Aéroport : Quand on touche le fond sans "rien savoir sur le fond"
ETONNANT
Presse-Océan de ce jour consacre un article au projet de Notre Dame des Landes et publie les déclarations de Patrick Mareschal sur ce dossier, celles ci méritent le qualificatif de ETONNANT, et valent une petite analyse. En effet :
Première question : qui choisira parmi les trois candidats. Réponse « l’ETAT c’est lui qui porte le projet ». Etonnant de la part de celui qui est le Président du Syndicat Mixte d’études du futur aéroport et le « Patron » du Département. Etonnant de la part de celui qui s’apprête à mettre la main dans le portefeuille départemental en déclarant « nous n’excluons pas un concours financier » des collectivités locales. Etonnant comme titre de gloire il a obtenu un « observateur … mais sans poids sur la décision ».
Seconde question : que savez-vous du contenu des dossiers. Réponse « Rien sur le fond ». Etonnant pour quelqu’un qui est le Président du Syndicat Mixte d’études du futur aéroport. Etonnant pour quelqu’un qui affirme « tous rentrent dans l’enveloppe des 581 M€ …cela prouve que le budget n’est pas sous-estimé… », mais s’il ne sait rien sur le fond, sait-il au moins à quoi correspondent ces 581 M€ ?
Troisième question : les collectivités locales devront malgré tout mettre la main à la poche. Réponse : 490 M€ seront à la charge du concessionnaire et 91 M€ de l’Etat, mais en précisant « il se peut que les collectivités soient sollicitées ». Etonnant donc car c’est clair rien que sur cette petite enveloppe il accepte l’idée que le département paiera. Mais surtout à quoi correspondent ces 581 M€ ? il est déjà évident que le concessionnaire n’est pas concerné par tous les travaux routiers qui sont la conséquence directe de cet aéroport, ni par le coût de la liaison tram/train inhérente aussi à ce projet, et encore moins par le financement du renforcement des lignes RTE pour alimenter la plateforme, ni par le délicat problème de gestion des besoins en alimentation/évacuation de l’eau. Qui peut penser que la vulgaire gestion des ordures ménagères générées sur ce site et d’une station d’épuration spécifique ont été chiffrées ? Ne parlons même pas du coût du déplacement des réseaux qui passent sur ou sous le site, etc.. Tous ces travaux il faudra bien les payer, et ils seront à la charge des collectivités locales.
Quatrième question : et pour les accès ? Réponse : « pour le train deux hypothèses sont étudiées ». Etonnant, là aussi c’est clair, rien n’est chiffré puisqu’on en est à des hypothèses. Une gare souterraine comme les collectivités ont déclaré vouloir c’est au bas mot plus de 500 M€, quant aux voies ferrées … Or si on construit une gare à Notre Dame des Landes ce sera bien à cause de l’Aéroport, et uniquement pour le desservir, donc ce sera bien un coût inhérent à ce projet.
Cinquième question : mais cela n’est pas budgété ? Réponse : « Sans doute, mais aucun aéroport, hors Roissy et Orly n’est relié au TGV… » alors encore plus ETONNANT, là Patrick Mareschal ne connaît « Rien sur le fond » du dossier, mais en plus il ne connaît rien sur les aéroports français, car si Roissy possède bien une gare TGV, Orly n’en a pas, et n’est même pas relié au réseau grandes lignes SNCF ( uniquement RER ligne C et ORLYVAL le reste en routier). Par contre Lyon St Exupéry possède une gare TGV avec plus de 20 liaisons par jour, et Marseille Provence est relié depuis fin 2008 par une gare accueillant les TER sur une plateforme multimodale (gare Vitrolles Aéroport Marseille Provence), mais il n’y aura même pas de TER à Notre Dame des Landes. Dans sa réponse P. Mareschal confirme bien que le coût d’une liaison par rail n’est pas budgétée dans les coûts annoncés.
Sixième question : la coupure verte avec quels effets. Réponse « préserver pour 30 ans ce périmètre » donc après on fera ce qu’on voudra.
