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Articles avec #education tag

DEMOCRATIE, PLURALISME, EDUCATION, ECOLOGIE : "Les Piliers De La Terre" Démocrate

12 Juin 2011 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Education

 

L'Education est et a toujours été au coeur du projet Démocrate et des propositions de François Bayrou.

  

On ne fera pas d'Ecologie sans Démocratie, ni Education. "Parce que tout commence à l'école."

 

 Pour préparer les nouvelles générations aux défis à relever.

  

 

 
 
 
Idées lecture pour les vacances :
"Les Piliers de la Terre" - Ken Follet, un de mes livres préférés, ou l'histoire de Tom le bâtisseur de cathédrales (Angleterre XII ème siècle)
 
"Un Monde Sans Fin" - Ken Follet, ou l'histoire d'un bâtisseur de Pont et d'une femme qui construit un hôpital en pleine Grande Peste (Angleterre au XIV ème siècle).
Je ne peux pas vous donner les références exactes car ce gros bouquin soutient l'étagère du dessus sur notre bibliothèque et si je l'enlève, tout peut s'écrouler... Et ça doit tenir jusqu'à mardi, jour de l'arrivée de notre nouvelle biblio, ça fait dix-neuf ans qu'on en rêve.  
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Le Mouvement Démocrate déplore la fermeture d'une des trois classes de sixième au collége Jules Verne

3 Juillet 2009 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Education

Communiqué  de presse des élus MoDem de Nantes Benoît Blineau et Isabelle Loirat, du président des Jeunes Démocrates 44 Cyril Bégue , de la vice présidente du MoDem 44 Maryvonne Bonny et de la présidente de la section nantaise Sylvie Tassin en charge des questions d'Education.


Le Mouvement Démocrate déplore la fermeture d'une des trois classes de sixième au collége Jules Verne, annoncée à la fin du mois de juin.

L'argument invoqué de la baisse des effectifs est contestable, dans la mesure où de nombreuses demandes d'inscriptions dans ce collége, en dérogation à la carte scolaire, n'ont pas été satisfaites.
M.Sarkozy a pourtant facilité ces dérogations, au nom de l'égalité des chances...

L'enseignement public doit maintenir une offre de proximité sur tout le territoire y compris dans le centre-ville.

Cette réduction de l'offre ( le collége Guist'hau a également perdu une classe de sixième, en 2007) a 2 conséquences majeures:
- les parents s'orientent vers des scolarisations dans les colléges privés. Celles-ci sont moins coûteuses pour l'Etat. Or ces établissements peuvent sélectionner leurs élèves ce qui n'est pas le cas d'un établissement public. L'égalité des chances en est inévitablement réduite.

- Les enseignants du collège Jules Verne apprennent du jour au lendemain que certains d'entre eux devront effectuer des compléments de service dans d'autres établissements, parfois éloignés.


Ces deux conséquences sont symptômatiques de dysfonctionnements qui frappent notre société.

1- La suppression graduelle de services publics de proximité, dont la République se veut garante.

2- L'éclatement du travail. Pour faire face aux situations de difficulté de plus en plus prégnantes dans les collèges, nous allons devoir nous appuyer sur les enseignants et leur savoir-faire.

Leur demander de travailler de manière coordonnée et de s'impliquer dans des projets d'équipe sera impossible si trop d'entre eux sont amenés à circuler en permanence entre plusieurs établissements.

Le démantèlement d'équipes pédagogiques est ce qu'il y a de plus préjudiciable à l'avenir des élèves.

Il est temps d'agir de manière rigoureuse, concertée et cohérente. Il y va de l'avenir de l'école!


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Violence à l'école - Non à Monsieur Darcos ! par Sylvie Tassin

26 Mai 2009 , Rédigé par Isabelle Loirat Publié dans #Education


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Sylvie Tassin est présidente de la section MoDem de Nantes.
Professeur d'anglais au collège-lycée Guist'Hau de Nantes, membre du CIEN (Centre interdisciplinaire sur l'Enfant), l'Education est bien sûr au coeur de ses priorités et de son engagement au sein de notre mouvement.
Elle a aussi longtemps enseigné à
Bellevue*, quartier populaire nantais auquel elle est toujours restée attachée et elle a su y emmener le MoDem pendant la campagne des municipales 2008 pour des réunions ou cette conférence de presse sous le soleil Place des Lauriers mais hélas peu ou pas relayée dans la presse locale.

Sylvie Tassin, candidate aux municipales à Nantes, 6ème sur la liste MoDem conduite par Benoît Blineau fut non seulement une cheville ouvrière de la campagne, mais devint très vite un pilier de la construction du
programme du MoDem pour Nantes, par ses propositions comme La Maison des Solidarités le service municipal d'accompagnement à la scolarité et à la parentalité.

