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Fécondité en hausse en France mais fertilité en baisse

14 Janvier 2009 , Rédigé par Isabelle LOIRAT Publié dans #Santé


Le taux de fécondité en France est passé à 2,02 enfants par femme 2,02 enfants par femme , "la France championne des bébés" titre Ouest France du 14 Janvier 2009 alors que la moyenne européenne est à 1,5. Bonne nouvelle !

Les générations futures n'ont pas fini de nous étonner, elles commencent déjà par être plus nombreuses que prévues.

Bien sûr ce n'est pas cela qui va inverser notre pyramide des âges, mais c'est un signe d'espoir et de foi dans l'avenir. Quel réjouissant pied de nez à la crise !

Pour ne pas se contenter de cette fécondité optimiste, il faudrait aujourd'hui prendre les bonnes décisions responsables pour que ces générations futures n'aient pas à payer pour notre impéritie en matière de protection de leur environnement et qu'on cesse de laisser filer la dette ou de l'augmenter pour des décisions court-termistes que nos enfants devront payer.

Si les Français (es) font autant d'enfants, en tous cas plus que leurs voisins, c'est peut-être parce qu'en France, les femmes peuvent avoir des enfants et travailler. J'entends par là que nous avons des possibilités de faire garder nos enfants dans de bonnes conditions d'accueil : crèches, nounous, réductions d'impôts etc. Certes ce n'est pas toujours parfait, les places manquent et l'offre de garde n'est pas assez variée en dehors des villes.
L'école maternelle joue là aussi un grand rôle car elle accueille les enfants dès 2 ou 3 ans et ils y apprennent des tas de choses contrairement à ce que Xavier Darcos peut en dire.
Les Allemandes, Américaines ou autres femmes étrangères que je rencontre dans le cadre de mon travail de guide-interprète soulignent très souvent cet avantage français qu'elles envient. Les Allemandes, même diplômées doivent trop souvent choisir entre leur travail et leurs enfants.

Si nous sous sommes si fiers collectivement de cette natalité tricolore grâce à cet inattendu mini baby boum de 2008 :

- Pourquoi aller chercher l'idée des Kindergärten (jardins d'enfants) privés en Allemagne alors que les Allemandes n'en sont pas satisfaites et nous envient notre système ? Autant leur reprendre ce qui marche : par exemple leurs idées en matière de création d'emplois verts !

- Pourquoi ne  pas donner aux services pédiatriques et d'urgences pédiatriques les moyens humains adaptés qu'ils réclament ?

- Pourquoi les métiers qui s'occupent des générations futures sont-ils moins bien rémunérés (donc hélas moins attractifs) que d'autres : enseignants, pédiatres, rares pédopsychiatres alors que le besoin de la population est énorme ?


Ce qui est plus préoccupant c'est que les couples se battent aujourd'hui pour avoir des enfants.
En effet en 2008 deux couples sur dix consultent pour des problèmes d'infertilité et nombreux sont ceux qui doivent faire appel aux traitements ou à la PMA ou procréation médicalement assistée.
On sait maintenant que les spermogrammes comptent moitié moins de spermatozoïdes qu'il y a cinquante ans. On attribue de plus en plus ces faits à notre environnement, aux pollutions chimiques multiples qui chaque jour s'accumulent dans notre organisme et plus particulièrement aux pesticides qui "épicent" notre alimentation depuis cette même période. 
Sur ces questions : voir les travaux de G-Eric SERALINI ,  professeur de biologie moléculaire, de  du cancérologue D. BELPOMME, du botaniste et écologue Jean-Marie PELT , l'étude GREENPEACE sur le sang de députés européens volontaires , l'étude sur les bébés pollués via le cordon ombilical  par des polluants chimiques etc.


S'ils commencent à se sentir concernés par ces attaques qui les touchent de si près qu'elles altèrent jusqu'à leurs capacités reproductrices, gageons que les politiques et les décideurs vont enfin prendre les décisions qui s'imposent pour réduire DRASTIQUEMENT cet apport de pesticides dans notre agriculture devenue "spermicide". Je ne jette pas la pierre à nos agriculteurs qui sont les premières victimes des traitements pesticides qu'ils pratiquent et que nous devons encourager à passer au BIO pour notre santé et la leur. J'aurai l'occasion de revenir sur ces questions dans des billets ultérieurs.


Profitons donc de cette bonne nouvelle démographique pour revoir notre système.

Sinon, les bébés d'aujourd'hui que nous trouvons si mignons aujourd'hui pourraient bien, devenus grands, nous demander à juste titre des comptes lorsqu'ils seront encore plus nombreux à devoir faire appel aux traitements (très chers, très longs, très stressants) pour avoir des enfants.

Quel est ce mode de vie qui aura rendu difficile, cher et médicalisé ce qui pour des générations d'humains avant nous avait été simple, gratuit et spontané : faire un enfant ?


Pensons-y et vraiment, car ils pourraient bien nous laisser tomber avec nos retraites, nos cancers...

 

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