Septième question : la somme de 200 000 € de communication c’est pas un peu cher ? réponse : « … le Syndicat mixte à été créé pour porter le projet… », pourtant à la question de la prise de décision il a déclaré que c’était l’Etat qui portait le projet, comprenne qui pourra !!!
En marge de ces réponse, permettons nous une question : M. Mustière, ancien responsable local, a précisé que la construction de cet aéroport représentait du travail pour quatre mille personnes durant cinq ans, est-ce que ce coût de main d’œuvre est inclus dans le budget des 581 M€ ? Visiblement il n’a pas fait le calcul de plus en plus étonnant car rien que ce coût dépasse le budget annoncé.
Mais au fait Patrick Mareschal se pose-t-il la question toute bête de savoir si nous avons besoin de construire cet aéroport pharaonique à l’heure où notre compagnie française Air France KLM annonce la suppression de 27 liaisons intérieures plus rentables à l’heure du TGV, et ces liaisons là aucune chance que les compagnie low-cost ne les reprennent.
Lionel Jouan, citoyen nantais (non encarté), le 3 décembre 2009
Le lézard et l'aéroport
Le triton crêté, une espèce de gros lézard aquatique, pourrait faire reculer le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes. Experts et autorités ont déjà repéré l'animal dans le secteur concerné, relevant de l'annexe II de la directive européenne Habitats. Il est prévu de déménager les mares, mais les naturalistes ne sont pas convaincus par cette proposition. Par LEXPRESS.fr, publié le 27/11/2009 à 15:21
L'article original se trouvait avec moult détails et arguments dans La Lettre à Lulu de novembre 2009 (irrégulomadaire satirique n°66) sous le titre "Triton crêté : le dinosaure nain contre l'aéroport".
salamandre avec une crête en dents de scie pour les garçons, ce qui lui donne un côté dinosaure minus, quinze centimètres de long à l'âge adulte. Vivant dans les trous d'eau, en forte régression en Europe et tout aussi menacé en France, ce triton est intouchable de par l'annexe 2 de la Directive européenne Habitats (Directive Habitats Faune Flore 92/43/CEE qui protège aussi l'habitat des espèces, car une protection des espèces seule ne suffit pas, il faut aussi protéger leur habitat. IL) donc archi protégé par le réseau Natura 2000, et par la liste de 1993 du ministère de l'agriculture protégeant amphibiens et reptiles. Considéré comme "espèce vulnérable" au livre rouge de la faune menacée.Pique prune bis
Côté notoriété, il pourrait devenir un cousin du pique-prune. L'autoroute A28 entre le Mans et Tours a déjà fait les frais du désormais célèbre pique-prune, scarabée dont les impératifs de reproduction ont fait reculer le tracé de l'autoroute. Petite bêbête, mais chainon essentiel dans le fonctionnement écologique des milieux forestiers, et excellent indicateur de la qualité biologique des milieux. Le chantier et les bulldozers risquaient de faire disparaître l'habitat de cette espèce protégée.
Même configuration avec le triton à crête et le projet d'aéroport écrase-tout".
Lire la suite de l'article sur la version papier de la Lettre à Lulu qui n'est pas dispo sur Internet.
Tiens cela me donne une idée pour le tout nouveau pôle nantais Sciences et environnement SEQUOIA. Il proposait dans son programme d'inauguration du 14 au 21 novembre 2009 un atelier intitulé
"Il faut sauver le dodo, Atelier sur les conditions de survie du dodo, oiseau trop lourd pour voler, trop gros pour courir et trop maladroit pour échapper à la menace humaine."C'est bien. Mais on ne peut plus rien faire pour ce pauvre dodo, il a hélas complètement disparu. (Le dodo disparu est devenu l'emblème de l'Ile Maurice)
Mais il est encore temps de sauver le triton crêté !
Voilà une belle action concrète pour les générations futures !