Nous lui devons depuis, en plus de son travail d'animation et d'organisation de la section nantaise du MoDem, d'avoir organisé avec les Jeunes Démocrates 44 un débat sur l'avenir de l'école et les réformes Darcos le 21 janvier 2009 à Nantes.
C'est avec elle que nous sommes allé-e-s à la grande
manifestation pour l'éducation en novembre dernier à Nantes.
C'est elle encore qui nous informe régulièrement, militants ou élus  sur ce qui se passe à l'école et nous interpelle avec conviction sur ces questions de l'enseignement et de l'éducation des générations futures.

"
La discussion législative, le décret d'application, la circulaire dans le bulletin officiel de l'Education nationale, rien de tout cela n'est susceptible de changer la seule chose qui compte : le crédit d'un enseignant aux yeux de son élève".
"Rien ne se passe dans la loi et tout se passe dans la classe"
François Bayrou, Abus de pouvoir, page 72, chapitre IV Réformes, le mot piégé

* P
hotos du quartier Bellevue à Nantes



Pour lire le billet de Sylvie Tassin sur 
le blog de Sylvie Tassin 

Contre la violence à l’école il y a plusieurs voies.

Celle prescrite par Xavier Darcos est de contenir le mal, de tenter de le circonscrire par le biais de contrôles, accusations, menaces, punitions. C’est un aveu de défaite. Car c’est avouer que l’on se résigne à accepter ce mal, qu’on l’accepte même. Et qu’on lui court en permanence derrière, qu’on est en retard sur lui. On s’attaque au symptôme uniquement.

Et à quel avenir cela nous destine-t-il ?

Des zones encadrées, grillagées, des interrogatoires et convocations multiples ?

Ceci peut faire partie de la solution, mais en dernier recours, et dans des cas extrêmes, pour des causes perdues.

Et cela ne peut être qu’une tache, et la plus sombre, sur la palette de couleurs dont nous devons nous efforcer de disposer pour apporter des solutions, pour ouvrir d’autres possibles.

Que peut-on faire d’autre, de plus constructif, de préventif, et qui permette de diminuer les pulsions de violence, les envies de passage à l’acte, à leur racine même ?

Tout d’abord, rétablir la position d’autorité au sein de l’école, et demander aux
adultes qui y travaillent d’y assumer le rôle de garants de la paix. Cela ne passe pas par l’uniforme quel qu’il soit, celui de l’agent ou la blouse grise, cela passe par la présence humaine.

Trop de directeurs d’établissements ne circulent pas dans les couloirs, ne sont pas physiquement là, incontournablement présents. Ils sont rivés seuls dans leurs bureaux à des études de chiffres et statistiques avec un seul objectif qu’ils martèlent à tout-va : pas de vagues.

Car être bien noté veut dire : peu de conseils de discipline, le moins possible.

Ceci laisse le champ ouvert à deux attitudes :

-on élude les problèmes, on dit qu’ils n’existent pas pour les supprimer, et en ces temps où le discours fait et défait le réel à volonté, cela peut passer, mais pour un temps et un temps seulement. Car le réel ressurgit toujours dans les trous laissés par les discours lénifiants.

-ou alors on se donne les moyens d’éviter d’y avoir recours… Mais trop peu de chefs d’établissement y déploient l’énergie colossale et nécessaire, car elle passe par un réel don de soi, de sa présence, de sa volonté, de son écoute . 

-les enseignants aussi se doivent de faire l’effort d’être des figures d’autorité. C’est un point sur lequel on insiste aujourd’hui beaucoup dans les IUFM, notamment dans les cours d’analyse de pratiques, et un point sur lequel les référents qui encadrent les conseillers pédagogiques (dont je suis) nous interrogent souvent :

-« le/la stagiaire accepte-t-il/elle d’endosser l’habit de maître ou a-t-il/elle une attitude de fuite face au conflit ? »

Or l’année de stage est une année de lente maturation à ce niveau là, et une année indispensable.

Celle-là même que Monsieur Darcos veut supprimer.

Les futurs enseignants que nous promet la réforme, seront davantage formés théoriquement (en université) et moins pratiquement (sur le terrain de la classe).La gestion de la classe ne sera quasiment pas abordée si ce n’est de façon lointaine et à grands coups de recettes dogmatiques dans le parcours de mastérisation, or c’est dans l’expérience et la confrontation à la situation délicate que l’on se fabrique ses propres réponses, les seules qui vaillent.

