I Loirat Publié dans #Aéroport Notre- Dame-des-Landes

 

Extrait d'une interview d'un pilote dans Presse Ocean (17 mai 2010) plutôt favorable à la construction de l'aéroport Notre-Dame-Des-Landes. Intéressant et paradoxal : en réalité le pilote ne plaide pas spécifiquement pour NDDL mais contre l’état actuel de Nantes Atlantique.

 

PO : "On a dit qu’à la réouverture du trafic, l’aéroport de Nantes-Atlantique qui a accueilli 20 000 personnes en deux jours, n’a pas été surbooké. Cela ne plaide pas pour son transfert. 

 

« Il a fallu faire face à une situation de crise. Les personnels de l’aéroport de Nantes-Atlantique ont fait preuve d’efficacité. Mais cela ne peut être qu’exceptionnel. Dans les périodes de fort trafic comme au printemps et surtout cet été, Nantes-Atlantique atteint ses limites. Les infrastructures ne sont plus dimensionnées. Les terminaux d’accueil, les banques d’enregistrement, les parkings sont surchargés. Les passerelles sont insuffisantes. Or, l’ensemble forme une chaîne cohérente. Il suffit d’un blocage pour créer des retards importants et préjudiciables aux passagers et aux compagnies aériennes. »

 

PO : Oui, mais pas la piste ?

 

« La piste a déjà atteint des seuils. Par exemple, un Airbus A 330, biréacteur à deux essieux, ne peut pas décoller à pleine charge de Nantes-Atlantique pour une raison de résistance de la piste. Et je ne vous parle pas d’un atterrissage d’A 380 ».

 

L’état de la piste actuelle ? Dans le cadre de la réorientation proposée par les opposants, le problème serait réglé, car il est évident que la piste serait reconstruite en adéquation avec les avions actuels et futurs prévisibles.

 

L’aérogare peut très bien être adapté, ce n’est qu’un problème de construction de bâtiment comme un autre. Le problème des parkings en surface : ils peuvent être enterrés en silos, libérant de ce fait de la place pour agrandir l’aérogare, et grâce à une liaison optimisée avec la ville  par trams et navettes ferroviaires les accès seraient plus aisés par les transports en commun.

 

"Et l’approche, alors ?

« C’est une troisième limite pour les gros avions. Lorsqu’un avion fait une approche en survolant Nantes, il n’est pas parfaitement dans l’axe de la piste. Il suffit alors que trois éléments s’accumulent - ce décalage, un plafond assez bas et un vent d’ouest - pour que l’approche devienne plus difficile à gérer dans un gros appareil. Et ça l’est encore un peu plus si le pilote n’a jamais atterri à Nantes ».

 

L’approche en survolant Nantes et non dans l’axe de la piste serait elle aussi réglée par la réorientation de la piste, de même que le problème de vents d’ouest généralement forts.

 

 

Donc en réalité si on reprend  « les trois limites » de l’aéroport actuel trouvées par ce pilote, elles s’inscrivent tout à fait dans la proposition alternative à NDDL !

 
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