Ile de France : projet de métrocâble (téléphérique) à Limeil-Brévannes rélié au métro parisien
Pour s'aérer l'esprit et sortir du gloubiboulga politique régional, voici de bonnes nouvelles du transport urbain par câble.
Un écoquartier pour tous
En France aussi, l'écohabitat urbain gagne du terrain. Sans attendre le sommet de Copenhague, les préoccupations environnementales et les nouvelles normes thermiques imposées par le Grenelle de l'environnement incitent les municipalités à bâtir des quartiers « verts » inspirés des modèles européens : Vauban à Fribourg ou BedZED à Londres. Mais, en région parisienne, Limeil-Brévannes (Val-de-Marne) va plus loin ! « Agrémenté de 2 hectares d'espaces verts et autosuffisant en énergie, notamment par le biais d'une centrale de cogénération biomasse, notre futur écoquartier Les Temps durables n'aura rien d'un ghetto pour bobos écolos. Sa réelle mixité sociale lui permettra d'être accessible au plus grand nombre », se réjouit son maire, Joseph Rossignol. Déjà, la commune s'était dotée de la première école à « énergie positive ».
Accession à la propriété ou location dans le parc social ou privé : ce projet dessiné par l'architecte Roland Castro devrait compter 1 250 logements en 2011. Une vraie ville qui produira plus d'énergie qu'elle n'en consomme. Le secret : des murs à isolation renforcée, des panneaux solaires thermiques et photovoltaïques dont la production sera revendue à EDF... Mais à quel prix ? « Ce type d'immeuble coûte habituellement 10 à 15 % plus cher. Ici, c'est le contraire. Les logements sont proposés à un prix moyen plafonné à 2 950 E/m2. » Une prouesse obtenue grâce aux économies d'échelle réalisées par les promoteurs et constructeurs regroupés pour l'occasion.
Les modes de déplacement alternatifs sont favorisés, et la voiture interdite. En cours d'étude, un projet de métrocâble pourrait même relier ce quartier-jardin de 10 hectares au futur terminus de la ligne 8 du métro parisien.
Bruno Monier-Villard
Publié le 26/11/2009 N°1940 Le Point
http://www.lepoint.fr/actualites-immobilier/2009-11-26/un-ecoquartier-pour-tous/1085/0/399017

Pour voir ou revoir le projet de Téléphérique sur la Loire à Nantes
Oui : MoDem et Cap21 travaillent ensemble à Nantes et en 44
Précision : pour ceux qui n'auraient pas bien lu, ou pas bien compris : Patricia Gallerneau est candidate à la tête de liste départementale 44 et non pas régionale. Je ne sais pas où Ouest France a pêché son info.
C'est vrai qu'en Loire-Atlantique et à Nantes en particulier, nous avons réussi à travailler ensemble, Cap21 et MoDem ou anciens UDF.
C'est pourquoi nous sommes, jusqu'à preuve du contraire, candidats sur la liste du MoDem.
Ce travail commun depuis 2007, personne n'en a jamais parlé, jamais un article là dessus.
Alors qu'une petite phrase relevée sur ce blog hier fait l'objet d'un article ce matin.
Pour une fois qu'ils s'intéressent à ce qu'on fait, ils n'auraient pas pu parler de NDDL, du Téléphérique sur la Loire, des sujets habituels de mon blog plutôt
que de la tambouille politique.
Pour vous donner un seul exemple :
Jeudi dernier, nous avons fait une conférence de presse pour présenter notre Plan vélo pour Nantes dans le cadre de la révision du Plan de Déplacements Urbains de la métropole nantaise pour les 10 ans à venir.
Pour nous le vélo c'est un sujet sérieux, pas un truc du dimanche pour bobos écolos. Nous avons de vraies propositions, en premier lieu sur la nécessité d'aménager de vraies pistes cyclables au sens du code de la route et pas des flèches vertes qui ne sont en rien des pistes cyclables ni même des bandes cyclables.