Les réponses d’être humain à être humain.

Et la première année en IUFM est une année qui donne le temps au stagiaire de s’interroger sur les réponses qu’il doit trouver, par lui même et en faisant preuve de lucidité et de courage, pour devenir un enseignant capable de tenir une classe, de mettre tout le monde au travail, de donner les mêmes chances à chacun.

Ne pas fuir nos responsabilités à nous, adultes, s’interposer entre l’élève provocateur et sa victime, ne pas faire celui qui n’a pas vu, celui qui ne savait pas et donc que l’on ne peut accuser.

Nous avons le devoir de savoir ce qui se passe dans nos cours, dans nos établissements, et le devoir d’en rendre compte, avec lucidité, dans un esprit d’ouverture à la critique, au regard de l’autre, seul chemin vers le progrès, vers du mieux.

-Outre le devoir de présence réelle, nous devons aussi être souples dans la conception de nos cours. Nous avons des programmes à respecter, certes. Mais nous disposons d’une grande marge de manœuvre pour rendre ces programmes attractifs, et nous nous devons de les utiliser.

Ayant enseigné dans des classes relativement difficiles, j’ai réalisé à ma pratique sur le terrain qu’un bon moyen de créer le consensus autour de moi, maître de la classe, était d’adapter mon cours à mon public. Et la règle numéro un était : toujours tirer vers le haut, ne jamais sous-estimer ceux que l’on a en face de soi, c’est une chose qu’ils ne vous pardonnent pas.

Une fois que l’élève, même provocateur, est harponné par le sujet, par la façon de le présenter, qu’il se sent mis en valeur par ce que vous lui proposez, vous avez bien plus de chances de pouvoir vous imposer comme figure d’autorité, vous pouvez exiger davantage de lui.

Mais pour exiger, il faut faire ses preuves avant, ou en même temps, en parallèle.Une grande partie de la difficulté de ce métier d’enseignant est que, changeant de public tous les ans, nous devons chaque année refaire nos preuves, nous relancer à la conquête de nos classes.

-D’autres que les acteurs au sein des établissements travaillent sur cette question de la violence à l’école.

Il y a quelques années de cela Judith Miller (psychanalyste fille de Lacan), a créé avec Philippe Lacadée (psychiatre et psychanalyste à Bordeaux) les laboratoires du CIEN : Centre Interdisciplinaire sur l’Enfant.

Ce réseau est aujourd’hui international.

Nous travaillons en équipes pluridisciplinaires (psychanalystes, enseignants, médecins, éducateurs, chefs d’établissements, magistrats) pour croiser nos regards sur nos expériences et trouver un chemin pour réintégrer dans l’école nos « débranchés du savoir ».

Nous enseignants présentons souvent des cas d’élèves/ des situations qui nous interpellent, nous laissent démunis, et en les présentant, en se livrant et en livrant la situation au regard et à l’expérience de l’autre, il arrive que nous trouvions une voie différente, jusqu’alors insoupçonnée, qui nous permette de sortir de l’impasse. C’est un travail de fourmi, loin du culte du chiffre et du résultat immédiat, mais un travail qui prend l’humain en compte dans toute sa complexité, et un travail qui va vers l’apaisement de la tension.

C’est un travail d’humaniste.

Une des meilleures preuves en est donnée par Joseph Rosetto, principal du collège Pierre Semard en Seine Saint Denis, qui a considérablement diminué le nombre des actes de violence dans son collège, au point de les rendre quasiment nuls, par un formidable travail d’écoute, de concertation, d’innovation au sein de son établissement. (Un film retrace ce travail : « Quelle classe ma classe !»)

Mais Monsieur Darcos propose de déshumaniser l’école, au moment même où elle a plus que jamais le devoir de rester lieu de respect de l’humain dans toute sa dimension.

Diminuer les postes d’enseignants, réduire leur formation, la formation des élèves, la palette de matières les ouvrant au monde, mettre en avant le culte du chiffre, de la grille d’évaluation au détriment de l’homme et de sa dimension sont des mesures qui ne peuvent en aucun cas enrayer la violence.

Mettre des portiques et des agents dans les écoles sont des mesures réponses, réactives, coups de poing, mais qui n’anticipent rien, et qui ne donnent pas les moyens d’un travail en profondeur sur ce qu’est et ce que doit rester notre école de la République.

La voie que proposent d’autres, formateurs IUFM, enseignants, membres du CIEN, et bien d’autres encore qui donnent de leur temps dans l’ombre, est médiatiquement moins porteuse, mais vise à protéger les fondements de notre école, le socle de nos valeurs républicaines, celui-là même qui nous unit et fait de nous un peuple.