Nous avions bien bossé pour préparer cette conférence de presse, rédigé un dossier écrit avec photos, rappel de la loi Badinter sur les piétons et cyclistes, actualité récente cour d'appel qui condamne une ville à revoir ses aménagements cyclistes, etc...
Les déplacements vélo, ça ne devait pas beaucoup intéresser les rédactions locales car seul Presse Océan avait envoyé un journaliste en la personne d'Eric Cabanas.
Ouest France, 20 Mn etc... rien, personne.
Le MoDem - Cap 21 ça ne les intéresse pas quand c'est sur des propositions ? Pas un article dans Ouest France sur ce travail de fond.
Vous pouvez retrouver le contenu de cette conférence de presse sur le blog des élus MoDem de Nantes et l'article de Presse Ocean (on voit qu'il est rédigé par un cycliste pratiquant). C'est à cela que nous servent nos blogs à communiquer directement avec les citoyens.
NB : je n'ai fait aucune autre interview depuis jeudi dernier.
Tartufferie à l'angevine
J'ai relevé ce week end une drôle de petite phrase dans l'édition de samedi de Ouest France Maine et Loire: "Nous travaillons également avec les responsables Cap21 en Loire-Atlantique" déclarait le président du MoDem 49.
Ah bon ? La dernière fois que j'ai eu un contact avec Laurent Gérault, c'était le 16 octobre - je m'en souviens, je sortais du conseil municipal de Nantes et du débat NDDL - il m'avait laissé un message sur mon portable pour que je le rappelle.
Me demandant ce qu'il pouvait bien vouloir, lui qui la dernière fois que je l'avais rencontré, m'avait encore gratifiée de quelques unes de ses amabilités du style "vous les Cap 21 sans foi ni loi !! " je l'ai rappelé, et là au bout d'une ou deux minutes à peine, il m'a raccroché au nez !!! J'avais eu le malheur de ne pas être choquée qu'il y ait d'autres candidats que lui à la tête de liste régionale. Ben oui qu'il y ait plusieurs candidats et des primaires chez les démocrates, ça ne me choque pas !
Et surtout je ne lui avais pas dit la petite phrase magique qu'il attendait peut être : "Vas y présente toi, je te soutiens !"
J'ai repris aussi sec mon téléphone et lui ai laissé un message qui ressemblait à peu près à ceci : "je n'arrive pas à croire que tu m'aies raccroché au nez alors que tu m'avais demandé de te rappeler. Tu n'aurais jamais fait cela avec un mec, pour ta gouverne, nous ne sommes pas des "ménagères" au MoDem. Décidément c'est impossible de travailler avec toi ! Et j'ai raccroché.
Et oh surprise, hier matin, encore un message de Laurent Gérault me demandant de le rappeler. Trop tard son article était déjà passé.
Voilà, c'est tout, nous ne travaillons pas ensemble, c'était juste pour répondre aux nombreuses questions depuis hier.
Si j'ai candidaté sur la liste du MoDem 44, en dernière place si possible, en position symbolique de soutien, c'est bien pour soutenir les candidats Cap21 ou MoDem avec qui nous travaillons et avec qui je partage des convictions comme Patricia Gallerneau pour la tête de liste départementale 44 ou Walid Oueslati à la tête de liste régionale parce qu'il peut rassembler tout le monde, à commencer par le 49.
La filière nucléaire française ne fonctionnerait-elle pas ?
"Cela implique qu'on repense toute la filière, en particulier les rôles d'Areva et du CEA".
Source : "Le futur patron d'EDF cherche à mettre la main sur la filière nucléaire française" Libération du 18 novembre 2009 .
Les déboires de l'aventure EPR expliquent sans doute cela.
Chronologie de l'EPR 2003- 2009 par Catherine Gouëset publiée le 10 11 09 sur l'Express.fr
Décembre 2003: signature, par un consortium mené par Areva, d'un contrat pour la fourniture d'un réacteur EPR (European Pressurized Water Reactor, réacteur à eau pressurisée européen) à l'électricien finlandais TVO, sur le site d'Olkiluoto.
2004
Avril: après des mois de consultations, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin donne son accord au lancement d'un réacteur nucléaire de troisième génération EPR en France.
Juin: EDF engage la consultation pour décider du site du réacteur EPR. Sont à l'étude Penly (Seine-Maritime), Flamanville (Manche) et Gravelines (Nord).
Octobre: le site de Flamanville est retenu pour la localisation du futur réacteur de troisième génération. Il doit devenir la vitrine commerciale de la filière nucléaire française.
Février 2005: début des travaux du réacteur EPR à Olkiluoto en Finlande. La mise en service; initialement prévue en 2009, sera peu à peu repoussée jusqu'en 2012 en raison de problèmes techniques et de retards successifs.
2006
Février: la commission particulière du débat public EPR clôture ses travaux, dressant un bilan en demi-teinte. Les anti-nucléaires l'estiment vide de sens, la décision de construire l'EPR étant déjà actée.
Mai: le conseil d'administration d'EDF entérine le coup d'envoi de l'EPR de Flamanville, pour un investissement de 3,3 milliards d'euros.
Juillet: une délégation d'écologistes dépose une pétition de 43 000 signatures contestant la procédure d'enquête publique sur le réacteur à eau pressurisée.
Septembre: EDF choisit Alstom et Bouygues pour la construction de la centrale de troisième génération de Flamanville.
Octobre: sept associations déposent un référé devant le tribunal administratif de Caen pour faire suspendre les travaux du réacteur EPR dans la Manche, "les travaux de terrassement ayant débuté avant l'avis favorable de la commission d'enquête publique", et "le décret gouvernemental de création de l'EPR". Le tribunal administratif rejette ce recours.
2007
Avril: l'Autorité de sûreté du nucléaire publie un avis positif sur le projet de décret autorisant la création du réacteur EPR de Flamanville. A dix jours du premier tour de l'élection présidentielle, le gouvernement autorise par décret la construction du réacteur de Flamanville, provoquant un tollé dans l'opposition.
Juin: Areva et EDF lancent la certification de leur réacteur EPR au Royaume-Uni.
Juillet: EDF annonce son entrée au capital de Constellation, un des géants américains de l'énergie, au moment où une version américanisée du réacteur EPR de quatrième génération a été retenue par Constellation.
Novembre: après plusieurs mois de report, Areva conclut la vente de deux réacteurs EPR de troisième génération en Chine.
Décembre: Areva dépose le dossier de certification de son réacteur EPR auprès de l'autorité de sureté nucléaire américaine, avec pour objectif la construction d'une centrale en 2015.
2008
Février: Areva menace d'aller en justice contre l'électricien finlandais TVO pour la construction de la centrale d'Olkiluoto, en raison des "retards récurrents" que connait le chantier.
Avril: à la suite d'une inspection effectuée en mars à Flamanville, l'Autorité de sûreté nucléaire déplore des "insuffisances" sur le chantier de l'EPR.
L'électricien allemand E.ON retient le réacteur nucléaire de troisième génération d'Areva pour ses centrales au Royaume-Uni.
Juin: en pleine flambée des prix du brut, le Premier ministre François Fillon déclare que le gouvernement réfléchit à la construction d'un deuxième réacteur EPR.
Juillet: Nicolas Sarkozy confirme la construction d'un second réacteur EPR en France.
Août : Greenpeace demande l'arrêt de la construction du réacteur EPR en Finlande, affirmant détenir des documents confidentiels faisant état de problèmes de sécurité "inquiétants". Helsinki demande à l'autorité finlandaise de sûreté nucléaire de s'expliquer sur ses méthodes d'inspection des soudures sur le site d'Olkiluoto.
Octobre: l'électricien finlandais TVO refuse le principe d'un partage des responsabilités et des surcoût pour le site d'Olkiluoto.