Sylvie Tassin. Publié sur le blog de Sylvie Tassin le 21 mai 2009.

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Les Jeunes MoDem 44 soutiennent la mobilisation des enseignants chercheurs

9 Février 2009 Publié dans #Education

La position des Jeunes Démocrates 44 face aux revendications du monde universitaire. Extrait.

...
Concernant la réforme des enseignants-chercheurs nous partageons les craintes des universitaires. Si l’évaluation est souhaitable, elle doit être opérée selon certaines conditions :

 


  • L'évaluation, faîte par les pairs, ne doit pas pouvoir être remise en question par le président d'université.

  • L'enseignement ne doit pas être une punition donnée aux « mauvais chercheurs ». Les étudiants méritent le meilleur enseignement de la part des meilleurs professeurs ; c'est ainsi que nous améliorerons le niveau de notre enseignement supérieur.

  • Elle ne doit pas être prétexte à diminuer les heures d'enseignement des bons chercheurs qui ont tant à transmettre.

  • L'indépendance des universitaires doit être préservée, sur des sujets non rentables immédiatement mais indispensables à la formation des citoyens et à l’épanouissement de la société (sciences humaines et sociales, science pure).

...

 

Pour lire l'intégralité du communiqué sur le blog de Cyril Begue 

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Débat sur l'EDUCATION à Nantes le 21 Janvier 2009

7 Janvier 2009 Publié dans #Education

 

« Quelle école pour demain ? »

Le Mouvement des Jeunes Démocrates

De Loire Atlantique

vous invite à participer à une soirée débat sur l’avenir de notre système éducatif qui aura lieu

mercredi 21 janvier à partir de 20 heures

à la Salle Bretagne,

23 rue Villebois  Mareuil,

44000 Nantes.

Ce débat contradictoire permettra d’échanger avec tous ceux qui se soucient de l’avenir de l’école et souhaitent qu'elle puisse répondre aux problèmes d'aujourd'hui et aux enjeux de demain.

Ce débat, largement ouvert est accessible à tous. N’hésitez pas à inviter, vos amis, votre famille,  votre entourage qui peuvent être intéressés par le sujet 

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Corinne Lepage: Et si la crise de la jeunesse était en réalité celles des générations antérieures ?

16 Décembre 2008 , Rédigé par Corinne LEPAGE Publié dans #Education

Les événements de Grèce ont alimenté la presse et le monde politique jusqu’au président de la République lui-même, sur le point de savoir s’il y avait un risque de contagion et sur les moyens de l’éviter. La question est d ‘autant plus justifiée que des points communs existent avec la France qu’il s’agisse des difficultés des jeunes d’accéder à l’emploi et d’être rémunérés décemment, des réformes libérales imposées au forceps par le gouvernement Caramanlis , une répression forte en 2006 contre les jeunes s’opposant aux privatisations, des «  affaires »  qui minent la confiance : « la corruption , les scandales, la pauvreté, les crimes de bourse, les dessous de table de Siemens » résume le quotidien gratuit free post.

 

Mais, si au lieu de considérer que le problème était dans la génération montante pour admettre qu’il est dans la nôtre, peut – être aurions nous une chance d’améliorer le sort de l’une et de l’autre.


Pour réfléchir, posons nous  la question de savoir quel serait le comportement de la jeune génération aux manettes vers 2025 si elle se comportait vis-à-vis de notre génération comme nous nous comportons vis-à-vis d’elle même. Que se passerait-il si pour payer l’adaptation au changement climatique que nos choix déraisonnables ont entraîné, ils divisaient nos retraites par deux ? Que se passerait-il si, au motif des économies nécessaires dans le budget de l’Etat, ils décidaient que les personnes au-delà de 75 ans ne peuvent plus accéder à certains soins lourds dans les hôpitaux ?

Nous trouverions cela scandaleux et contraire aux grands principes républicains.
 

Or, quels sont nos choix actuels ? Ne sont ils pas précisément les mêmes mais décidés  à l’encontre des jeunes qui se révoltent ? 

 

 La réforme menée dans l’éducation, qu’il s ‘agisse de la maternelle déconstruite alors que notre système est un des meilleurs du monde et que le futur Président des Etats-Unis semble s’en inspirer , de la suppression des RASED, personnel spécialement formé pour aider les élèves en difficulté dans le primaire, du  nouveau lycée, de la réforme de la formation qui est ressentie comme un acte de mépris par les professeurs, semble avoir comme objectif la seule réduction des dépenses. L’occupation actuelle de nombreux établissements par les professeurs et les parents d ‘élèves montre une grande inquiétude. Ce n’est pas la nécessité de réformer qui est en cause, mais l’objectif de la réforme qui est comptable et non destinée à préparer l’avenir.