Dans le même temps, à la suite de difficultés techniques rencontrées à Flamanville, Bouygues annonce à EDF que le bétonnage du plancher du réacteur accusera un retard de plusieurs mois.
Décembre: EDF relève de près de 20% la facture de son réacteur de Flamanville. Alors que le coût initial du projet était estimé à 3,3 milliards d'euros, il dépasse désormais les 4 milliards.
Areva lance une procédure d'arbitrage contre l'électricien finlandais TVO concernant les retards du chantier. La branche suédoise de la Chambre de commerce internationale de Paris devra établir les responsabilités des contractants dans ces retards. Le mois suivant, TVO demande, à ce titre, des dommages de 2,4 milliards d'euros.
Janvier: le site de Penly, en Seine-Maritime, est choisi pour accueillir la deuxième centrale française de type EPR. EDF est chargé de la réalisation, dans le cadre d'une "société de projet" dont il aura la majorité. GDF-Suez y est associé. Pour Greenpeace, le réacteur EPR produira "des déchets sept fois plus radioactifs" que les réacteurs classiques, ce que le groupe Areva conteste.
Avril: deux hauts responsables de la sécurité d'EDF sont suspendus de leurs fonctions. Ils sont soupçonnés d'avoir fait espionner Greenpeace et l'association Sortir du nucléaire.
Mai : l'Autorité finlandaise de sûreté nucléaire impose à Areva d'interrompre certaines soudures à la suite de contrôles insatisfaisants.
Août Areva annonce des résultats en baisse en raison notamment d'une nouvelle provision pour le réacteur EPR finlandais due à des délais et des coûts supplémentaires.
EDF s'associe à l'électricien italien Enel en vue du développement de réacteurs EPR dans la péninsule.
Novembre: les autorités française, finlandaise et britannique demandent à Areva "d'améliorer la conception initiale de l'EPR", qui ne garantit pas en l'état actuel le niveau de sécurité requis.
Chronologie de l'EPR 2003- 2009 par Catherine Gouëset publiée le 10 11 09 sur l'Express.fr
Energies, Déchets nucléaires, Areva Atomic Anne Lauvergeon,
"Le Téléphérique c'est une question de culture"
Batiment et TP en Rhône Alpes
Extraits :
On compte à ce jour deux projets avancés de transport par câble en milieu urbain en Rhône Alpes : à Givors dans le Rhône et à Crolles dans l'Isère.
Il s'agit de faire franchir à des piétons et des cyclistes, par voie des airs, des obstacles infranchissables, sauf à grands frais tels que construction de ponts, de tunnels, routes et autres lourdes infrastructures.
Très soutenu par la région Rhône Alpes et les collectivités où se situent les projets, le transport par câble (5 millions d'euros du km environ) est 5 fois moins cher que le tramway.
Paradoxalement les administrés consultés sont encore majoritairement opposés à ces projets, précisément parce qu'ils estiment que "le téléphérique c'est une affaire de montagne, pas de ville, rapporte François Brottes, député maire de Crolles, on veut bien concevoir de prendre une télécabine en combinaison de ski mais pas en costume de ville, c'est une question de culture"
Autre argument de taille en faveur des téléphériques de ville, la France abrite sur son sol des entreprises parmi les plus performantes en matière de transport par câble avec Poma qui vient de décrocher le marché du téléphérique de New York reliant Manhattan à l'Ile Roosevelt.
Et à Nantes, quand est-ce qu'on lance les études ?
Urgence : Grève des accouchements !
Sauf si la patiente n'est pas transférable, les accouchements sont renvoyés vers le CHU de Nantes. La DDASS devrait très rapidement émettre un avis de réquisition des médecins de garde pour assurer les accouchements dans les cliniques en grève. A la polyclinique de l'Atlantique, ce sont en moyenne 15 accouchements pratiqués toutes les 24 heures.
Plus d'informations demain dans Presse Océan
Encore un noeud à dénouer et vite ! Il y a urgence si on veut continuer à couper les cordons.
Ne croyons pas qu'il ne s'agit là que du problème des quelques 1000 gynécos obstétriciens, nous sommes toutes concernées, tous concernés ! Comment ferons nous si les gynécos de France et de Navarre se mettent tous en grève, ne pouvant plus pratiquer d'accouchements parce qu'ils ne peuvent plus s'assurer ?
Qu'est-ce qu'ils vont dire Carla et Nicolas si son gynéco se met en grève ? Ben oui, eux qui veulent tellement un bébé pour nous servir un joli roman photo avant 2012 !
Régionales PS-Verts : les dossiers qui fâchent : l'aéroport de Nantes
PS - VERTS, les dossiers qui fâchent
Projets d'autoroutes ou d'aéroport, dossier du nucléaire... Dans chaque région, PS et Verts ont des divergences qui ne les ont pas empêchés de gérer ensemble mais qui pourraient être l'objet de friction durant le premier tour de la campagne des régionales où les deux formations seront en concurrence. Petit tour d'horizon en quatre dossiers révélateurs.
Ile-de-France : Autolib'
Pays de la Loire : l'aéroport de Nantes
Limousin : LGV Limoges -Poitiers
Rhône-Alpes : JO d'hiver à Annecy
Pays de la Loire : l'aéroport de Nantes
C'est un projet de l'Etat qui veut transférer l'aéroport Nantes -Atlantique vers un nouveau site, à une quinzaine de kilomètres au nord de NAntes. Les élus PS y sont favorables. "L'actuel site sera bientôt saturé, il n'est plus adapté" explique un membre de l'équipe de Jacques Auxiette, président du conseil régional. C'est faux, l'aéroport actuel n'est absolument pas saturé, il accueille 2,7 M de passagers par an et pourrait facilement en accueillir 4 ou 5 millions. IL
Des questions de sécurité sont également mises en avant.
L'argument de la saturation ne tenant plus, Jean-MArc Ayrault, principal porteur du projet NDDL agite soudain l'épouvantail de la question sécuritaire sur Nantes. Dans le dernier Nantes Passion le "magazine municipal d'informations", il nous fait part de sa terrible et nouvelle anxiété à l'idée que sa bonne ville et surtout sa bonne Ile de Nantes soient survolées par des avions. Je dis nouvelle anxiété parce que depuis plus de 20 ans qu'il est maire de Nantes, ce survol ne l'avait jamais inquiété auparavant.IL
"Il n'y a aucune cohérence à soutenir ce projet", rétorque Philippe MAgnien, tête de liste d'Europe Ecologie aux régionales. @Rosalie Lucas : ici sur les rives de la Loire nous l'appelons Jean-Philippe Magnen. IL
Pour lui, cela va à l'encontre du Grenelle de l'Environnement, qui préconise d'optimiser les sites qui existent déjà. "Il y a des moyens de rationaliser l'aéroport de Nantes", poursuit Magnien. Vrai pour peu qu'on réaménage quelques parkings et l'aérogare et surtout qu'on le relie à la gare TGV par les transports ferroviaires et collectifs en réutilisant la voie de chemin de fer existante qui passe juste devant l'aéroport.IL
Les Verts envisagent de proposer, pendant les régionales, d'organiser un réferendum local sur le sujet. "C'est l'Etat qui prendra la décision finale mais nous demandons au PS de réfléchir" explique Magnien qui ne veut pas que la région investisse dans ce projet.
R. L - Aujourd'hui Le Parisien édition du 14 novembre 2009
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En fait plutôt qu'un référendum local sur le sujet, pour que NDDL ne se fasse pas, ce qu'il faudrait c'est qu'il soit vraiment en tête au premier tour, c'est-à dire devant le PS.
Que feront les Verts et Europe Ecologie au deuxième tour, s'allieront ils encore une fois avec le PS si ce dernier maintient le projet de NDDL ?
Maintiendront-ils leur liste autonome si finalement le PS devant l'ampleur des dégâts, renonce au projet NDDL ?