 

Car, précisément, c’est le nœud du problème. Non seulement nos choix actuels défavorisent pour le présent les jeunes et leur apparaissent à juste titre, inéquitables et injustes, mais encore ils sont directement contraires à leurs intérêts en tant que génération montante. En quelque sorte, ils perdent aujourd’hui et demain. Il ne faut donc pas s’étonner qu’ils se révoltent. Les révolutions ont toujours été portées par la jeunesse parce qu’elle aspire à plus de justice et à un monde meilleur, alors que les plus âgés sont plus conservateurs et plus enclins à subir le monde comme il est.

 

A cet égard, il y a une permanence avec deux faits nouveaux.


Depuis 30 ans, la machine inégalitaire s’est mise en route, c’est-à-dire que l’évolution ultra-libérale a accru les inégalités à l’intérieur des pays alors que le progrès social impliquait, évidemment, le choix inverse. Aujourd’hui, la pyramide des revenus aux Etats-Unis est au niveau de ce qu’elle était vers 1920, alors que la réduction des inégalités avait baissé entre 1933 et 1980. Si la situation est moins caricaturale en France, elle est, à moindre mesure analogue comme dans tous les pays industrialisés.

La croissance des revenus des actionnaires au détriment de celui des salariés frappe  évidemment davantage encore les jeunes dans leur immense majorité, puisqu’ils n’ont pas eu le temps de se constituer le moindre capital permettant d’en faire des actionnaires. De plus, si la  corruption, la fraude, les trafics d’influence et les mafias ne datent pas du XXIéme siècle, force est de constater que ces pratiques ont atteint un niveau industriel et non plus artisanal. Or, si des bandes composées de jeunes individus se sont parfaitement intégrées dans ce tissu délinquant, l’immense majorité de la jeunesse rejette une telle organisation de la société.  

Le deuxième fait nouveau est infiniment plus profond et plus grave encore. Pour la première fois, une génération, semble accepter que le sort de ses enfants soit moins bon que le sien et de surcroît, ne procède pas aux choix nécessaires pour qu’il en aille autrement.

Notre court-termisme est une agression permanente contre les jeunes. Or, la crise actuelle, sous tous ses effets, en est le produit.
 

Si nous voulons éviter  la guerre des générations, il est impératif de discuter de notre avenir commun. Il est plus que temps que des Etats généraux du futur se mettent en place pour permettre aux jeunes de définir , à pied d’égalité, le monde qu’ils désirent.

 

Corinne Lepage Tribune France-Culture du 15 décembre

Publié sur ContreInfo link
 

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Le MoDem soutient le mouvement enseignant

22 Novembre 2008 , Rédigé par Isabelle LOIRAT Publié dans #Education

Nous sommes allées jeudi 20 novembre 2008 à la manifestation organisée à Nantes en soutien aux enseignants avec Sylvie Tassin, professeur au lycée G Guist'Hau, Maryvonne BONNY vice-présidente du MoDem 44, Renée PICHARD retraitée de l'enseignement et moi même élue MoDem au conseil municipal de Nantes et membre du bureau politique de Cap21.

Voici le communiqué rédigé par Sylvie TASSIN que vous pouvez lire sur aussi sur son blog http://sylvietassinmodem44.over-blog.com/article-25007340.html

 

 

Publié par Sylvie Tassin le 21 Novembre 2008 sur link    

Les mesures annoncées par le gouvernement :

la suppression de 13500 postes d’enseignants à la rentrée 2009,

la remise en cause de l’accueil des tout petits à l’école maternelle,

la diminution des horaires d’enseignement en école primaire et la réduction des apprentissages aux fondamentaux,

 la suppression d’1/3 des postes de Rased,( d’aide d’équipes spécialisées aux enfants en grande difficulté) ,

la réforme des lycées , qui sous prétexte d’amener élèves et établissements  à davantage d’autonomie présente le risque réel de permettre  l’instauration de lycées à profil et d’ôter au baccalauréat sa lisibilité et son caractère national,

sont autant de réformes qui attestent de la volonté de l’état de se désengager de sa mission première d’éducation, et  de renoncer à  promouvoir  l’égalité des chances inscrite dans les fondements du pacte  républicain.

Or, en cette période de crise économique profonde et d’injustice sociale , l’école se doit d’être plus que jamais garante de ces valeurs . Sylvie TASSIN

par Sylvie TASSIN pubié dans : reflexion  le 21 nov 2008
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